LENY ESCUDERO

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    « On m’a reproché d’avoir un vocabulaire qui ne dépasse pas mille mots. J’ai fait avec ce que j’avais. C’est long de reprendre leurs mots aux riches » – Leny Escudero

    Joaquim Leni (dit Leny) Escudero est né (d’un père gitan) le 5 novembre 1932, dans le village navarrais d’Espinal, sur le contrefort des Pyrénées. Ses parents, républicains espagnols et analphabètes, sont contraints de fuir leur pays en 1939. Il conservera toute sa vie l’amère nostalgie du déracinement (évoqué, par exemple, dans « Malenfance »). Il a en effet grandi, dans de rudes conditions, au sein de ce quartier parisien et populaire de Belleville, où la famille d’immigrés s’est installée, alors que le petit garçon n’était âgé que de sept ans. Après avoir obtenu son certificat d’études, il occupe divers petits boulots (d’apprenti métreur à carreleur, en passant par simple manœuvre ou terrassier), mais est également confronté au chômage.

    Riche et célèbre

    Et la chanson l’emporte dans ses tourbillons, comme un destin à l’antique et un désir irrépressible : il saute le pas en 1957. Il se propose dans tous les cabarets de la rive gauche parisienne ; tous le refusent. Jusqu’à ce qu’un certain Jacques Canetti, grand découvreur de talents devant l’éternel et patron des Trois Baudets, lui propose la scène de son établissement. Il l’occupera trois saisons durant.

    C’est le directeur artistique Léo Messir (secondé par son épouse), qui lui met le pied de sa carrière à l’étrier du métier : il enregistre son premier disque – « Pour une amourette » (la chanson sera reprise par Danielle Darieux, Michèle Arnaud, et… Sarah Vaughan) , « Ballade à Sylvie », « Vingt ans après », « Parce que tu lui ressembles » – en 1962. C’est un triomphe (un million deux cent mille exemplaires vendus). Les programmes de télévision raffolent alors de ce contre-emploi, qui rompt avec la vague du twist et des copains d’alors. Dans le contexte, même les grands anciens (Charles Aznavour, Georges Brassens, Gilbert Bécaud) sont ébranlés et Leny a besoin de toute l’amplitude de sa voix rauque pour se faire entendre.

    Voyageur

    Après des débuts, certes, à contre-courant de la vagué yéyé d’alors, mais dans le moule d’une certaine tradition romantique de la chanson française, Leny Escudero fuit néanmoins le jeu des apparences, en vogue dans le marché de la musique, afin de s’octroyer des voyages de par le monde, avec ce que cela suppose de rencontres. Il se rend ainsi en Amérique du Sud, puis en Union soviétique, au Moyen-Orient, dans le sud-est asiatique, aux Etats-Unis… à une époque où les voyages ne sont pas aussi coutumiers qu’aujourd’hui.

    Tout n’est pas rose tendre dans ces pérégrinations, mais le souvenir de cette école qu’il aide à construire au Bénin (à l’époque où ce Royaume Dan s’appelait Dahomey) longtemps lui réchauffe le cœur. Entre deux voyages, il fait escale dans les studios, pour remplir les caisses et vider son âme, et enregistre quelques brûlots (« Tant pis pour Verdun »), et des chansons plus positives (« La Vérité », « Garde espoir »).

    Combattant

    Son retour à la chanson et à la lutte sociale se fait dans le contexte d’une poésie de combat et humaniste (« Je t’attends à Charonne »). Il doit alors batailler à contre-courant contre une certaine désaffection du public. Mais, en acceptant de se produire dans les salles de province les plus modestes, Leny Escudero parvient peu à peu à reconstituer une audience de fidèles.

    En 1971,il se voit décerner le prix de l’Académie Charles-Cros (grâce à l’album Escudero 71 et des chanson illuminées, comme « Van Gogh » ou « Le Vieux Jonathan »). Deux ans plus tard, il compose une chanson particulièrement emblématique de sa carrière : « Vivre pour des idées », évocation des combats pour la liberté, en particulier de la guerre d’Espagne. En 1974, un nouvel album accueille l’un des non moins synthétiques fleurons de la carrière de Leny Escudero : « Merci mon adjudant », ainsi que le référencé « Le Poing et la rose ».

    Il tourne également pour le cinéma ou la télévision, lorsqu’on lui confie des rôles – pas vraiment de composition – d’immigré, de militant révolutionnaire ou de gitan.

    Toujours vivant

    Dans l’album Leny Escudero Chante la Liberté (1997), il interprète les grandes partitions du répertoire insurrectionnel, signées Louis Aragon (« L’Affiche rouge », sur une musique de Léo Ferré), Joseph Kessel et Maurice Druon (« Le Chant des Partisans »), Boris Vian (« Le Déserteur ») ou Jean-Baptiste Clément (« Le Temps des cerises »).

    Leny Escudero réside à Giverny, près de Vernon, en Normandie. Il est père de trois enfants. L’un de ses garçons l’a accompagné sur scène durant toute sa carrière, timide vis-à-vis de sa propre carrière, et a mis en musique la plupart de ses textes. Ce sont désormais ses petits-enfants qui l’entourent en concert : le chanteur les appelle sa tribu.

    Copyright 2010 Music Story Christian Larrède

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