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King Crimson

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    C’est en Octobre 1969 à Londres que commença la formidable aventure qui se poursuit encore actuellement et que l’on peut diviser en quatre périodes.

    La première démarra par le coup de tonnerre, l’incroyable déflagration que représenta dans le ciel serein de la scène pop-rock de l’époque ce « premier modèle » (Peter Gabriel) , ce « chef d’œuvre de l’étrange » (Pete Townshend), ce « Sergent Pepper’s de la musique progressive » (Xavier Chatagnon de Rock & Folk) qu’est sans aucun doute In the court of the crimson king, l’album dont même les non spécialistes se souviennent encore (l’album à l’oreille), tant son contenu allait ouvrir au rock et à la musique en général des perspectives d’une nouveauté aussi radicale qu’inouïe (étymologiquement parlant).

    Car ne nous y trompons pas, même si dans le véritable bouillon de culture que représente cette époque, certaines voix s’étaient déjà faites entendre, désireuses de sortir la musique populaire d’un indéniable formatage (et on peut penser à l’inspiration romantique et onirique des Moody Blues - utilisant déjà le mellotron - de « The Days of future passed », baroque et extravagante du « Nice » des The Nice, symphonique et ténébreuse du « Shine on Brightly » des Procol Harum et de sa longue suite « In held twas in I »), les Pink Floyd en étant encore à une formule certes originale mais rétrospectivement relativement classique dans le psychédélisme ambiant, Yes et Genesis encore dans les limbes, c’est bel et bien le premier opus du Roi Pourpre (en compagnie peut-être de ceux de la Soft Machine mais dans un tout autre registre) qui s’impose magistralement comme la pierre de base du rock qu’on ne tarderait pas à appeler progressif et qu’il fondait donc littéralement, autant que la référence absolue de tous les musiciens soucieux de recherches sans compromis, de croisements, d’invention et d’audace, le tout à un niveau de perfection formelle et de maîtrise instrumentale qui laisse pantois pour une première production et que très peu atteignirent par la suite, quelque soit leurs ambitions initiales.

    Et si dans cette première période, la formation de départ (R. Fripp, G. Lake, M.Giles, I.Mac Donald, P.Sinfield) allait subir maints changements de personnel, jusqu’au premier split général, le cap était définitivement donné d’une fusion toujours inventive, d’une beauté parfois sereine mais toujours sidérante, de rock symphonique et mélodique, ou énergique et furieux, de jazz déjanté et insoumis, et d’expérimentation quasi avant-gardiste, variant sans pratiquement jamais défaillir (à quelques redites près dans In the wake of Poseïdon et quelques légères baisses de régime dans Islands) ses effets, dans un fabuleux kaleïdoscope d’influences et de timbres (des instruments les plus classiques aux dernières innovations technologiques de l’époque) pour accoucher d’une musique d’une richesse, d’une diversité et d’une cohérence hors du commun.

    En 1972 la valse des membres du groupe cesse faute de combattants (les exigences du maître Fripp ne sont pas toujours faciles à assumer, et la vie de tournée toujours harassante pour un groupe ne vendant tout de même pas beaucoup d’albums et contraint de tourner beaucoup pour vivre), et les divergences musicales avec le dernier résistant (parolier talentueux et unique membre fondateur restant) P. Sinfield étant devenues trop criantes, le capitaine Fripp se retrouve seul, mais avec une parfaite idée de la voie où il désire désormais s’engager.

    Car la deuxième période du groupe jusqu’en 1974 (autour des musiciens de base : B. Bruford qui n’hésite pas un instant à quitter un groupe pourtant aussi prestigieux que Yes, J. Wetton et D . Cross auquel J. Muir apporte un bref mais lumineux concours), souvent la préférée par les aficionados du groupe, va voir celui-ci atteindre des hauteurs peut-être parfois encore plus élevées. R. Fripp atteint désormais sa maturité créative et instrumentale (il devient définitivement l’incroyable guitariste que même des virtuoses comme Steve Vaï ou Joe Satriani reconnaissent, sans que les béotiens épris de soli tape-à-l’œil puissent le comprendre, un maître absolu) et c’est bien autour de sa guitare prédominante, tranchante comme l’acier, au son énorme et aux embardées frénétiques, que la créature va renaître et emprunter des chemins toujours aussi inexplorés (les capacités de défrichage du groupe et de son mentor sont pratiquement sans égales) mais côtoyant de plus en plus intimement les berges sombres d’un nihilisme torturé et d’une noirceur radicale.

    Et de Lark’s tongue in aspic à Red (influence majeure de Kurt Cobain, qui va jusqu’à totalement réinventer un heavy métal d’une monstrueuse intelligence et faire ainsi exploser les limites du genre) en passant par Starless and bible black, King Crimson va illuminer l’histoire musicale du XX ème siècle de quelques unes de ses pages les plus paroxystiquement éblouissantes.

    Mais les voies du maître sont impénétrables et il fait brutalement de nouveau le vide autour de lui et cette fois-ci pour une très longue période. Car l’animal ne renaîtra qu’en 1981 avec B. Bruford et deux nouveaux venus l’américain T. Levin et le transfuge virtuose de Talking Heads A. Belew, inaugurant ainsi une formule inédite à deux guitaristes, source évidente de renouvellement.

    Et c’est sûrement à ce dernier que la nouvelle orientation du groupe doit beaucoup pour cette troisième période plus âpre, plus urbaine, plus « indy » par certains côtés, parfois plus tribale, plus dansante, peut-être un peu trop influencée par la new-wave ambiante (d’où le nouveau guitariste était évidemment issu) par d’autres, sûrement moins aboutie (toutes proportions gardées eut égard aux habitudes prises, mais ce côté « brut de fonderie » allait perdurer, explicitant, si besoin en était, clairement, que cette musique là n’est pas forcément faite pour plaire) passant des morceaux les plus fracassés et les plus sauvagement déstructurés, aux presque ballades en passant par ces valses hypnotiques et obsédantes que permettent les possibilités nouvelles de dialogues entre les deux guitaristes et dont le premier jalon monochrome Discipline reste l’opus majeur (mais il ne faudrait surtout pas oublier d’écouter une fois dans sa vie les véritables tueries que sont « Industry » et « Lark’s tongue in aspic part III » sur Beat, et les terribles descentes aux enfers de « Neurotica » et « Requiem » sur Three of a perfect pair).

    Mais R.Fripp éprouve alors de nouveau le besoin de se ressourcer, et la dernière formation, modèle de stabilité par rapport aux précédentes, est brutalement dissoute en 1984, l’inter-règne, comme se plait à les appeler R.Fripp lui-même, durant jusqu’en 1994, date à laquelle débute la dernière période du groupe, période heureusement encore d’actualité.Et que l’on pourrait qualifier finalement de synthèse, car à partir d’une formation certes hors du commun (un double trio guitare, basse, batterie où les nouveaux arrivants Trey Gunn et Pat Mastelotto, ancien accompagnateur de David Sylvian avec qui Rober Fripp avait déjà travaillé pendant son éloignement du groupe, épaulent les grands anciens de la période précédente) King Crimson forge sur un procédé quasiment idiosyncrasique d’alternance de sonorités électronisantes à souhait et de réminiscences acoustiques, l'amalgame du heavy-métal progressif perfectionné pendant les deux premières périodes, et des incroyables duels de guitares endiablées initiés par la troisième (et qui deviennent une véritable marque de fabrique du groupe) accentuant avec une puissance encore accrue le côté abrasif d’une musique aux débordements d’une ténébreuse et incoercible rage, et atteignant de nouveaux sommets dans Thrak et The power to believe.

    Plût aux forces de l’ombre et de la beauté convulsive que l’aventure ne s’arrête pas là, comme le laisse heureusement présager les dernières rumeurs.

    Copyright 2010 Music Story Olivier Souane

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