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    À propos

    D’origine polonaise et allemande, Christian Vander est né le 21 février 1948, à Nogent-sur-Marne. Fils du pianiste Maurice Vander (artisan majeur du jazz français et accompagnateur patenté de Claude Nougaro), il est dans un premier temps élevé par un oncle et une tante, dans des conditions de dénuement qui ne lui laissent que la musique pour éclairer ses jours : de l’accordéon entendu à la radio au tout début, quelques mesures du Sacre du Printemps d’Igor Stravinsky, les chansons d’Otis Redding, puis du jazz (Clifford Brown ou Kenny Clarke) et enfin John Coltrane, qui reste comme son influence majeure.

    Coltrane for ever

    L’empreinte laissée par le saxophoniste américain dans le cœur de Christian Vander dépasse de loin les simples contingences musicales et s’appuie avant tout sur une dimension spirituelle : ce qui fascine le jeune Parisien chez le musicien noir, c’est que ce dernier cherche la note suprême.

    Il croise également dans la maison familiale des géants du jazz, à l’instar d’Elvin Jones (batteur de John Coltrane, qui impressionne durablement son propre jeu) ou le trompettiste Chet Baker, qui lui offre sa première batterie (jusqu’alors, le jeune Christian s’initiait essentiellement sur des lessiveuses). Le batteur en herbe fait alors ses gammes sur batterie Hollywood, puis la firme Asba conçoit un modèle à petit diamètre de grosse caisse (caractéristique du son du futur groupe) spécialement pour le musicien. Plus tard, il jouera sur un ensemble Gretsch.

    Après avoir créé un premier groupe de rhythm and blues (Les Wurdalaks - Les Vengeurs) et la mort de Coltrane (1967) l’ayant profondément traumatisé, Vander s’installe en Italie, où il joue dans divers clubs de jazz. Il ressent dès cette époque l’impasse dans laquelle s’enfonce à son sentiment le jazz et, bien qu’ayant joué aux côtés du pianiste américain Chrick Corea, il décide de se tourner vers le binaire.

    Magma attaque

    C’est donc en 1969 qu’il fonde Uniweria Zekt Magma Composedra Arguezdra (on résumera assez rapidement le propos en Magma), vecteur de la musique céleste (étiquetée « Zeuhl », matériau spirituel en vibration, qui aurait mémorisé tous les sons et tout ce que l'on peut capter ou concevoir dans notre esprit ). L’ensemble des musiciens, dont les premières répétitions sont qualifiées par certains observateurs de para-militaires, chante la saga d’esprits éclairés qui, constatant la faillite du système terrestre, décident de s’installer, avec toutes les bonnes volontés, sur une lointaine planète, Kobaïa.

    Certains décèlent dans cette philosophie de l’absolu des résurgences du gauchisme, voire de l’idéologie hippie. D’autres n’y relèvent qu’une expression sectaire. Les propos de Christian Vander font bientôt référence au principe de destruction créatrice, et certains concepts de puissance supérieure sont à rapprocher des théories du philosophe allemand Friedrich Nietzsche. L’usage d’une langue imaginaire (le kobaïen), aux intonations centre-européenne, voire germaniques, finit de désarçonner une France musicale qui végétait, jusqu’alors, dans la béatitude d’une copie servile du modèle anglo-saxon.

    Sur scène, les musiciens se présentent entièrement vêtus de noir, un pendentif argenté laissant figurer une griffe, qui deviendra le logo du groupe, passé autour du cou. On ne tarde alors pas à taxer Magma de fascisme rampant, ce qui offre une atmosphère très particulière aux concerts. Pendant ce temps-là, Christian Vander joue toujours aussi bien de la batterie.

    Premier disque, premier choc

    On retrouve dans le premier (double) album – éponyme (mais on l’identifie également sous l’appellation de Kobaïa) – du groupe (1970), les influences majeures de Christian Vander : l’avant-garde du rock et ses artisans Frank Zappa (dont on rapprochera Vander, dans sa vocation de démiurge, de gourou et de leader) ou Soft Machine, puis les Britanniques de Henri Cow, le free jazz, et quelques éléments de musique contemporaine (en particulier le travail sur la dissonance). Et, naturellement, John Coltrane.

    Composent la structure initiale (outre le chanteur, leader, batteur et compositeur) : à la production, l’ancien bassiste et claviériste de Zorgone Laurent Thibault (qui dirigera plus tard le mythique studio du Château d’Hérouville), les saxophonistes Teddy Lasry (ancien musicien du Théâtre du Soleil, qui prend en charge les arrangements de la section de cuivres) et Richard Raux, François « Faton » Cahen aux claviers, Claude Engel (ancien d’Omega Plus et qui devient ensuite un guitariste incontournable de la chanson de variété francophone), le trompettiste martiniquais Alain « Paco » Charlery, le bassiste Francis Moze (qui quitte le groupe en 1973 pour fonder Gong) et l’ex-chanteur de Blues Convention Klaus Blasquiz (qui se consacre par la suite au dessin et au journalisme).

    Comme il faut bien vivre, c’est sous l’appellation de Transition que la plupart de ces musiciens assurent à la même époque les premières parties de Deep Purple, au cours desquelles ils s’empressent de singer le groupe de hard rock britannique.

    Sur la route

    En 1971 sort le deuxième album de Magma, 1001° Centigrades (ou Magma II). Claude Engel a quitté le groupe peu de temps auparavant. C’est à cette époque que le manager Giorgio Gomelsky, après avoir géré les affaires des Rolling Stones, monte pour Magma une tournée des Maisons de la Culture, riche en déboires. Le groupe triomphe ensuite au Festival de Montreux, à la Fête de l’Humanité et sur la scène de l’Olympia de Paris, mais, épuisé par les tournées incessantes, finit par imploser.

    En 1973, le guitariste Claude Olmos (Alan Jack Civilization) rallie le nouveau Magma, en compagnie notamment de la choriste Stella Zelcer, épouse Vander (ancienne vedette de la chanson de variété des années soixante, interprète de l’immortel « Si vous connaissez quelque chose de pire qu’un vampire, parlez m’en toujours, ça pourra peut-être me faire sourire » et jusque-là préposée aux éclairages) et de celui qui deviendra le bassiste emblématique de la formation, Jannick Top. Magma se produit alors au festival de Newport.

    L’album Mekanïk Destruktïẁ Kommandöh est enregistré en avril à Oxford (Grande-Bretagne) en compagnie d’un chœur. Cela reste comme l’un des albums majeurs du groupe. En 1974, alors que Magma a rapatrié ses bases en France, renonçant à une carrière aux Etats-Unis (malgré une belle tournée en compagnie des vents et cuivres des Brecker Brothers), est édité l’album Köhntarkösz, premier disque à laisser figurer une composition de Top (« Ork Alarm »). Au mois de juin, le groupe ne résiste pas à une catastrophique tournée espagnole.

    Renaissance, bis

    Vander et Blasquiz recrutent alors le violoniste Didier Lockwood, tout jeune lauréat du Conservatoire. Le bassiste Bernard Paganotti remplace quant à lui Jannick Top. En 1975, le groupe propose un album en public, qui est salué de critiques enthousiastes et qui reste comme un document essentiel de la bonne compréhension du rock français des années soixante-dix.

    En 1976, le nouvel album du groupe, sombre et violent, s’intitule Üdü Wüdü, qui surprend par son parti-pris de brièveté des morceaux. En 1978 paraît le très funky album Attahk, dans lequel les critiques relèvent une certaine banalisation de l’inspiration d’un groupe profondément original.

    Parallèles

    En 1979, Vander crée un premier projet parallèle, l’Alien Quartet (formation à trois pianos), qui laisse place près de dix ans plus tard au très coltranien Trio Christian Vander (rassemblant en un premier temps Alby Cullaz et Michel Graillier). Au-dessus de ces deux formations plane l’ombre portée de John Coltrane.

    En 1983, Vander crée Offering, nouvelle structure parallèle à Magma, qui aborde dans une optique acoustique le travail sur les claviers, les percussions et les voix. Magma est alors plongé en hibernation.

    Renaissance, ter

    En 1985 est édité l’album Merci, dont les séances ont débuté trois années auparavant. A partir de 1992 (et pour trois ans), Christian Vander crée Les Voix de Magma, ensemble de choristes et instrumentistes, mettant l’accent sur les parties vocales des œuvres du groupe. En 1994 est créé Welcome, ensemble réunissant un piano, deux saxophones, deux contrebasses et deux batteries.

    Les 14 et 15 octobre 1995, on fête le vingt-cinquième anniversaire du groupe pour un spectacle réunissant plus de cent jeunes choristes et instrumentistes, sous le titre générique de Babayaga La Sorcière.

    De toute éternité

    Depuis 1996, Magma se produit de nouveau régulièrement en concert, assurant des tournées en France et en Europe, au Japon ou aux Etats-Unis.

    On a célébré au mois de mai 2000 le trentième anniversaire de Magma, par trois jours de concerts au théâtre du Trianon à Paris, des représentations couvrant toute l’évolution artistique, chronologique, et historique, du groupe. En 2004, après plus de vingt ans de silence discographique, sort Köhntarkösz Anteria. Cet album, comprenant les trois mouvements d’une même œuvre, rassemble entre autres les chanteurs Stella Vander et Antoine Paganotti.

    En 2005, le trente-cinquième anniversaire de Magma est célébré au Triton (en région parisienne), où les morceaux les plus représentatifs de l’œuvre, sont interprétés au cours de vingt concerts par les plus grands musiciens ayant transité dans le groupe.

    Ces soirées font l’objet d’une édition en DVD. Nombre d’anciens musiciens du groupe ont essaimé au sein de plusieurs brillantes formations : Art Zoyd, Gong, Zao, Weidorje, ou Nefesh Music.

    Par-delà les ambitions affichées et les excès en corollaire du genre, Magma s’impose comme un définitif ensemble de musique progressive. Nourri des critiques de ses détracteurs et des lauriers de fanatiques en aussi grand nombre, Magma offre la vision unique d’une vie en musique et d’une musique en vie. Et jamais un groupe français ne s’est à ce point confondu avec un homme, et un projet.

    Copyright 2010 Music Story Christian Larrède

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