L'album d'Enrico propose un voyage musical à travers les musiques orientales. Il célébre avant tout les rencontres : rencontres entre les cultures, les musiques et plus largement les artistes du monde entier.
Enrico y interpréte de vieux thèmes de la culture Yddish tout en leur apportant une touche de modernité.
Ce voyage mélodique commence au Maghreb, puis tournant inattendu, la mélodie s'en va du coté de l'Europe de l'est. Enfin nous finissons ce voyage à New York pour des duos totalement inédits. De très belles surprises en perspective!!!
ENRICO MACIAS
du samedi 11 janvier au dimanche 12 janvier 2014
Au guichet
Olympia Bruno Coquatrix
28, boulevard des Capucines
75009 PARIS - de 12h à 19h
Par téléphone
08.92.68.33.68
0,34 €/min
de 10h à 18h
Fauteuil roulant
Réservation par téléphone uniquement
Enrico. On l’appelle souvent Enrico tout court, puisqu’il est unique. Et Enrico nous invite à une fête – oui, cinquante ans de carrière, ça se fête.
On n’explique pas cinquante millions d’albums vendus en cinquante ans uniquement avec quelques « j’ai eu de la chance » et « le public est formidable ». Il faut du talent, et il faut des chansons, des chansons fortes qui touchent le cœur de chacun, et qui le touchent durablement.
Alors, pour célébrer ses cinquante ans de carrière, Enrico Macias a enregistré Venez tous mes amis – dix-sept duos inédits. Avec cet album, il revient sur son répertoire dans de nouveaux arrangements de son fils, le contrebassiste et producteur Jean-Claude Ghrenassia, associé pour l’écriture des cordes à Jean Claudric, artisan de beaucoup de ses succès historiques. Les chansons sont toutes assemblées d’un seul geste, sans que l’on n’y entende les sonorités auxquelles il fallait céder à telle ou telle époque. Les chansons telles qu’en elles-mêmes, intemporelles et vraies.
Parce qu’il fallait qu’Enrico retourne sur ses pas pour que l’on comprenne mieux sa gloire, l’incroyable fidélité de son public et la familiarité joyeuse de son répertoire pour tous les Français. Il fallait refaire symboliquement toute une partie du chemin – mais sans le grand saut du début. Car il est de là-bas. Oui, là-bas, comme on dit avec infiniment de regret dans ces deux petits mots, infiniment de regret et infiniment de courage. Gaston Ghrenassia est né à Constantine en 1938. Son père est violoniste de l’immense Cheikh Raymond Leyris, maître du maalouf, la musique arabe classique de l’Est algérien. Il est un surdoué de la guitare, élève, musicien puis futur gendre de Cheikh Raymond. Mais l’assassinat du maître, en juin 1961, sonne le glas de l’Algérie où Juifs et Musulmans jouent ensemble la même musique. Comme des milliers de Constantinois, le jeune homme prend le chemin de l’exil.
Comment jouer la musique de son pays sur une autre terre ? Il choisit de s’essayer à la chanson française. Désormais, il s’appelle Enrico pour l’Espagne des guitares et des rêves murmurés à l’oreille de tous les hits parades par toutes les Gloria Lasso ou Maria Candido des années 50. Et son nom est devenu Macias au premier rendez-vous dans le show-business parisien – la réceptionniste n’arrivait pas à dire Ghrenassia.
La télévision lui consacre un reportage et la carrière d’Enrico Macias décolle à la verticale. En chantant à la fois la tristesse du ciel bleu et la chaleur de l’hiver, les tortures de la nostalgie et l’infini bonheur de vivre, il ne donne pas seulement une voix à tous les rapatriés : il fait entendre à la France une autre manière d’ouvrir son cœur. Peu importe que les Français confondent pieds-noirs et Juifs d’Algérie, « colons » et berbères descendants de migrations datant de l’Empire romain… C’est le soleil, le sourire, l’amour seuls qui comptent. Adieu mon pays, L’Oriental, Les Filles de mon pays ou Paris tu m’as pris dans tes bras mettent dans la variété des années 60 quelques échos de musique arabo-andalouse et un accent délicieux.
Peu à peu, Enrico n’a plus été le chanteur du pays perdu et de la mélancolie. Avec Les Gens du Nord ou Le Mendiant de l’amour, il chante l’universel. Le Juif d’Algérie s’affirme citoyen du monde, le Français à accent de là-bas se mue en messager de la paix sur toute la terre. Quelques grincheux le lui reprochent. Le public reprend au refrain avec un grand sourire…
Alors, pour fêter son jubilé, Enrico a voulu partager ses plus grandes chansons avec des copains de toujours et de jeunes amis, avec de grandes vedettes populaires et des petits nouveaux. Et ce casting lui ressemble, comme s’il n’y avait aucune frontière entre générations, genres et styles de chansons. Il a enregistré Adieu mon pays avec Cali, L’Oriental avec Khaled, Les Filles de mon pays avec Dany Brillant, Les Gens du Nord avec Carla Bruni, Dis-moi ce qui ne va pas avec Natasha Saint Pier, Oranges amères avec Corneille, Paris tu m’as pris dans tes bras avec Sofia Essaidi, Sans voir le jour avec Gérard Darmon, Mon cœur d’attache avec Liane Foly, Oumparere avec Dani, J’ai perdu 25 kilos avec Valérie Lemercier, Ces étrangers avec Bruno Maman (inédit écrit et composé par Bruno Maman)… Et il aime toujours les nouvelles rencontres, puisqu’il n’oublie pas qu’il a été aussi un débutant : il chante Le Mendiant de l’amour avec Mickaël Miro, Aux talons de ses souliers avec Riff Cohen, Il reste aujourd’hui avec Cabra Casay, Mon histoire c’est ton histoire avec Toma… Il se donne aussi le plaisir de sortir de son propre répertoire en portant un regard singulier sur son pays natal avec L’Algérie de Serge Lama, chantée en duo avec son créateur.
Cette exploration est gourmande, fraternelle, chaleureuse. Parce que cinquante ans de partage donnent envie de partager encore. Enrico, quoi…





