Noel Gallagher en concert à L'Olympia à Paris

mer. 04
avr.

20h00

Noel Gallagher's High Flying Birds

Concert

STRANDED ON THE EARTH WORLD TOUR

Complet

Tarifs : de 52,25€ à 61,60€

Noel Gallagher's High Flying Birds

À propos

Première partie : Blossoms

 

WHO BUILT THE MOON?, le troisième album tant attendu de Noel Gallagher, est un voyage ponctué d’instrumentaux, de musiques de films imaginaires et de collages expérimentaux qui nous entraînent sur un chemin rafraichissant, à rebours de toute perception établie

Bien que l’on retrouve toujours le même noyau dur constitué de mélodies, d’un immense talent d’écriture et une confiance en soi inébranlable, le nouvel album de Noel Gallagher’s High Flying Birds, Who Built The Moon ? voit la trajectoire du légendaire singer-songwriter modifiée à la suite d’une collaboration créative de deux ans avec le célèbre producteur, DJ et compositeur, David Holmes. Ce disque très attendu, successeur de l’album certifié platine Chasing Yesterday (2015) sortira le vendredi 24 novembre 2017 sur Sour Mash, et sera rapidement présenté sur scène puisque Gallagher et son groupe se lanceront dans une tournée mondiale en 2018.

Faisant voler en éclat nos perceptions, dynamitant les fissures entre passé et présent, et peignant un portrait audacieux de l’artiste en homme libre, Who Built The Moon ? rassemble des chanteurs et des musiciens invités venus des quatre coins du monde pour donner vie à 11 titres, équilibres subtils entre nouvelles expérimentations et jukebox d’influences éternelles. En travaillant à Belfast et à Londres, Gallagher et Holmes se sont inspirés aussi bien de la pop psychédélique française que des classiques d’electro, de soul, de rock, de disco et de dance, pour nous faire vivre une véritable aventure sonore.

Certains morceaux scintillent d’expérimentations électroniques, d’autres sont parlés en français : tous prouvent l’agitation créative de Gallagher. Agitation vite confirmée par l’énergie mélancolique qui découle des dérives instrumentales, inspirées en partie par des bandes originales télévisées européennes. Faisant table rase de ses habitudes, Gallagher a tout écrit en studio pour la première fois, tournant le dos, du moins temporairement, à la solitude studieuse et aux six cordes de sa guitare. La porte du studio est restée ouverte pour Paul Weller (à l’orgue sur Holy Mountain) et Johnny Marr (à la guitare et à l’harmonica sur If Love Is The Law), non seulement pour qu’ils soient témoins de ce moment clé dans la carrière de Gallagher, déjà riche de dix albums studio, mais aussi pour qu’ils y déposent leurs empreintes.

Le résultat est enivrant. Avec ses morceaux instrumentaux tranquilles, ses grooves hypnotiques d’influence orientale qui côtoient des trucs musclés à faire écrouler un balcon, Who Built The Moon ? est un album taillé pour l’apocalypse. Il confortera les auditeurs inquiets de retrouver l’habituelle ombre du Noel Gallagher sur lequel ils comptent, tout en les emmenant dans une danse folle au milieu des flammes.

David Holmes, producteur de Who Built The Moon ? : “Les gens vont être surpris. Je pense qu’ils adorent Noel et qu’ils attendent qu’il fasse un vrai grand disque, monstrueux, rapide, audacieux – beaucoup de ses musiques sont assez mid-tempo. Celui-ci est assez fun.”

Comment Gallagher réagissait-il à des ordres venant de la cabine de contrôle du genre : “Arrête de ‘jouer’ de la guitare !” et “Joue-moi un solo de guitare sur lequel tu puisses danser !” ? Sûr du fait que l’homme qui le défiait ainsi avait une vision à la hauteur de son ambition, il s’est conformé et adapté à son univers créatif. Who Built The Moon ? cristallise cette vision, inondée d’orchestrations luxuriantes, avec un sens du drame qui plane. C’est le son d’un songwriter expérimenté soutenu par un complice méticuleux qui fait tout son possible pour atteindre la perfection, comme le révèle Gallagher :

“On a pris un riff de clavier qu’on aimait sur un morceau inutilisé et on a ajouté des accords. Un an plus tard, on en est arrivé à le considérer comme une chanson, et quand on a trouvé le refrain, David n’a pas arrêté de me demander d’en écrire un autre... encore et encore. J’étais à deux doigts de l’étrangler. Celui que vous entendez est la huitième tentative et vous savez quoi ? Le truc agaçant, c’est qu’il avait raison.”

Sur le premier morceau, Fort Knox, il y a à peine une note chantée par Gallagher, qui s’amuse à la place avec des incantations euphoriques, tandis qu’It’s A Beautiful World bouillonne d’électronique progressive et ambiante. L’ADN pop psychédélique sixties de Black & White Sunshine rassurera les traditionalistes, tandis que sur Holy Mountain, ils pourront jouer à ‘repère le sample obscur’ parmi un joyeux mur de son. Symptomatique de cet aller-retour tranquille entre Holmes et lui-même, Gallagher dit de ce dernier morceau :

“David m’a joué le sample, j’ai travaillé les accords et on a fait une courte démo de quelques minutes, puis on l’a emmenée en tournée pour jouer avec. Quand, de retour à Belfast, c’est devenu une chanson, c’était si joyeux que j’ai absolument dû lui rendre justice. Quoi de plus joyeux que d’être amoureux, baby ? Donc, j’ai écrit une chanson sur l’amour et c’est l’un des meilleurs trucs que j’aie jamais faits.”

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