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Metal Urbain en concert à L'Olympia

METAL URBAIN

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    Beau bébé issu de la rue, Métal Urbain poussa ses premiers vagissements rageurs au milieu de la décennie 70. Issu de la rencontre entre deux Eric, inconditionnels des Stooges et des Sex Pistols, Rikky Darling et Eric Débris (respectivement Eric Feidt et Eric Daugu à la ville), le groupe se dote très vite d’un chanteur charismatique (Claude Perrone aka Clode Panik) et d’un second synthé, instrument fort en vogue à l’époque, Zip-Zink (Jean-Pierre Zinc pour les intimes).

    La carrière démarre sur les chapeaux de roues. Un an à peine après leur fondation, les métalleux urbains se produisent au festival de Mont-de-Marsan, pierre angulaire des fondations de la scène punk française. Premiers morceaux, premiers pogos, mais premières bastons, aussi. Là où les punks de l’époque se complaisent dans une posture de dandy dérangés façon Oscar Wilde post-rock, les sauvageons de Métal Urbain hurlent davantage qu’ils ne chantent, et surtout leurs paroles, largement plus engagées que la moyenne, choquent une frange du public, davantage habituée à un nihilisme cocaïné et décadent qu’à un « Crève Salope ! » hurlé et assumé.

    Les premiers mois d’existence du groupe seront d’ailleurs placés sous le signe de l’incompréhension mutuelle avec le public. La violence des riffs et des textes est une révolution pour l’époque, et même Darling préférera quitter le groupe. Remplacé très vite par Pat Lüger et Herman Schwartz, Darling choisira de se consacrer quasi exclusivement à son autre bébé, Asphalt Jungle.

    Multiplication des concerts dans les boîtes rock de l’époque (Gibus, Théâtre Mouffetard, Palace...) et confrontation parfois difficile avec le public de province qui, lorsqu’il vient (la promotion et le management du groupe étant catastrophique) se demande qui peuvent bien être ces zigotos aux hurlements stridents qui sautillent partout devant des salles aux trois-quarts vides. Heureusement pour le groupe, si la France leur est rétive, l’Angleterre leur ouvre les bras.

    Après deux concerts mythiques au Vortex et au Roxy, les Frenchies sont adoptés par le public britannique, et se trouvent un généreux parrain-gâteau en la personne de John Peel, qui les introduit dans le petit milieu de la production musicale underground locale. C’est ainsi que sur les recommandations de l’animateur, Geoff Travis, disquaire et fondateur du label Rough Trade les signe pour un premier 45 tours (qui sera, par ailleurs, le premier single sorti par la maison de production), « Panik » en mai 1977. Titre phare de la vague punk, précurseur de ce que deviendra le mouvement lors des années 80, il se vend à près de 2000 exemplaires à Londres, et autant en France, rareté pour un groupe alternatif de l’époque.

    Cependant, après avoir fait pogoter la jeunesse Londonienne sur des textes écrits dans la langue de Molière, les métalleux décident de remettrent le cap sur Paris, où, pensent-ils, leur aventure anglaise leur vaudra la reconnaissance du public. Perdu ! Si la scène punk française leur était rétive lors de leur départ, elle leur est franchement hostile à leur retour. « Paris maquis », leur deuxième 45 tours, se vend plutôt mal, la presse les boude quand elle ne les dénigre carrément pas, et leurs concerts se voient annulés faute de places vendues.

    Leur troisième disque « Hystérie connective » est édité encore une fois par Rough Trade et, chose incroyable, cet opus d’un groupe français chantant en français se retrouve introuvable chez les disquaires hexagonaux, les fans ne pouvant se le procurer qu’en import depuis Londres ! Heureusement, quelques mois plus tard, justice est rendue à Métal Urbain puisque ce disque sera couronné par un prix « Pop française 1978 » attribué par un petit collectif de critiques. Ce prix est dignement fêté par l’ensemble de la scène underground parisienne lors d’une grande soirée au Palace, soirée à laquelle Métal Urbain... ne fut même pas invité.

    Quant au concert donné quelques mois plus tard à l’Olympia, il est catastrophique pour le groupe : vigiles menaçants, sound-system défaillant, matériel volé ou mal entretenu... accueillis froidement par les autres groupes, Métal Urbain décide de ne pas participer à l’album compilation-souvenir de ce concert.

    Bien que disposant d’un petit noyau de fans, lorsqu’ils font le bilan, ils s’aperçoivent vite que le compte n’y est pas. Après une bouderie éphémère de Claude Panik et un petit tour à Londres pour se ressourcer, Métal Urbain choisit de repartir en direction des studios, mais cette fois de manière discrète. Métal Urbain n’est plus, vivent les Metal Boys qui sortent le simple « Sweet Marylin » en 1979, reprise d’un de leurs vieux titres « Lady Coca Cola » (face B de « Panik »), dont le changement de titre avait été provoqué par quelques raclements de gorges d’avocats spécialisés dans la défense de l’image de certaines marques de soda.

    Evoluant sous divers prête-noms (DC Mix, The Remix) en compagnie de quelques légendes de la scène rock internationale, Métal Urbain accueille quelques petits nouveaux au sein du collectif (Charlie H, Gas...) s’orientent vers un son davantage rock et psychobilly. Un premier album est prévu pour 1979-80, mais ne verra jamais le jour. En effet, les membres du groupe commencent à ne plus pouvoir se supporter les uns les autres (effet Sex Pistols ?) et les frictions sont nombreuses.

    Les métalleux se quittent finalement pour évoluer dans diverses carrières parallèles, au sein des Desperados, de DC Mix, de The Remix... qui deviennent autant d’entités indépendantes. Eric Débris, qui reprend la raison sociale Metal Boys, enregistre un album en compagnie de la chanteuse britannique China.

    Le début des années 80 est assez anarchique : les musiciens s’en vont, boudent, reviennent pour repartir peu de temps plus tard, et le groupe évolue à l’aveugle : tantôt sous le nom de Metal Boys, tantôt sous celui de The Remix ou de DC Mix. Les musiciens s’interpénètrent au sein de ces trois formations qui pour un concert, qui pour un festival. Métal Urbain, désormais, est un groupe vague, composé de musiciens interchangeables, à l’identité floue, mais parvient tout de même à sortir un album en 1980 Les Hommes Morts sont Dangereux , compilant la plupart des titres-phares du groupe, tels que « Panik », « Crève, Salope ! », « Hystérie Connective » ou « Ultra-Violence ». Le relatif succès de l’album permet tout de même au groupe de repartir sur de bonnes bases et à assumer son statut de Métal Urbain, avec, en guest-star, le chanteur Daniel Darc, transfuge de Taxi Girl, derrière le micro.

    La scène punk ayant évolué et envoyé à la casse les anciennes formations de dandys warholiens façon Asphalt Jungle, c’est au milieu de petits jeunes braillards comme les Bérurier Noir (qui reprendront d’ailleurs le titre « Panik »), les Ludwig Von 88 ou Gogol Ier et la Horde, que les métalleux de la bande à Débris font désormais figures de vénérables papys ayant connu les glorieux débuts. Cependant, en 1987, l’aventure s’arrête. Les membres ont désormais des projets solos et Métal Urbain, de précurseur, est devenu un hospice de petits vieux qui radotent.

    ... Mais les vieux sont increvables ! En 2003, ils décident de se reformer autour d’Eric Débris, d’Hermann Schwartz, de Vott, de T G Parker et de Charlie H pour une série de concerts devant des parterres de quadras nostalgiques et régressifs et de petits jeunots curieux de voir  les  « grands anciens » en action. De ce come-back sort un album J’irai Chier Dans Ton Vomi, sous le haut patronage du californien Jello Biafra, ancien gourou des Dead Kennedys.

    L’album, cependant, ne marche que moyennement. Les icônes du punk, la provoc scato-verbale et le côté répétitif des textes ne parviennent pas à séduire un public contemporain à qui la transgression que représente cet opus n’apparaît plus vraiment au grand jour. Le public a changé et ne se scandalise plus de ce genre de galette copro-déjaculatoire.

    Au final, le retour de Métal Urbain est presque un anachronisme dans le paysage musical actuel. Un come-back pas vraiment attendu et qui sent malheureusement un peu trop l’opportunisme à haute valeur ajoutée et le surf lucratif sur la vague « oldies are goodies » pour être tout à fait honnête.

    Copyright 2010 Music Story Benjamin D'Alguerre

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