KEZIAH JONES

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    Exil...



    Né Olufemi Sanyaolu le 1er octobre 1968 à Lagos (Nigéria), l’enfant quitte son pays natal pour l’Angleterre à l’âge de huit ans, entraîné par les aspirations familiales. Ce fils de chef de tribu Yoruba et de surcroît riche industriel est promis à un bel avenir. Il est donc envoyé à Londres pour étudier et se trouve confronté pour la première fois au monde occidental. Mais très vite il tourne le dos aux ambitions paternelles pour se réfugier dans la musique.

    Il apprend le piano à l’âge de treize ans et trois ans plus tard, il touche sa première guitare, instrument qui ne le quittera plus. Il libère son âme comme il le chantera quelques années plus tard. La rumeur voudrait qu’il se soit fait repérer dans le métro parisien par un directeur artistique en 1990. Qu’elle soit fondée ou non, une chose est sûre, c’est bien dans les rues et les clubs londoniens que Keziah Jones se produit en premier lieu. Avec toute l’énergie brute et les fêlures de l’exilé, il livre en 1993 l’album Blufunk Is A Fact, qui est en réalité le second, succédant à Finigro Interstellar paru en 1991 (il est alors accompagné d’un bassiste, Phil Sewell, et d’un batteur, Richie Stevens, avec qui il tourne dans tout le Royaume-Uni).




    Le rythme c'est l'amour

    Le succès international de Blufunk Is A Fact (300 000 exemplaires vendus) a tendance à faire oublier le premier disque. Celui que l’on présente dès lors comme le prince africain à l’allure so british s’impose sur la scène internationale. La magie s’opère grâce à des morceaux tels que « Where is Life? », « Free Your Soul » et surtout le célèbre « Rhythm is Love ». Sur scène, nul ne peut rester insensible au jeu de guitare si particulier de Keziah Jones, influencé par  Jimi Hendrix. La six-cordes n’a plus de secrets pour lui, il slappe comme s’il tenait une basse entre les mains, et tape dessus comme s’il jouait des percussions, ne résistant pas à faire de la démonstration en jouant avec la guitare dans le dos, torse nu, le chapeau incliné sur la tête, fidèle à sa représentation médiatique.

    Le Live EP de 1993 en donne un court aperçu. En 1995, il produit un album plus varié et méditatif, African Space Craft, dans lequel il évoque les problèmes de l'artiste africain contemporain (« Splash »). Le disque produit par Ron St. Germain (Living Colour) s’ouvre vers des horizons jazz et des rythmes africains. Après une tournée avec ses musiciens Mr Soul (basse) et Ian Mussington (batterie), Keziah Jones fait une parenthèse et se consacre à d’autres facettes de son art comme la peinture et l’écriture de poèmes.




    L'Orphée noir

    Il revient sur le devant de la scène en 1999 avec Liquid Sunshine, un album plus accessible et fortement teinté de blues. Mais, à l’instar de l’album précédent, il ne renouvelle pas le succès des débuts. Il lui faut attendre Black Orpheus en 2004, pour voir Keziah Jones à l’apogée de sa carrière. Plus personnel, il marque un retour aux sources africaines avec les titres « Kpafuca » ou « Orin O’Lomi ». Magique et envoûtant, cet « Orphée Noir » semble traversé par l’âme de Fela Kuti. Plus ou moins boudé par les fans de la première heure qui le trouvent trop commercial , il n’en est pas moins l’album de la maturité.

    Le cinquième album de Keziah Jones, Nigerian Wood, est enregistré dans le célèbre studio Electric Ladyland à New York, créé par Jimi Hendrix. Son lancement en septembre est l'occasion pour le guitariste de faire un clin d'oeil au passé lorsqu'il se produit le jour de sa sortie à la station Miromesnil du métro parisien. Sur le plan musical, Nigerian Wood renoue avec l'inspiration des grands jours en proposant un funk « afrodisiaque ».

    Copyright 2010 Music Story Nadia Hammami

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