Parcels à L'Olympia

mar. 13
nov.
2018

20h00

Parcels

Concert

PREMIÈRE PARTIE : PÉPITE

Tarifs : de 43,45€ à 48,95€

PARCELS

À propos

Horaires :

• 18h30 : ouverture des portes
• 20h00 : Pépite
• 21h00 : Parcels

Bon concert 🙂

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Ils sont les aventuriers du sentiment.

Traversée de la jungle parisienne en pleine chaleur estivale, ils chantent leur quête d'ivresse et de sensations. Une épopée nocturne, la douceur d'une danse, l'euphorie d'un baiser. Des couleurs chaudes tapissent leurs rêves et leurs espoirs. Ils nous transportent avec une pop colorée, et nous confortent quand la fin de l'été approche.

Thomas (groupe sanguin O+) chante et écrit, Edy (A+) fait les choeurs et produit, les deux composent. De Beach House à Berger, leurs influences musicales sautent les âges - mais leur vrai point de rencontre est, croyez-le ou non, le dub jamaïcain. Le duo s’est trouvé il y a longtemps au bord de la mer, a troqué guitares contre synthétiseurs, et chante depuis l’amour et les couleurs fanées de l'été.

Le soleil se couche sur Berlin au moment où il se lève sur Sydney. Face à la rigueur d’un hiver allemand, les cinq australiens de Parcels se sont enfermés chaque nuit durant quatre mois pour donner naissance à leur premier album. Dans la solitude de leur studio, Louie Swain (claviers), Patrick Hetherington (claviers), Noah Hill (basse), Anatole “Toto” Serret (percussions) et Jules Crommelin (guitare) ont alors capté l’énergie de l’exil, cette force qui parcourt le globe, les hémisphères et les fuseaux horaires (en ne respectant aucune frontière) pour faire vibrer Parcels de cette force si particulière : celle d’un bande de copains (ils ont formé le groupe en 2014 au collège) partis à la conquête de la planète.

À tout juste 20 ans, les garçons de Parcels ne se contenteront pas d’une poignée de singles bluffants jetés sur les ondes.

Leur premier album a en effet l’ambition d’être une entité où chaque morceau révèle un territoire et où l’ensemble de ces états constitue un pays.

Une nation bâtie de leurs propres mains derrière les consoles : « Nous voulions apprendre et grandir comme producteurs, pas seulement comme groupe » affirment- ils « et nous voulions prouver que nous pouvions le faire seuls ». Pour donner corps à leur vision, à cette alchimie dont ils sont les seuls à détenir le secret, les apprentis sorciers de Parcels se sont néanmoins adjoints les services d’autres musiciens : un flutiste, un joueur de vibraphone, un violoniste, des choristes.

Le résultat se déroule en 12 titres qui déclinent chacun les obsessions du groupe (un gout immodéré pour le groove du funk, une certaine fascination pour les compositions pop) tout en explorant les terres électroniques, le tropicalisme des sixties et même le prog rock.

Morceau de bravoure d’un album qui multiplie les entrées (le white funk de Lightenup, la dream pop de Withorwithout, le baléarisme d’Exotica…) tout en creusant les même sillons (les harmonies célestes…), Everyroad avance ainsi comme une déclaration d’intention qui passe volontiers de l’orchestral à l’acoustique, de l’épique à l’intimiste, des plages magnétiques aux confins du cosmos. On peut parler ici d’une pièce maîtresse qui rappelle le meilleur de Daft Punk (qui furent leur producteur le temps d’un single) ou de Tame Impala (autres maîtres australiens des compositions à tiroir).

Au jeu des références, il serait facile d’enfermer Parcels dans la case du Yacht Rock, cette vague d’héritiers des Beach Boys qui à la fin des années 70 et du début des années 80 célébrèrent la beauté et les langueurs des plages californiennes enfermés en studio. Si Parcels partage un même goût pour la sophistication du son que Donald Fagen, Hall & Oates ou les Doobie Brothers, jamais leurs morceaux n’étouffent dans l’écrin de satin d’une production autiste. Loin de l’ironie de 10 cc, de l’hermétisme de Steely Dan ou des tourments de Fleetwood Mac le groupe avance ainsi à découvert et se livre en toute ingénuité à un monde dont ils magnifient les splendeurs. L’innocence est l’une des forces majeures de Parcels qui a su puiser dans ses racines (une filiation Made in Australia qui irait des Easybeats à INXS en passant par les Bee Gees ou Flash and the Pan) pour mieux foncer vers l’avenir (dans une échappée où l’on retrouverait autant Phoenix, Beach House que Drake), oublier les maniérismes dans le plaisir du jeu collectif et composer ainsi un premier album qui sonne à la fois comme une somme et comme l’avènement d’une nouvelle époque.

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