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WU TANG CLAN à l'Olympia Paris

WU TANG CLAN

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    Ayant usé les fauteuils miteux des cinés de NYC, les deux cousins RZA et Ol' Dirty Bastard trouvent leur nouveau nom de groupe après la vision de Shaolin and Wu Tang, film de kung-fu de la Shaw Brothers.

    Cette fois, le collectif est bien décidé à ne plus se laisser manipuler comme ce fut le cas au début de leur carrière pour RZA, Prince Rakeem sur Tommy Boy Records, GZA, The Genius sur Cold Chillin' Records, ou encore les trois cousins ensemble pour All In Together Now qui attira cependant l'attention de personnes influentes du milieu comme Biz Markie. RZA fit alors la promesse aux huit autres membres - tous issus de Staten Island (New York) - qu'ils iraient conquérir le monde du Hip-Hop s'il pouvait garder le contrôle total de leur destinée.

    Plus rien ne serait pareil : jamais une telle avalanche de talents ne s'était réunie sous le même patronyme, amenant chacun avec lui un univers propre venant s'ajouter telle une brique sonore à l'édifice musical atypique et tellement cohérent du Clan. Le contenu des rimes était également incroyablement original, totalement imprégné de l'argot new-yorkais, et en parfaite union avec ces mélodies du seul RZA, plongeant dans la soul en en extirpant les sonorités les plus brutes, mais également les plus sincères. Le Wu a de plus réussi l'inimaginable dans cette industrie impitoyable du disque : obtenir un deal pour le groupe sur le label Loud Records de Steve Rifkind, tout en conservant sa liberté à chacun des membres.

    Lorsque « Protect Ya Neck » sort en 1993, personne ne comprend le morceau : des bruits de lames fendant l'air, un fou furieux annonçant le morceau, puis huit voix différentes faisant référence au kung-fu, aux échecs, aux comics, à la fumette, aux films de gangster, à la rue, parfois abstraits ou très crus, un sample minimaliste mais extrêmement efficace, un logo noir sur fond blanc ajoutant au mystère. Le Wu a décidé de fendre les poncifs véhiculés par le Hip-Hop à coups de shurikens aiguisés. La face B « M.E.T.H.O.D. Man », premier maxi portant le nom du membre le plus charismatique du clan, n'enlève rien à la confusion totale.

    Malgré son impact futur sur la scène rap, l'album Enter The Wu-Tang (36 Chambers) qui suit en novembre de la même année reçoit un accueil mitigé : conspué par ceux qui ne le comprennent pas ou ne sont pas prêts, il est adulé par les premiers fans du Wu-Tang, qui s'annonce comme la plus belle réussite rap depuis des lustres. Il est aujourd'hui considéré comme un classique par de nombreuses publications, reconnu comme extrêmement novateur et influent sur le reste de la décennie.

    Chacun des rappeurs du Clan profite alors de cette déferlante sonore afin de mieux surfer sur tel raz de marée et assiège l'industrie musicale à coups d'albums solo. RZA tout d'abord en août 1994 avec l'album de Gravediggaz 6 Feet Deep, l'un des projets horrorcore le plus renommés, cette vague de rap plutôt violente aux références très sombres et piochant littéralement dans le gore et le glauque, épaulé entre autres sur le projet par Prince Paul, maître à penser des premiers albums de De La Soul.

    La même année suit l'homme au nom d'herbe Method Man, tellement impressionnant sur chacune des ses apparitions microphoniques qu'il dicte les systèmes de notation de la revue XXL, les meilleurs albums se voyant affubler le statut de « Johnny Blaze », autre surnom de Meth'. Il est facile d'imaginer le rappeur et l'architecte sonore en pleine séance nocturne dans un studio caché, développant les concepts du Wu à l'extrême, à savoir une ambiance musicale aux contours malsains parsemée de bruits comme autant d'images choc pour les oreilles, un Method à la salivation abondante renforçant l'aspect sombre de l'oeuvre. De cet écrin très noir nommé Tical sort paradoxalement le joyau « I'll Be There For You / You're All I Need », reprise de Marvin Gaye avec Mary J. Blige dans le rôle de Tammi Terrell.

    Ol' Dirty Bastard est le prochain sur la liste début 1995, quintessence de la folie sur sillon, éructant tout ce qui lui passait par la tête sur des boucles encore plus sales que d'habitude par l'abonné aux machines RZA avec Return to the 36 Chambers : The Dirty Version.

    La fin de l'année 1995 représente l'apogée pour le Wu-Tang Clan, avec les sorties de Raekwon et Genius. Deux nouveaux coups de maître pour deux approches totalement opposées et en même temps complémentaires à souhait : Only Built 4 Cuban Linx de Raekwon développe des thèmes profondément versés dans le gangstérisme, chaque rappeur apparaissant sous des nouveaux alias associés au milieu du crime, le groupe nouvellement baptisé Wu-Gambinos, appellation qui sera à l'origine des enquêtes du FBI sur les liens confirmés du Wu avec la famille mafieuse Gambino.
    De son côté, RZA pioche dans des extraits de films de John Woo et utilise des violons en abondance. Cet album pousse plus d'un rappeur à changer ses sujets de prédilection, devenant gangster du jour au lendemain. Son Liquid Swords reprend la même thématique, la criminalité des bas fonds, mais avec la brillance d'écriture de Genius dépeignant la misère des ghettos avec une poésie urbaine inédite. RZA s'aventurait pour sa part davantage aux claviers pour la production, n'essayant jamais d'apporter plus de 20% de samples originaux dans ses compositions, le reste étant joué. Règle qui peut bien sûr être transgressée lorsqu'il met la main sur une superbe boucle jamais utilisée jusque là.

    Le parfait équilibre dans la production se retrouve sur le premier solo de Ghostface Killah, l'homme masqué sur les premières pochettes des maxis du Clan car soit-disant recherché par la police. Développant des concepts jamais explorés jusqu'ici, ajoutés à sa voix tantôt rauque, parfois plaintive, Ironman sorti en 1996, est également considéré comme l'un des meilleurs projets solos du Wu. Même si cette étiquette est quelque peu faussée à partir du moment où les rappeurs ne disposaient que de peu de morceaux où il ne partageaient pas le microphone et que les morceaux étaient tous intégralement composés par RZA lui-même. Ghostface sera par la suite souvent crédité comme la véritable âme du groupe, apportant avec chacun de ses albums la fraîcheur et la spontanéité qui feront défaut aux futurs albums du Wu-Tang Clan.

    La sortie du tant attendu deuxième album en juin 1997 provoque l'événement. Et confirme la tendance de RZA de ne plus contrôler à l'extrême, déléguant un peu plus afin de permettre au collectif de se glisser toujours plus loin dans les diverses industries, prêt à lancer sa marque Wu Wear en même temps qu'un maxi vantant les intérêts de porter des vêtement griffés Wu en attendant la nouvelle salve d'albums solo.

    Pas moins de sept albums sortent entre juin 1999 et janvier 2000, sursaturant le marché d'artistes affilés Wu, même si le succès commercial est encore une fois au rendez-vous. L'album à retenir étant Supreme Clientele de Ghost, peut-être parmi les productions les plus réussies de RZA, et le rappeur fantômatique toujours poignant et original dans ses thèmes. La couleur de cet album était plus accessible que les délires propres à l'alter ego du producteur Bobby Digital, et un peu moins épurée que son travail remarquable pour Jim Jarmusch sur Ghost Dog : The Way of the Samurai, film relatant les pérégrinations d'un homme à la solde d'une haute figure mafieuse et adoptant à la lettre les préceptes de l'Hagakure tel un samouraï du béton. La ressemblance avec les univers dépeints par le Wu reste flagrante.

    The W sorti en 2000 et Iron Flag en 2001 apparaissent nettement plus anecdotiques. Le décès d'Ol' Dirty Bastard le 13 novembre 2004 bouscule un peu plus l'univers du Wu, sérieusement ébranlé avec les ventes des albums en baisse constante.

    La démultiplication de l'empire Wu sur tous les fronts économiques eut l'insidieux revers de laisser perplexes les fans de la première heure, désormais lassés d'attendre la suite de « Only Built... » de Raekwon ou d'entendre un énième rejeton du Wu sur un projet satellite sans réel intérêt.

    Le travail de RZA avec l'industrie cinématographique paraît le plus intéressant à suivre, après les collaborations avec Quentin Tarantino sur Kill Bill, Tony Jaa pour The Protector ou plus récemment l'animation Afro Samurai.

    Le toujours très attendu nouvel album du Wu-Tang Clan, 8 Diagrams, paraît le 11 décembre 2007. Si le collectif reste fidèle à sa rhétorique en empruntant son titre à celui d'un film de kung-fu devenu culte, 8th Diagram Pole Fighter, ce cinquième opus s'éloigne de l'éclat des deux premiers albums. En juin 2008 sort Chamber Music (E1/Universal), projet de compilation dirigé par RZA qui semble être le seul membre à s'investir réellement dans l'hypothétique avenir du Wu-Tang Clan, laissé à ses nombreux héritiers.

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