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RED HOT CHILI PEPPERS

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    Tout commence à la fin des années soixante-dix, à la Fairfax High School de Los Angeles, avec la rencontre de Michael Balzary, originaire d’Australie (qui adoptera peu après le surnom de Flea – qui signifie «puce», sans doute à cause de son caractère sautillant – en hommage au musicien d’Afro-Beat et de Jazz, Fela Kuti) et d’Anthony Kiedis, fils du comédien Blackie Dammett : « He was a freak and I was a freak, so we decided to freak together ». Flea fréquentait également un batteur, Jack Irons, et un guitariste en provenance d’Israël, Hillel Slovak. Jouant tout d’abord au sein des Los Faces, Slovak et Irons accueillent Flea au sein de leur nouvelle formation : Anthym, Anthony Kiedis n’étant jamais très loin, accompagnant ou présentant le groupe à l'occasion. Le bassiste leur fait aussitôt faux bond pour rejoindre le groupe punk Fear, expérience décevante qui lui vaudra tout de même la proposition de John Lydon de devenir bassiste de P.I.L.. Lorsque Flea décline l'offre, Anthem est devenu What is this ?, ce qui n’empêche pas Slovak et Irons de se produire avec lui et un Anthony Kiedis fraîchement promu poête-rappeur, sous le nom de Tony Flow and the Miraculous Majestic Masters of Mayhem. Le groupe se rebaptisera rapidement les Red Hots Chili Peppers, nom relatant les sensations produites par certains films chauds, comiques ou dynamiques…

    Fort de sa renommée scénique grandissante, le groupe signe en 1983 chez EMI. Léger problème : What is this ? a signé de son coté avec RCA, et c’est donc avec Cliff Martinez (ancien Captain Beefheart), à la batterie, et Jack Sherman, à la guitare, que les Reds Hots enregistrent leur premier album, où l’on retrouve le morceau « True men don’t kill coyotes », et dont la production d’Andy Gill, de Gang of Four, sera souvent critiquée. En effet, ce mélange de rap-funk punkisant, plein d’énergie brouillonne et contenant les germes de la personnalité du groupe, ne séduit guère les foules lors de sa sortie de 1984.

    Pour leur second album, Freaky Styley, enregistré à Detroit et sorti en 1985, les Red Hots, rejoints définitivement par Hillel Slovak et Jack Irons, se payent le luxe d’avoir pour producteur George Clinton qui infuse à l’album une sonorité résolument plus mélodieuse et surtout plus funky, toujours pleine d’énergie, amenant même des artistes comme Maceo Parker à venir enregistrer avec le groupe. Michael Heatley, auteur de Red Hot Chili Peppers - The unauthorized edition, paru en 1997, rappelle qu’en 1991 le magazine Melody Maker qualifiera cet album de « disque qui a déclenché tout ce trip de funk-rap-metal ». Les Red Hots sont d’excellents musiciens et sur le chemin de la gloire, malgré la voix un peu faible de Kiedis (davantage occupé, d’après la légende propagée par les journalistes, par la vie de son pénis que par ses cordes vocales). Ils enchaînent avec un album un peu plus rock parfois mâtiné de pop, The uplift mofo party plan en 1987 et traînent une image de petits gars un peu débiles (qu’ils doivent notamment aux paroles assez explicites de certaines de leurs chansons et à leur attitude assez axée sexe, frasques et défonce) mais extrêmement talentueux et sympathiques. Leurs albums et leurs performances live recèlent toujours de belles surprises, solos de guitare ou de basse et énergie dévastatrice. On les compare à l’époque volontier aux Beastie Boys.

    En 1988, ils sortent un album de compilation/reprises Abbey Road EP dont la pochette, les montrant tous quatre vêtus de leurs chaussettes traversant la fameuse rue devançant les studios du même nom, parodie celle de l’album des Beatles. Malheureusement, c’est aussi en 1988 qu’Hillel Slovak décède d’une overdose. Sa mort servira de leçon aux autres membres du groupe, mais se révèle trop pénible pour le batteur Jack Irons qui préfère arrêter là l’aventure. Restés seuls Flea et Kiedis décident de continuer, après quelques essais infructueux, ils choisissent Chad Smith à la batterie et John Frusciante à la guitare pour reformer les Red Hots et donner naissance en 1989 à Mother’s Milk, album le plus abouti qu’ils aient sorti jusqu’alors, la guitare de Frusciante sachant passer du funk au métal avec brio et se mariant parfaitement à la basse imposante et joyeusement omniprésente de Flea, également trompettiste.

    Au début des années 1990, le groupe signe chez Warner et entre un peu plus tard en studios (plus exactement dans une grande maison des collines de Hollywood ayant déjà abrité les Beatles et Hendrix pour ne citer qu’eux) avec le producteur Rick Rubin (déjà connu pour avoir marié les sons métal et rap avec les Beastie Boys) pour y donner naissance, à la suite de bœufs fantastiques et de composition frénétique, à son meilleur album : Blood Sugar Sex Magic, sorti en 1991 et qui scellera son destin de « meilleur groupe de l’époque ». Avec Rubin le groupe a trouvé son producteur fétiche. L’enregistrement mémorable de cet album est visible sur la vidéo Funky Monks, parue à la même période et qui vaut notamment par les petits morceaux de basse et de guitare interprétés à la volée par Flea et Frusciante. Les Red Hots font alors partie des groupes incontournables du moment aux côtés de Nirvana et Rage Against the Machine. Ils partagent avec ce dernier groupe l’appellation de genre fusion servant à qualifier ce mélange hétéroclite et pourtant parfait de styles qui faisait pendant au grunge.

    Leur énorme succès, impliquant de nombreuses tournées, ajouté aux effets des drogues s’avère un peu trop déstabilisant pour John Frusciante qui finit par se mettre en retrait pour se désintoxiquer et composer ses propres albums. Les Reds Hots, accueillant un temps Arik Marshall à la guitare, finissent par embaucher Dave Navarro, guitariste équivoque de Jane’s Addiction, époux de la plantureuse Carmen Electra. La guitare de Dave Navarro, donc, apporte un son plus métal, qui fusionne moins avec la basse de Flea que ne le faisait la guitare de John Frusciante, mais qui tient pour le moins bien la route sur le mésestimé One Hot Minute sorti en 1995. Navarro quitte le groupe à son tour, et les membres participent alors à des projets solos, ou pour d’autres groupes, avant de se reformer en 1998 pour le plus grand plaisir de leurs fans grâce au retour de John Frusciante et c’est alors la fête avec la sortie de Californication. De très bonne facture, cet album s’embarrasse néanmoins d’influences pop un peu «guimauve» qui perdureront dans l’album sorti en 2002, By The Way, au son parfois un peu trop mélancolique malgré certains débordements d’énergie funkysante et très péchue. Une ouverture vers de nouveaux styles musicaux qui dessert parfois le son du groupe aux yeux de certains puristes de la première heure. Pour l'heure, on attend avec impatience le nouvel opus des Red Hot Chili Peppers, prévu dans les bacs pour 2006.

    A noter que les Red Hot Chili Peppers sont également un excellent groupe de scène qui, malgré des prestations parfois un peu courtes (une cinquantaine de minutes aux Arènes de Nîmes en 1999 et environ la même durée lors d’un concert spécial à l’Olympia en 2002) sont visiblement heureux de se trouver face à leur public, qu’ils regardent et auquel ils sourient avec sincérité et bienveillance tout en dispensant des morceaux qui font exploser l’adrénaline dans les cerveaux de fans euphoriques. Sans oublier les improvisations géniales de Flea et de John Frusciante, appuyées par un Chad Smith toujours au mieux de sa forme et la véritable bête de scène qu'est Anthony Kiedis.

    Pour l’anecdote, les Red Hots se sont parfois frottés au cinéma, notamment Flea et Anthony Kiedis. Le premier dans les excellents The Big Lebowski des frères Coen et Las Vegas Parano de Terry Gilliam, ainsi que dans le remake de Psychose aux côtés de Viggo Mortensen et Julianne Moore, le second dans le surfesque Point Break de Kathryn Bigelow avec Keanu Reeves, entre autres participations. On les a même vus ensemble dans The Chase en 1994 aux côtés de Charlie Sheen et surtout d’Henry Rollins du groupe Black Flag.

    Depuis des années, les Red Hots dispensent une énergie positive et faussement débonnaire, eu égard à leurs imposants talents de musicien. S’ils « roulent » aujourd’hui un peu sur leur lancée, sans pour autant baisser en qualité, ils n’en restent pas moins le groupe ayant amené une forme de fusion funk-rock des plus innovantes, pourtant suffisamment homogène et typée pour devenir réellement populaire. Une spécialité californienne que l’on croyait éteinte depuis les années soixante.

    Copyright 2010 Music Story Estelle Valls de Gomis

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