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NICK CAVE

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    Nicholas Edward Cave naît le 22 septembre 1957 à Warracknabeal (Australie). Son père, professeur d’anglais, et sa mère, bibliothécaire, l’élèvent dans le respect de la religion anglicane. Cet environnement familial explique sans doute en grande partie le caractère éminemment littéraire de son œuvre future, ainsi que l’obsession de la religion qui la caractérise.

    Si son adolescence, marquée par divers actes de délinquance, s’avère plutôt difficile, Nick Cave est cependant très vite attiré par la création artistique. Avec le guitariste Mick Harvey, qu’il rencontre en 1973 au lycée, et deux autres élèves de la Caulfield Grammar School (la bassiste Tracy Pew et le batteur Phill Calvert), il fonde son premier groupe, marqué par le glam-rock. En 1976, il intègre une école d’art, mais la quitte l’année suivante afin de se consacrer pleinement à la musique. Entre temps, son groupe s’est trouvé un nom (The Boys Next Door), et l’arrivée du punk va jouer un rôle de stimulant pour ce projet qui peinait jusqu’alors à prendre son essor.

    Rejoints dès 1978 par le guitariste Rowland S. Howard, The Boys Next Door publient un album, puis un EP, avant de se rebaptiser The Birthday Party en février 1980. Sous ce nouveau nom, le groupe décide de tenter sa chance en Europe et part s’installer à Londres, puis à Berlin. Sa musique, sorte de rock post-apocalyptique mâtiné de blues carbonisé, ne tarde pas à faire parler d’elle et les concerts chaotiques donnés par le groupe, tout comme le comportement erratique et autodestructeur de ses membres, ajoutent à sa réputation sulfureuse, parfaitement retranscrite par les trois albums studio publiés entre 1980 et 1982. Pourtant, à l’issue d’un concert à Melbourne, le 9 juin 1983, The Birthday Party, lessivé par ses propres excès, jette l’éponge.

    Nick Cave, quant à lui, décide de poursuivre l’aventure en solo. Après une très courte parenthèse récréative (trois concerts seulement !) au sein de The Immaculate Consumptive, en compagnie de Marc Almond, Lydia Lunch et Jim Thirlwell, il fonde un nouveau groupe, rassemblant le fidèle Mick Harvey (devenu batteur pour l’occasion), Blixa Bargeld (guitariste de Einstürzende Neubauten), Barry Adamson (ex-bassiste de Magazine, ici au piano et à la guitare), et Hugo Race (guitare), occasionnellement rejoints lors des premiers concerts par Edward Clayton Jones et Tracy Pew. D’abord baptisée Nick Cave and the Cavemen, la formation opte finalement, à partir de mai 1984 pour Nick Cave and the Bad Seeds – un nom qui a le double mérite d’indiquer clairement qui est désormais le leader et d’établir un lien avec The Birthday Party, dont l’un des derniers enregistrements s’intitulait précisément… The Bad Seed EP.

    Mauvaises graines et premières floraisons

    Le premier album de cette nouvelle entité, From Her to Eternity, sort en juin 1984. Si son contenu reste plutôt sombre et torturé, le chaos musical et l’agressivité sonore qui caractérisaient The Birthday Party semblent désormais bien mieux maîtrisés, tandis que les paroles (auxquelles a contribué Anita Lane, avec qui Nick Cave entretient alors une relation) révèlent pour la première fois alors les talents narratifs du chanteur.

    Peu de temps après la sortie du disque, Hugo Race quitte le groupe, inaugurant ainsi une longue suite de remaniements internes. Nick Cave, de son côté, retourne vivre à Berlin après un court passage à Londres ; là, il commence à écrire son premier roman, And the Ass Saw the Angel, et enregistre son deuxième album avec les Bad Seeds, désormais réduits à un quatuor.

    The Firstborn Is Dead sort en juin 1985, à l’issue d’une courte tournée anglaise marquée par le retour-surprise de Rowland S. Howard (en remplacement temporaire de Blixa Bargeld) et l’arrivée de deux membres de Die Haut (Christophe Dreher, à la basse – Barry Adamson étant momentanément indisponible – et Thomas Wylder, à la batterie – Mick Harvey ayant repris son poste de guitariste). Plus encore que son prédécesseur, le disque explore les obsessions récurrentes de Nick Cave pour la Bible, Elvis Presley, le blues et le gospel – un programme qui peine encore à trouver son public, au-delà des admirateurs de la première heure.

    La sortie du single « The Singer » (une reprise de Johnny Cash), en juin 1986, va remédier à cet état de fait, en devenant le premier disque de Nick Cave à atteindre la première place des classements indépendants. L’album dont il est extrait, Kicking Against the Pricks (août 1986), est uniquement constitué de reprises, parfois fort surprenantes, et marque la volonté du groupe d’élargir sa palette sonore – ce que confirme trois mois plus tard (!) le double EP Your Funeral… My Trial, constitué cette fois de compositions originales. Si, sur ces deux derniers enregistrements, Thomas Wylder a été intégré en tant que membre permanent des Bad Seeds, Barry Adamson, qui joue lui aussi sur les deux disques, quitte quant à lui le groupe en juillet 1986. Il est aussitôt remplacé par Kid Congo Powers (ex-Cramps), tandis que les Bad Seeds s’enrichissent d’un clavier, en la personne de Roland Wolf.

    Ainsi remanié, le groupe de Nick Cave consacre la fin de l’année 1986 à une grande tournée en Europe et aux Etats-Unis. En comparaison, l’année suivante s’avère étonnamment calme, uniquement marquée par une apparition fort remarquée dans Les Ailes du Désir de Wim Wenders (Palme d’Or du festival de Cannes en 1987). Cave, pourtant, écrit sans relâche, ce travail incessant constituant à la fois une conséquence de sa dépendance aux drogues et un échappatoire à celles-ci, comme il l’expliquera lui-même quelques années plus tard.

    A l’issue de cette frénésie créatrice, Nick Cave revient fort logiquement sous les feux des projecteurs avec de multiples projets : deux livres (King Ink, un recueil de textes qui sort en avril 1988, et And the Ass Saw the Angel, qui voit enfin le jour en août 1989), un film (Ghosts… of the Civil Dead, dont il a écrit le script et enregistré la bande originale, en plus de figurer au générique en tant qu’acteur) et surtout un nouvel album, Tender Prey (septembre 1988), à propos duquel la critique unanime se risque pour la première fois à parler de chef d’œuvre. D’un point de vue plus personnel, Nick Cave tente à cette époque de changer de mode de vie, et quitte Berlin pour Londres en avril 1988, avant d’entamer une cure de désintoxication en août.

    Un mélancolique au pays de la saudade

    A l’issue de la longue tournée destinée à promouvoir Tender Prey, Roland Wolf quitte les Bad Seeds. Nick Cave, quant à lui, amorce une nouvelle phase de sa vie et de sa carrière en déménageant à São Paulo en septembre 1989. Il y rejoint sa nouvelle compagne, Viviane Carneiro, avec qui il a un enfant (le couple se sépare trois ans plus tard). C’est également au Brésil, dans ce contexte heureux, qu’il enregistre The Good Son (avril 1990), un disque sensiblement plus doux et lumineux que ses prédécesseurs.

    Au moment où sort l’album, c’est au tour de Kid Congo Powers de quitter les Bad Seeds, alors que Conway Savage (claviers) et Martin P. Casey (basse) rejoignent le groupe. Nick Cave et ses hommes s’embarquent alors dans une tournée mondiale qui se prolonge jusqu’en octobre 1990.

    L’album suivant, Henry’s Dream (avril 1992), marque un retour à un son plus rock – une tendance qui s’amplifie encore sur Live Seeds (septembre 1993), enregistré en public, et surtout sur le féroce Let Love In (avril 1994). De manière assez symptomatique, Nick Cave est d’ailleurs invité à participer à la tournée Lollapallooza, festival américain itinérant qui, à cette époque, rassemblait chaque année tout ce que la scène rock indépendante comptait de groupes aux grosses guitares et au son énorme. Durant tout l’été 1994, Cave partage ainsi la scène avec The Smashing Pumpkins, L7 ou encore Green Day. C’est également à cette période que deux nouveaux membres rejoignent les rangs des Bad Seeds : le percussionniste Jim Sclavunos, et le violoniste Warren Ellis, dont l’importance au sein du groupe ne va cesser de grandir au fil des ans.

    De la mort et de l'amour...

    C’est dans cette formation élargie que Nick Cave and the Bad Seeds enregistrent Murder Ballads (février 1996), un album délibérément morbide, bien qu’il contienne également deux duos au romantisme presque suranné : « Henry Lee », avec PJ Harvey, et surtout l’étonnant « Where the Wild Roses Gow », avec Kylie Minogue – un titre qui, pour la première fois de l’histoire du groupe, rencontre un succès retentissant auprès du grand public.

    Habitué aux voltes-faces, Nick Cave enchaîne avec The Boatman’s Call (mars 1997), un disque délicat et apaisé, avant de s’accorder une longue pause, loin de la vie publique. Durant ce hiatus de plus de quatre ans, il épouse sa compagne Susie Bick, rencontrée en Angleterre (où Cave est revenu vivre depuis 1993) et se fait soigner afin de résoudre, de manière définitive cette fois, ses problèmes de dépendance à l’héroïne et à l’alcool. Cette période de relatif silence public est cependant comblée par la publication du recueil de textes King Ink II (août 1997), d’un Best Of (mai 1998), d’une préface à l’Evangile selon saint Marc (1998)et d’un disque de « spoken word », The Secret Life of the Love Song (juillet 2000).

    Lorsque Nick Cave revient sur le devant de la scène, en avril 2001, c’est pour y présenter No More Shall We Part, qui reprend les choses où The Boatman’s Call les avait laissées. Malheureusement, ce très bel album est suivi du médiocre Nocturama (février 2003), qui devient le premier disque de l’histoire des Bad Seeds à pouvoir être qualifié de « dispensable ». Peut-être est-ce la raison pour laquelle Blixa Bargeld quitte le groupe dès sa sortie, mettant ainsi un terme à une collaboration de près de vingt ans.

    Etrangement, cette nouvelle défection agit comme un électrochoc sur Nick Cave et ses lieutenants. Après avoir remplacé Bargeld par James Johnston, ce sont des Bad Seeds en ordre de marche, redynamisés par un leader à la verve créative retrouvée, qui publient le double album Abattoir Blues / The Lyre of Orpheus (septembre 2004). La tournée triomphale qui suit est immortalisée sur le double CD et DVD The Abattoir Blues Tour (mars 2007), tandis que le coffret B-Sides & Rarities (mars 2005), uniquement composé de titres ne figurant pas sur les albums, dresse un bilan plutôt flatteur de l’impressionnante carrière du groupe.

    Un « nouveau » nouveau départ

    Cette page tournée, Nick Cave décide de prendre un nouveau départ. En compagnie d’Ellis, Casey et Sclavunos, il fonde le groupe Grinderman, qui sort son premier album en mars 2007. Si cette nouvelle formation, qui voit Nick Cave revenir à un rock brut de décoffrage, ressemble de prime abord à un projet récréatif, le chanteur semble au contraire l’envisager comme un groupe à part entière et annonce d’ores et déjà la sortie future d’autres disques de Grinderman. Ce qui ne signifie pas pour autant la fin de Nick Cave and the Bad Seeds, puisque c’est sous ce nom que sort, en mars 2008, l’excellent Dig !!! Lazarus, Dig !!!.

    Plus de trente ans après ses débuts, Nick Cave continue donc de surprendre en menant de front ces deux formations. Mû par une énergie, un enthousiasme et une créativité demeurés intacts, il fait ainsi, une fois de plus, la preuve de sa pertinence artistique – alors même qu’il n’a plus rien à prouver à qui que ce soit depuis déjà bien longtemps. Fort d’une œuvre puissante, cohérente, et d’ores et déjà intouchable, il n’a certes pas encore acquis l’aura mythique de ses héros (Bob Dylan, Elvis Presley, Van Morrison…), mais il s’en approche à pas feutrés.

    Copyright 2010 Music Story Thibaut Losson

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