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OUM KALSOUM

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    La Voix du Caire

    Qu’on retranscrive son nom Oum Kalsoum, Om Kalsoum, Oum Khalsoum, Oum Kalthoum, Omme Kolsoum ou Umm Kulthumm, c’est sous le nom complet de Oum Kalsoum Fatima Ibrahim al-Sayyid al-Beltagui que la future voix de l’Egypte naît au village de Tmaïe El Zahayira, au nord du Caire, à une date située entre le 18 décembre 1898 et le 4 mai 1904 (date officielle). Fille d’un imam local, elle montre très tôt des dons pour le chant – qu’elle révèle en psalmodiant des versets du coran - et impressionne suffisamment son père pour qu’il la déguise en garçon afin de lui permettre de participer à une troupe d’enfants qu’il dirige. La jeune fille devient rapidement une petite célébrité locale, et rencontre en 1920 deux célèbre musiciens, le chanteur Cheikh Abou El Ala Mohamed, et le joueur d’oud Zakaria Ahmed, qui l’invitent à venir se produire au Caire. Timide et élevée dans des valeurs conservatrices, la jeune femme ne se décide qu’en 1923 à venir se produire dans la capitale égyptienne, où elle chante, portant toujours au début ses habits de garçon, dans des petits théâtres. Le succès arrive grâce à ses rencontres successives, d’abord avec le poète Ahmed Rami, qui lui écrit des textes et l’aide, en l’initiant à la littérature française, à améliorer son bagage culturel, puis avec le musicien et compositeur Mohamed El Qasabji, qui lui permet de chanter dans une véritable salle, le Palais du théâtre arabe. Rapidement, Oum Kalsoum devient une vedette au Caire, puis dans toute l’Egypte, attirant les foules lors de ses concerts : sa voix pleine d’émotion, sa capacité à épouser la musique, séduisent le public égyptien, et bientôt moyen-oriental. En 1932, elle réalise une tournée dans toute la région, en Syrie, en Irak, au Liban et en Lybie. En fonction de son osmose avec le public, Oum Kalsoum se montre capable d’improvisations musicales sur les chansons de son répertoire, changeant les strophes, répétant parfois certaines paroles de ses chansons à l’infini pour obtenir des effets d’harmonie, et transformant en définitive ses récitals en véritables marathons musicaux, pouvant durer de trois à six heures. Son record personnel est apparemment d’avoir prolongé une seule chanson sur près d’une heure. Nombreux sont ceux qui pensent qu’Oum Kalsoum ne chante « jamais deux fois de la même manière », les vrais fans allant la voir plusieurs fois de suite. Elle est conviée à chanter pour le Roi Farouk. Le cinéma égyptien s’intéresse également à elle : en 1936, elle tourne son premier film, Weddad. Mais la star de la chanson s’avère une comédienne assez médiocre : n’ayant pas un physique classique de vedette de cinéma, elle est également handicapée par sa timidité. Le face-à-face émotionnel avec le public, qui l’inspire soir après soir lors de ses récitals, lui fait défaut sur les tournages de cinéma : elle apparaît dans six films, de 1936 à 1947, mais renonce assez vite à ses ambitions d’actrice, pour ne se consacrer qu’à la scène, où elle continue de régner en star absolue. La diffusion de la radio en Egypte permet à tous les foyers d’entendre sa voix, faisant d’elle une présence culturelle quasi-constante et renforçant encore sa popularité. Oum Kalsoum, élevée dans le respect des valeurs musulmanes traditionnelles, cultive par ailleurs une image modeste et discrète, vivant sans ostentation et sans tapage : elle n’en reste pas moins célibataire, vivant malgré son image tranquille une existence de femme libre relativement peu fréquente dans les sociétés musulmanes. Dans les années 1940, une rumeur lui prête une liaison avec l’un des oncles du Roi ; des bruits courent également sur une possible homosexualité – ou bisexualité – de la chanteuse, qui aurait eu plusieurs liaisons féminines, mais n’entament pas pour autant son aura.

    Reine de la Nation

    En 1953, avec la chute de la monarchie égyptienne, Oum Kalsoum connaît quelque tracas : la guilde des musiciens décide de lui interdire de se produire en public, lui reprochant d’avoir chanté pour le roi Farouk. Mais la chanteuse a l’avantage de connaître Gamal-Abdel Nasser, l’un des hommes forts du nouveau régime : ce dernier est un grand admirateur d’Oum Kalsoum, qu’il a rencontré personnellement en 1948, et connaît de surcroît son nationalisme égyptien sans failles. Sur intervention personnelle de Nasser, qui considère que la république ne saurait se permettre, à peine née, de mécontenter le public en le privant d’une chanteuse si populaire, la guilde des musiciens d’Egypte fait marche arrière et lève son interdiction. Oum Kalsoum revient sur les scènes et sur les ondes, sa popularité intacte et encore renforcée par le soutien de Nasser, qui devient président en 1954. Le nouveau « Raïs » utilise très adroitement la popularité de la chanteuse, qui donne chaque mois un concert en direct à la radio égyptienne : bénéficiant d’un très fort taux d’écoute dans les foyers égyptiens (jusqu’à vider, dit-on, les rues du Caire !), les récitals radiophoniques d’Oum Kalsoum sont généralement suivis… d’un discours de Nasser, ou d’un autre message gouvernemental, qui s’assurent ainsi d’être entendus par le plus grand nombre possible d’auditeurs. De son côté, Oum Kalsoum, qui chante régulièrement pour des causes caritatives, contribuent également à ramener des fonds pour l’armée égyptienne. En 1955, pour couper court aux rumeurs sur sa vie privée, elle épouse un médecin, Hassen El Hafnaoui, incluant dans leur contrat de mariage une clause lui permettant de décider elle-même de divorcer le cas échéant. Surnommée « El Sett » (la Dame), Oum Kalsoum jouit d’une aura rarement égalée auprès du public égyptien, qui la considère à l’égal d’un monument national. La voix exceptionnelle de la chanteuse (14000 vibrations par seconde, selon des sources autorisées) lui vaut l’admiration de Maria Callas et un statut de véritable phénomène musical : sur un registre à la fois romantique et religieux, Oum Kalsoum allie le succès populaire au respect dû aux vraies institutions culturelles. La renommée de la chanteuse vient également de sa grande générosité : ne reniant pas ses origines populaires, Oum Kalsoum se montre très prodigue, aidant financièrement de nombreuses familles paysannes pauvres.

    Déclin, souffrances et morts

    Au cours des années 1960, Oum Kalsoum continue ses récitals, assumant sans complexe son rôle politique, qui lui vaut d’être régulièrement mise en avant par le pouvoir comme symbole de l’unité nationale égyptienne. En 1967, après la désastreuse défaite subie par l’Egypte lors de la Guerre des Six-Jours, elle donne une série de concerts dont elle reverse les bénéfices à l’état égyptien. Oum Kalsoum se produit sur les scènes du monde entier, dans le monde arabophone, mais aussi en Occident : en novembre 1967, elle donne un concert parisien à l’Olympia, et se voit adresser pour l’occasion un message de félicitations de la part du Général de Gaulle, qui adresse là un clin d’œil diplomatique dans le ton de sa politique arabe. Mais, la soixantaine venue, la santé d’Oum Kalsoum commence à décliner : déjà contrainte par l’âge à modérer la durée de ses prestations sur scène, la chanteuse souffre de fréquentes crises néphrétiques. En 1973, elle doit se résoudre à cesser de se produire sur scène. Des examens médicaux, à Londres, lui révèlent que son état est désespéré. Son mari l’emmène se faire soigner aux Etats-Unis mais, après une période de rémission, Oum Kalsoum doit à nouveau être hospitalisée après son retour en Egypte. Le 3 février 1975, le « Rossignol d’Egypte » s’éteint ; elle a droit à des funérailles nationales, une immense foule d’environ cinq millions de personnes l’accompagnant jusqu’à sa dernière demeure. Icône culturelle et, parfois, outil de propagande nationaliste, Oum Kalsoum demeure l’un des symboles de la musique arabe traditionnelle, et reste dans l’histoire comme le premier artiste à avoir su faire découvrir et aimer au grand public occidental la musique du Moyen-Orient.

    Nikita Malliarakis

    Copyright 2010 Music Story Nikita Malliarakis

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