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THOMAS DUTRONC

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    “Silence on tourne, on tourne en rond” – Sortie le 3 octobre 2011

    Il s’est écoulé plusieurs semaines depuis la première écoute du nouvel album de Thomas Dutronc et il s’est produit une chose rare: les chansons de Silence on tourne, on tourne en rond nous sont restées en tête comme le sparadrap du Capitaine Haddock. Du titre d’ouverture Turlututu au single Demain, difficile de s’en défaire : sans clinquant ni effet tape-à-l’oeil, ces mélodies nous reviennent insidieusement au détour d’une balade. À une époque, lorsque les dictaphones n’existaient pas et que les auteurs de chansons ne savaient pas écrire la musique, une seule possibilité s’offrait à eux pour retenir une mélodie : faire en sorte qu’elle se survive à elle-même. Cette méthode de sélection naturelle n’a pas donné que du mauvais… Et sans prétendre se hisser au rang d’un Brassens, qui n’entendait rien au solfège mais dont les musiques ont grandement voyagé, Thomas Dutronc semble avoir repris à bon compte cette recette de grand-mère. Les treize titres, dont quatre instrumentaux, qui composent son deuxième album sont ceux qui ont le mieux résisté aux multiples étapes de validation qui jalonnent l’écriture d’un artiste dont l’apparent dilettantisme n’est en
    fait qu’une manière élégante de ne pas faire état de la sueur aidant à élaborer la chose… Thomas Dutronc écrit sur des feuilles olantes, qu’il saisit sur ordinateur, puis qu’il imprime à chaque nouvelle correction en gardant soigneusement les épreuves annotées dans des dossiers appropriés. Certains comparent l’élaboration d’une chanson à la gestation d’un bébé. C’est idiot, mais c’est aussi long à faire… Thomas Dutronc s’est remis à l’écriture de chansons après avoir vendu plus de 600 000 exemplaires de son album Comme un manouche sans guitare (disque de diamant) et donné plus de 600 concerts lors de la tournée subséquente (3ème plus grosse tournée de cette année là, après J. Hallyday et C. Mae). Pour échapper à la pression des chiffres, il est retourné dans ce qui constitue un refuge pour lui : la Corse, où il a loué un studio mobile. Avec une guitare, un peu de charcuterie locale et une belle brochette de copains, il a jeté les bases de Silence on tourne… : des intros, des riffs, des bouts de mélodies…
    Avant son premier album, Thomas Dutronc restait pour beaucoup un excellent guitariste nourri au biberon swing. On l’avait entendu sur une adaptation d’un titre de Django Reinhardt pour Françoise Hardy (Tous les souvenirs me tuent / Tears sur l’album Clair Obscur, en 2000), entre autres musiques de film (Toutes les filles sont folles et Les Triplettes de Belleville avec Matthieu Chedid). On en avait presque oublié qu’il était un auteur de chansons. De ses 20 à 30 ans, il a beaucoup délivré, pour Jacques Dutronc (À part ça, Faut qu’je rôde, Laisse Lucie Faire sur l’album Brèves Rencontres, en 1995), Henri Salvador (Mademoiselle sur l’album du grand retour Chambre avec vue, en 2000) ou Norman Gaby (Rocking Chair et Noix de coco sur le premier essai du jeune tandem, en 2003). Pour Silence on tourne, on tourne en rond, Thomas Dutronc a repris sa plume et son iPhone, avec son ancien copain de fac, Arnaud Garoux — entre autres collaborations. Sans se départir de l’esprit existentialiste qui le caractérise, il a composé un florilège de titres qui s’attachent à ce que la chanson peut donner de meilleur : éclairer sur un état du monde sans avoir l’air d’y toucher, en dire toutes les vibrations au détour d’une phrase légère comme un rire enfui. On a beaucoup cherché de filiations chez Thomas Dutronc. Elles existent. Le chanteur se situerait quelque part entre Charles Trenet et Boris Vian. Il dit des sourires qui peuvent s’avérer être des grimaces. Il chante « le monde est foutu ». Il n’est pas le premier à le faire, mais il l’agrémente d’une chute en forme de chapeau pointu : « turlututu ». Le spectacle Comme un manouche sans guitare, qui a donné lieu à l’album du même nom, était plein de ces blagues entre lesquelles les chansons se faufilaient. Pour ce nouvel album, Thomas Dutronc, dont le succès lui a donné confiance en ses capacités de performer, a eu envie d’être plus chanteur encore. Ce qui veut dire présenter des chansons et se garder les sketches pour la scène. Un chanteur populaire c’est du sérieux, quand bien même le propos est ponctué d’expressions à tiroir. Thomas Dutronc n’a pas d’a priori, pas de snobisme. Il croit en la sanction du public. Tout au long de l’écriture, il s’est posé la question de la résistance au temps. « Spontanément, je serais plutôt Monty Python. Mais quelle est la durée de vie d’une blague sur un disque ? Je me suis énormément censuré. Même si j’éprouve encore une retenue à m’étendre sur mes sentiments, j’ai cherché à écrire des chansons qui avaient une nécessité. » Il a écrit des westerns modernes (Clint, zébré de guitares Shadows), une chanson sur ses envies d’ailleurs (Sac Ado), une fantaisie (Alerte à la blonde), une autre écolo-dramatique (Oiseau fâché) et même une ballade à la peau sensible (Sésame). Dans le lot, beaucoup de phrases gimmicks, de celles qui déclenchent un texte, sont passées à l’as. Exemple : « À sa naissance le petit Octave ne pesait que 3 kilos octet » ou « Un peu de silence, fermez Google ».
    L’ensemble peut sembler disparate, il a sa cohérence. Tout l’album, aux accents rock dominants, mais accueillant également des bossas et des swings irrévocables, est tenu par un même fil rouge : Silence on tourne, on tourne en rond est un disque qui se situe dans la dernière ligne droite de l’insouciance, lorsque, entre deux claquements de verre, on hésite entre l’envie de se projeter dans une vie d’adulte très sérieuse (pour rester poli) et l’envie de se laisser envahir quelques instants encore par ce gamin qui dort en soi (mais que d’un oeil). « J’arrive à un âge où les impératifs familiaux sont de plus en plus serrés. Heureusement, j’ai la chance de pouvoir tomber encore en embuscade. La liberté de pouvoir s’autoriser ces moments-là c’est ce qui définit tous mes copains. » Thomas Dutronc s’est créée une bande qui tient dans une (grande) roulotte, toujours prête au départ — d’où la pochette du disque esprit Barnum Circus réalisée par Yann Orhan. Après les premières moutures en Corse à l’été 2010, Thomas Dutronc et ses musiciens se sont donné rendez-vous au studio Enghien, dans le quartier de Strasbourg-Saint-Denis, à Paris. Il a assorti ses chansons, concentrés sur une écriture binaire, d’une sonorité pop — dans le bus de la tournée Comme un manouche sans guitare, celui qui connaissait il y a quatre ans à peine l’existence de You Can’t Always Get What You Want des Rolling Stones, trop pris par le style manouche, s’est fait une culture pop. Ne vous avisez pas de lui demander les noms. Il a passé l’âge des petits singes savants du rock. Il reste cependant un parfum, une tonalité, que le chanteur a eu le bon goût de ne pas noyer dans un mixage à l’anglaise — lorsque le chant se trouve au même niveau que les instruments. On dit souvent, à propos des chansons françaises, que ce qui accroche l’oreille c’est la mélodie, mais que ce qui fait qu’on les chante dans les mariages, c’est le texte. Thomas Dutronc fait de la chanson française, et c’est très bien ainsi. Depuis que le mariage est redevenu à la mode, ça devenait une urgence…

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