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STACEY KENT

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    Stacey Kent
    Biographie 2010 – 2011
    Album : Raconte-moi – Mars 2010 -
    Distributeur : Blue Note
    QUELQUES REFLEXIONS SUR RACONTE-MOI PAR JAKE LAMAR*
    « En faisant ce disque, je me suis vraiment rappelée pourquoi j’avais choisi la musique », me dit Stacey Kent.
    Je viens de tomber sous le charme de Raconte-moi, le huitième album de sa lumineuse carrière. Stacey, qui est américaine, sort cette fois un recueil de douze chansons exclusivement en français, dont dix écrites par des compositeurs dont c’est la langue maternelle. Américain moi-même, installé en France depuis 17 ans et sachant toute la révérence due à la chanson française, ma première pensée en écoutant Raconte-moi a été : « Quelle audace ! »
    Mais en composant cet album, la sensation dominante de Stacey, qui a grandi dans le New Jersey et le Colorado, n’était pas un manque de révérence, mais une « innocence de fait », une naïveté culturelle liée au fait qu’elle chante dans sa seconde langue. Non que la chanson française lui ait été totalement étrangère. Son album précédent, le magnifique Breakfast on the Morning Tram, comportait déjà deux titres de l’un des grands maîtres de la tradition : Serge Gainsbourg.
    Pour Raconte-moi, c’est toutefois de l’inimitable Henri Salvador qu’est venue l’inspiration. Après s’être croisés sur un plateau de télévision, ils ont échangé leurs albums. Stacey, séduite par « Jardin d'hiver » (due à la plume de Benjamin Biolay et Keren Ann), l’a intégrée à son concert. Elle a choisi de l’interpréter sur le mode de la séduction, comme une invitation aux plaisirs éternels. Depuis lors, elle s’est mise en quête d’autres chansons françaises à interpréter.
    Raconte-moi offre un mélange de grands classiques et de chansons composées à son intention par de jeunes talents. Elles sont souvent marquées d’une sensualité rêveuse, notamment « Au coin du monde » (autre composition Biolay-Keren Ann), « Mi Amor », de Claire Denamur, et « Sait-on jamais ? », issu de la collaboration entre Camille d'Avril et Jim Tomlinson, saxophoniste, producteur et mari de Stacey. Les magnifiques musiciens de Stacey et les arrangements de Tomlinson suscitent un paysage sonore aussi savoureux qu’envoûtant.
    Biographie Stacey Kent 2010 / 2011
    Les deux opus de l’équipe formée par Emilie Satt, Jean-Karl Lucas et Bernie Beaupère, la chanson-titre de l’album et son premier single, « La Vénus du Mélo », mettent en lumière l’une des qualités vocales les plus frappantes de Stacey : une intimité enjouée et malicieuse, un esprit vif et attachant.
    Biographie Stacey Kent 2010 / 2011
    Chanter en français révèle chez Stacey Kent de subtiles nuances, une pointe plus piquante dans son insouciance. Comme si la langue française donnait une densité supplémentaire à la vaste gamme d’émotions qu’exprime sa voix cristalline. La tendre vulnérabilité de cette voix en anglais (écoutez sa version du « Landslide » de Stevie Nicks dans Breakfast on the Morning Tram) devient un magnifique cri du coeur dans la version qu’elle offre ici du « Mal de Vivre » de Barbara.
    Mais rien de tout cela ne semble troubler la sérénité de Stacey. Elle accomplit avec aisance l’exploit d’être à la fois allusive et directe dans ses émotions. Essayez donc d’écouter sa version des « Vacances au bord de la mer » de Michel Jonasz (écrite avec Pierre Grosz) sans que les larmes vous viennent aux yeux à cette évocation mélancolique de la vie familiale.
    Stacey a rencontré la langue française grâce à son grand-père paternel, d’origine russe. Jeune homme, il avait fui la révolution bolchévique et passé quelques années à Paris, avant de rejoindre le reste de sa famille exilée aux Etats-Unis. Nostalgique de sa jeunesse parisienne, il apprit le français à Stacey, lui faisant réciter des poèmes de Baudelaire avant même qu’elle ne soit en âge de comprendre ce qu’elle disait. Par la suite, ils adoptèrent le français entre eux : c’était leur langue, un lien unique, une tendre complicité. C’est ce grand-père qui lui fit entendre Serge Gainsbourg pour la première fois.
    Stacey alla étudier les langues (l’italien, l’allemand et le portugais) et la littérature comparée avant que sa passion pour la musique ne l’emporte sur tout le reste. Si ce fut une perte pour l’université, ce fut un atout formidable pour la musique. Entre autres honneurs, Stacey a reçu en 2009 la médaille des Arts et Lettres. On peut donc lire Raconte-moi comme une nouvelle étape de la relation d’affection mutuelle qui unit Stacey Kent à la France.
    Parmi tout ce que Raconte-moi donne à entendre, il y a l’amour de Stacey pour la musique brésilienne et les vieux standards américains. Le titre qui ouvre l’album est une version pétillante de « Les eaux de mars » d’Antonio Carlos Jobim, ce joyau de la bossa nova adapté en français par Georges Moustaki. Quant aux paroles de « C’est le printemps », l’adaptation française par Jean Sablon et Jean Geiringer du titre de Richard Rodgers et Oscar Hammerstein, elles sont plus douces-amères encore que celles de l’original américain.
    Raconte-moi offre encore deux chansons qui semblent se répondre par-delà les générations. « L’étang » de Paul Misraki, chanté par Danielle Darrieux dans les années cinquante, célèbre avec une telle simplicité la nature et l’amour qu’il pourrait sembler, disons, un peu vieillot. Mais avant d’être tenté de critiquer, écoutez donc le dernier titre de l’album, le charmant « Désuets », de Pierre-Dominique Burgaud et André Manoukian, qui nous rappelle que la beauté, surtout portée par une voix comme celle de Stacey, ne se démode jamais.
    J’ai écouté Raconte-moi un nombre incalculable de fois, et j’ai partagé à chaque instant cette sensation dont me parlait Stacey Kent en réalisant son disque. A votre tour, tendez l’oreille : c’est frais, clair, pétillant – en un mot revigorant.
    *Jake Lamar est romancier et journaliste, auteur notamment de Nous avions un rêve, publié aux éditions Payot-Rivages. Né dans le Bronx, New York, il habite Paris depuis 1993.
    Photo : Nicole Nodland

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