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SPARKS

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    Comme tous les groupes faussement superficiels, les Sparks n’ont cessé de démontrer leur profonde intelligence, à travers un savant syncrétisme musical et des paroles remplies de perversité, d’ironie et d’humour. Et comme tout bon duo, les frangins Ron et Russell Mael sont parfaitement dissociables. Impassibilité pour l’un, dandy bizarre à la fine moustache (inspirée par Chaplin ou Hitler, comme on voudra), exubérance pour l’autre, chanteur à la voix de castrat et à la longue chevelure frisée.

    Tout à débuté à Los Angeles. L’enfance californienne de Ron (l’aîné) et Russell est marquée par les catalogues de vente pas correspondance, pour lesquels leurs parents les font travailler comme mannequins. En 1968, étudiants à UCLA, ils fondent Halfnelson avec Earle et Jim Mankley, ainsi que le batteur Harley Feinsteins. Les deux frères Mael sont alors des passionnés de tous les groupes de la « British Invasion », à commencer les Kinks et le Floyd de Syd Barrett. Albert Grossman, ancien manager de Bob Dylan, s’intéresse à eux et demande à Todd Rundgren de produire un album éponyme. C’est un échec. Leur label leur suggère de changer de nom, et ils adoptent Sparks, en hommage aux Marx Brothers.

    Leur premier disque ressort ainsi sous leur nouvelle appellation, suivi de A Woofer In Tweeter’s Clothing (1972), qui préfigure les succès à venir avec un mélange étonnant (et détonnant) de heavy-metal et d’opérette. Recevant un accueil chaleureux lors d’une tournée en Angleterre, Ron et Russell décident de s’expatrier, sans leurs collègues, dans ce pays plus ouvert à leur excentricité. Travaillant avec des musiciens britanniques, ils sortent en 1974 Kimono My House, qui les impose en Europe. Les Sparks sont alors catégorisés glam, mais leur musique semble bien venir d’ailleurs, mélangeant bubblegum, hard-rock, ou comédie musicale. L’impression d’étrangeté est renforcée par la voix de fausset de Russel. L’album contient le débridé et flamboyant « This town ain’t big enough for both of us », qui se classe n°2. Propaganda, publié quelques mois plus tard, évolue dans cette même sphère, avec notamment « Something for the girl with everything » et la très « spectorienne » ballade « Never turn your back on mother earth », certainement la plus belle chanson jamais enregistrée par les Sparks. Dernier volet du triptyque, Indiscreet (1975) est produit par Tony Visconti. Surproduit diront ses détracteurs, qui lui reprochent des arrangements trop jazzy et un manque de cohérence global.

    Face à des ventes en baisse, les Sparks décident de retourner aux Etats-Unis pour enregistrer Big Beat (1976), puis Introducing Sparks (1977). Ces tentatives de plaire au public américain et de s’adapter au format FM déçoivent et beaucoup pensent que la carrière du groupe est dans une impasse. Les Sparks montrent alors une première fois leur capacité à se métamorphoser. Enthousiasmés par « I feel love » de Donna Summers, ils décident de travailler avec son producteur Giorgio Moroder, le pape de la disco, sur Number One In Heaven (1979). La chanson-titre est un tube. Rétrospectivement, elle sera considérée comme une des matrices de toute la pop synthétique des années 80. Terminal Jive (1980), prolonge cette veine, avec cette fois-ci derrière la console Harold Faltermeyer, un assistant de Moroder. Curieusement, le single « When I’m with You » séduit massivement en France alors qu’il passe plutôt inaperçu ailleurs.

    Retournant à des sonorités plus pop, les Sparks continuent à produire des simples qui se vendent bien, comme « Funny face » et surtout le décidé « I predict » , même si les albums sont plus décevants. En 1983, ils enregistrent avec Jane Wiedlin, guitariste des Go-Go’s et fan du groupe, la bluette « Cool places », qui est leur premier vrai succès dans leur pays natal.

    Pourtant, la suite va être de pire en pire, avec Pulling Rabbits Out Of A Hat (1984), Music That You Can Dance To (1986) et Interior Design (1988). Seule une collaboration avec les Rita Mitsouko pour « Singing in the shower » les ramène, en France, sur le devant de la scène. Les Sparks ont alors la tête tournée vers le cinéma, et tentent d’adapter un manga japonais en comédie musicale. Ils ne reviennent qu’en 1994 avec Gratuitous Sax And Senseless Violins, inspiré par les sonorités de la techno. Le capiteux « When do I get to sing my way » est un énorme hit en Allemagne, où il se vend à plus de 450 000 exemplaires.

    En 1997, sur Plagiarism, ils réenregistrent, avec l’aide de Tony Visconti, leurs tubes, accompagnés par un orchestre symphonique, ainsi que par Jimmy Somerville, Erasure ou Faith No More. Balls (2000) passe inaperçu et n’annonce en rien le formidable regain de créativité qui va suivre, avec Lil’Beethoven en 2002 et Hello Young Lovers en 2006. Leurs nouvelles compositions, basées sur des boucles musicales qui se répètent et s’enrichissent, semblent plus étranges que jamais, et désormais à l’écart de tout courant musical. En 2004, ils sont également invités par Morrissey, un fan de toujours, au festival de Meltdown.

    Bien qu’elle soit désormais reconnue comme l’une des influences prépondérantes de groupes comme les Pet Shop Boys ou plus récemment les Scissor Sisters, la fratrie Mael continue d’innover. A l’image de leurs chansons en forme de montagnes russes vocales, Ron et Russell n’ont pas arrêté de monter ou descendre la pente de leur inspiration. La bonne nouvelle, c’est qu’ils semblent actuellement au sommet.

    Copyright 2010 Music Story Thomas Mahler

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