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WILLIE NELSON

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    C’est à Abbott, en plein cœur du Texas profond, que Willie Nelson voit le jour le 30 avril 1933, dans la périphérie de Fort Worth. Issu d’une famille rurale sans moyens, le jeune garçon est tout d’abord élevé par ses grands-parents qui l’initient à la tradition country du Vieux Sud et lui offrent sa première guitare à l’âge de six ans.

    Peu porté sur l'école, Willie Nelson profite de sa jeunesse pour monter plusieurs groupes folk et commence à se produire dans les kermesses locales et les fêtes scolaires. Destiné à devenir fermier comme ses parents, il adhère pendant quelques années à la FFA, un syndicat agricole très à gauche avant d’entamer des études supérieures d’agriculture tout en arrondissant ses fins de mois en poussant les platines en tant que disc jockey sur quelques radios locales.

    Cherokee Cowboy

    En 1956, le musicien abandonne définitivement l'université et une future carrière d’agriculteur pour se destiner à la country. S’installant à Vancouver (dans l’état de Washington), le jeune homme débute dans les clubs, tenant d’imposer son style folk sudiste traditionnel face à un public globalement indifférent à ce genre. Tout en multipliant les petits contrats dans des radios locales, Nelson commence à s’intéresser aux sonorités gospel et intègre quelques unes de ces rythmiques particulières dans sa musique, sans grands résultats.

    Globalement déçu de ses quatre premières années, Willie Nelson tourne alors ses espoirs vers la Mecque de la country : Nashville. Mais là aussi les débuts sont difficiles. Non que le public du Tennessee ne soit pas friand de ce courant musical, mais Willie Nelson est loin d’être le seul auteur-compositeur présent sur le marché local. Il avait connu le vide à Vancouver, il découvre cette fois le trop-plein et doit reprendre ses activités d’animateur radio pour survivre, car il ne décroche quasiment pas de cachets dans les clubs de la ville.

    Une chance lui est cependant offerte d’enregistrer un single en 1961 : « Night Life », qu’il interprète en studio aux côtés de Ray Price, est un vieux standard de country (une version – désormais collector – fut même enregistrée par Charles Manson) et Willie Nelson ne prend pas trop de risques en reprenant un morceau dont le succès est assuré. « Night Life » ne lance pas sa carrière personnelle, mais le titre permet cependant au musicien d’intégrer les Cherokee Cowboys, le groupe de Price, en tant que guitariste.

    Une première série de titres, écrits par lui durant cette période pour divers  interprètes, vaut à Nelson de se tailler une réputation honorable de compositeur de talent, davantage que d’interprète. S’il produit des morceaux pour Faron Young, Billy Walker ou Shirley Collie (qu’il épouse l’année suivante), sa propre carrière musicale ne décolle pas et il décide de s’accorder une pause de quelques années pour faire le point.

    Good Old Boys

    Durant quatre années, Willie Nelson vivote de ses droits d’auteur tout en s’intéressant aux nouvelles musiques qui viennent renouveler le patrimoine américain. S’il reste globalement hermétique au rock (en dépit de quelques sympathies pour le courant typique de Nashville), il découvre la richesse de l’univers du jazz, du swing et surtout de la musique psychédélique qui commence à poindre.

    Revenu à la scène depuis 1965, il se produit à de nombreuses reprises sur les planches de l’Armadillo World Headquarters, salle de concert sur laquelle planent les ombres de ZZ Top, Frank Zappa ou Ray Charles. Country Willie - His Own Songs, Country Favourites – Willie Nelson Style et Country Music Concert lui valent une vraie reconnaissance locale, mais ne permettent pas au chanteur de décoller en dehors du Tennessee et des Etats voisins.

    Ce n’est qu’avec les années 1970 que le folk-country de Willie Nelson prend vraiment une ampleur plus personnelle avec les albums Shotgun Willie, Phases and Stages et Red-Headed Stranger et que le guitariste interprète s’impose comme l’une des « voix » les plus populaires de ce courant musical. Un statut qui lui permet de faire la connaissance des grands de la country comme Kris Kristofferson, Johnny Cash, Jessi Colter ou Waylon Jennings. Loin de constituer une fratrie symbolique de vieux dinosaures passéistes jouant devant des parterres de grabataires en Stetson, les « good old boys » du folk sudiste se piquent à réinventer en permanence l’une des musiques emblématiques de l’Amérique. Les collaborations ponctuelles entre ces artistes se font de plus en plus régulières à tel point que les amateurs se demandent s’il leur sera un jour donné l’occasion de composer un véritable groupe uni.

    Mais si une collaboration marque les années 1970, c’est bien celle entre Willie Nelson et Waylon Jennings, qui enregistrent en 1976 l’une des pièces maîtresses du mouvement « Outlaw Country » affranchi des contraintes rythmiques traditionnelles : Wanted ! The Outlaws. Régénérée par cet album, la country music s’ouvre ainsi quelques boulevards artistiques devant elle car les duettistes ont démontré que ce courant ne se dépréciait pas au contact des instruments électriques ou des inspirations pop et rock. Waylon and Willie, récompensé par un Disque de platine en 1978, vient saluer le succès du duo grâce notamment au titre « Mammas, Don’t Let Your Babies Grow Up to Be Cowboys ».

    Cavalier unplugged

    La voix rauque de Willie Nelson, son style de vieux baroudeur buriné par le soleil et sa gouaille naturelle ne font pas merveille que sur scène puisque, en 1979, Sydney Pollack lui propose un petit rôle dans Electric Horseman, aux côtés de Jane Fonda et Robert Redford, pour lequel il compose la bande originale.

    Cette contribution au septième art ne s’arrête pas là, puisque Willie Nelson devient rapidement un second rôle récurrent du cinéma américain, interprétant toujours de vieux bougons empreints d’un bon sens populaire typique du Vieux Sud. (Les apparitions auto-parodiques, comme dans Des hommes d’influence, Sheriff, fais-moi peur ou Austin Powers, l’espion qui m’a tirée ne viendront que bien plus tard). Le cinéma, par ailleurs, lui permet de diffuser auprès du plus grand nombre ses compositions country. « On the Road Again » n’aurait probablement jamais pu être le succès qu’il est encore aujourd’hui sans sa présence sur la bande sonore de Honeysuckle Rose (1980).

    Poors Lonesomes Cowboys

    Le milieu des années 1980 voit Willie Nelson, Waylon Jennings, Johnny Cash et Kris Kristofferson s’associer enfin, pour le plus grand plaisir de leurs fans, au sein du collectif The Highwaymen, quatuor de quinquagénaires qui casse la baraque dès son premier album,The Highwayman (1985). L’aventure des quatre guitaristes ne dure que quelques années, chacun ayant des projets personnels ; elle n’en marque pas moins le renouveau de la country et du folk, genre qui tombait alors en désuétude.

    Willie Nelson, pour sa part, multiplie en parallèle les aventures personnelles et les duos parfois incroyables avec, par exemple, Dolly Parton ou encore... Julio Iglesias. Si les Highwaymen ne se réunissent qu’occasionnellement pour un concert ou un enregistrement, Willie Nelson, lui, replonge dans le militantisme de sa jeunesse, en apportant son soutien à différentes causes, des agriculteurs ruinés du Sud à la paix dans le monde. Mais s’il est un combat pour lequel il s’engage à 100%, c’est bien celui de la légalisation du cannabis dont le chanteur est un consommateur patenté, pour ne pas dire un fin gourmet. Inutile de préciser qu’il ne retire que des ennuis avec la police de cette bataille pour la promotion du THC.

    Connaissant quelques ennuis avec le fisc américain au début de la décennie 1990, il enregistre Who’ll Buy My Memories, qu’il sous titre The IRS Tape, avouant explicitement que ce disque n’a pour but que de payer ses impôts. Malgré tout, l’album est de qualité et non seulement Willie Nelson se remet en conformité avec la loi grâce à lui, mais gagne même un petit paquet de dollars au passage.

    Au fil des années, les albums solo ou en duo se multiplient et l'artiste se montre hyperactif tant sur scène qu’en studio. En 1995, cependant, The Highwaymen se séparent, chacun souhaitant évoluer à nouveau de son côté. Aucune rancune cependant entre les good old boys : ils resteront amis jusqu’à la fin et n’entretiendront aucun grief les uns envers les autres. Les quatre poor lonesome cowboys repartent chacun de leur côté de la prairie, Willie Nelson restant quant à lui d’une fidélité sans faille à son genre de prédilection et multipliant les albums thématiques orientés folk, gospel ou outlaw country.

    Le dernier des garçons vachers

    Pour Willie Nelson, la décennie 2000 débute sous le signe de la solitude. Les vieux lions ont fait leur temps : Waylon Jennings (en 2002), puis Johnny Cash (en 2003) s'éteignent et il demeure l’un des derniers héritiers du folk traditionnel. Certes, il reste une icône de la country et du Sud en général (allant jusqu’à interpréter l’Oncle Jesse dans la version cinéma de Sheriff, fais-moi peur (The Dukes of Hazzard) en 2007, mais la succession n’est pas au rendez-vous.

    Willie Nelson, cependant, n’a pas manqué de multiplier les duos avec des artistes de premier plan (Bono, Sinéad O’Connor ou Neil Young, pour n’en citer que quelques-uns) et a marqué de son empreinte l’une des musiques les plus populaires d'Amérique du Nord. Le vieux pirate a rendu ses lettres de noblesse à une musique en désuétude et n’a jamais renié son héritage sudiste.

    Dernier parmi les good old boys, Willie Nelson, du haut de sa trentaine de nominations, reste la mémoire et le dernier héritier d’une époque qui sera incontestablement révolue après lui. Une mémoire que sa consommation régulière – et revendiquée – de cannabis semble ne pas affecter.

    Copyright 2010 Music Story Benjamin D'Alguerre

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