KASABIAN

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    Kasabian

    Commençons par le commencement : Kasabian a engendré un monstre. Un qui impressionnera les croyants, sèmera la peur dans les cœurs de ses ennemis et semble parti pour chevaucher le monde tel un colosse. Il est donc convenable qu'il tienne son nom d'une des créatures les plus effrayantes à avoir jamais vécu sur terre.
    “Le velociraptor était le seul dinosaure à pouvoir battre le tyrannosaure,” explique le compositeur / guitariste du groupe Serge Pizzorno. “Ils y arrivaient parce qu'ils chassaient en meute et ne se quittaient pas.

    Quand j'ai rencontré Tom il m'a dit que s'il avait un jour son groupe, il l'appellerait The Velociraptors, et ça semblait bien de l'utiliser maintenant parce que nous sommes toujours le même groupe de frères que quand nous avons débuté. Et après notre dernier album, nous voulions un titre qui soit direct et visible.” Le ‘dernier’ était, évidemment, ‘West Ryder Pauper Lunatic Asylum’. Un chef d'œuvre psychédélique qui s'est vendu à près d'un million d'exemplaires à travers le monde (et au coquet nombre de 730 000 exemplaires au Royaume-Uni), le troisième album du groupe (et le deuxième numéro un au Royaume-Uni) a confirmé la place de Kasabian en très bonne place au banquet du rock britannique. Tout en offrant à la nouvelle décennie son premier hymne de festival avec le single du top trois ‘Fire’, il a également apporté quelques prix à exposer sur le manteau de la cheminée. Nommé Meilleur Album par Q et nominé pour le Mercury Prize, le groupe a également reçu le prix de Meilleur Groupe Britannique aux Brits, Meilleur Album aux NME Awards et tout un cortège d'autres nominations. “Le fait que nous soyons devenus plutôt grands avec ce disque est incroyable”, dit Serge. “West Ryder a été notre Ogden’s Nut Gone Flake. Tout dedans était parfait. Mais c'est fait maintenant et il est temps de passer à la suite. Mais l'enjeu est plus grand”.

    Si WRPLA a vu Kasabian émerger d'un marécage cosmique d'influences avec sa propre identité, Velociraptor! est la même bête qui a fini sa croissance. C'est le son d'un groupe qui a assimilé les leçons tirées de dix-huit mois de tournée dans des stades et sur les grandes scènes festivalières et les a mises en œuvre. “Le succès de West Ryder a montré que les gens ne veulent pas toujours entendre la même chose”, explique Serge.
    “Nous n'avons pas changé en tant que personnes, nous sommes toujours le même groupe de blagueurs que nous soyons dans un palace de Monaco ou au pub du coin, mais le succès signifie que musicalement, nous pouvons aller où nous voulons maintenant. C'est ce que j'aimais chez les Beastie Boys, on ne savait jamais ce qu'ils allaient faire après”. L'inspiration pour le nouvel album est venue un soir tard, dans la nouvelle maison de Serge, perdue dans la campagne proche de Leicester. “J'ai ce vieux jukebox et une nuit où je suis resté debout jusqu'à six heures du mat', il n'arrêtait pas de sortir tous ces grandes chansons, d'Elvis aux Chemical Brothers”, explique-t-il. “Je me disais, wow, imagine avoir un album comme ça, que tu pourrais passer à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit et qui te sortirait un grand titre après l'autre. Je savais que c'était extrêmement ambitieux, mais que si nous y parvenions, le résultat serait incroyable”.

    Pour réussir un tel exploit, même Serge a eu besoin d'aide extérieure. Alors chaque soir, après qu'il s'était couché, une mystérieuse présence se manifestait par la fenêtre de son studio et l'aidait. “Je sais, ça semble dingue”, s'amuse-t-il. “J'étais à la maison, jouant mon rôle de papa qui s'occupe de son (bébé garçon) Ennio, et puis j'allais dans le studio et j'appuyai sur "play" et j'entendais toute cette musique incroyable. Je me demandais, ‘mais qui a fait ça?’ Je n'en avais aucun souvenir. Je ne dormais pas beaucoup et j'ai eu l'idée que c'était un esprit mexicain qui descendait de quelque part et m'aidait”.
    Le résultat de ces face-à-face métaphysiques est un ensemble de chansons extraordinaires, toutes avec des textes affutés au rasoir. Traitant de sujets aussi variés que la vacuité de la culture de la célébrité (‘La Fee Verte’s’: “Dogs in handbags/Everyone’s a star”) l'auto-justification brulante (‘Days Are Forgotten’) et les histoires d'amour destructrices (la berceuse rock’n’roll ‘Goodbye Kiss’), c'est la preuve que le manque de sommeil peut être une drogue hallucinogène en soi. “J'ai passé un mois à travailler seulement sur les textes, ce que je n'avais jamais fait avant”, explique Serge.
    “Je suis essentiellement influencé par les MC. J'adore la façon dont Wu-Tang, Gift Of Gab et Doom lancent des mots. Les gens ont dit que les textes ne ressemblent pas à ce qu'on attend d'un jeune père, mais c'est juste comme cela qu'ils sont sortis” (rires). Le résultat, comme pour ‘West Ryder’, est ensuite parti à San Francisco pour être mixé par Dan ’The Automator’ Nakamura, et en six semaines, Velociraptor! a développé ses muscles et Tom Meighan a offert les meilleures performances vocales de sa vie.

    “Tom a été fabuleux”, sourit largement Serge. “Il partait pour ses folles marches de 12 km à travers San Francisco, chantant les chansons en traversant le Pont du Golden Gate. Ensuite il revenait au studio et les capturait.”

    La dernière pièce du puzzle est venue avec l'ajout de cordes aux British Grove Studios à Londres. “C'était une expérience incroyable”, raconte le guitariste. “Je donnais toutes ses folles indications à un orchestre de vingt instruments comme ‘Je veux que ce soit effrayant’ ou ‘plus d'horreur’. Le résultat est tellement beau, époustouflant”.

    Deux descriptions adaptées à Velociraptor! lui-même. Placez le sous un microscope et vous trouverez des traces d'ADN musical de tout le monde depuis Nirvana (le poids lourd turbo-disco ‘Re-Wired’) à Led Zeppelin (l'agitateur des stades ‘Days Are Forgotten’) ; de Karen Dalton (‘Goodbye Kiss’) à Boards Of Canada (‘Shelter From The Storm’). Le résultat final, cependant, est cent pour-cent Kasabian. Juste plus âgé, plus mature, et capable de vous toucher à chaque fois. Quand Tom chante dans ‘Re-Wired’, “I flip the switch and make you feel electric" ["J'actionne l'interrupteur et je te rends électrique"].
    “L'objectif était de faire un classique moderne”, explique Serge en conclusion. “Une chanson pour laquelle les gens se prennent d'affection et qu'ils fredonnent. Quinze ou seize ans se sont écoulés depuis la sortie du dernier album que l'on peut véritablement qualifier de classique, mais je crois que nous y sommes parvenus.”
    Le meilleur groupe britannique vient de sortir son meilleur album à ce jour. Un album parfait pour les soirées et les gros titres ; les chambres de bonne et le Budokan. Et les jukebox 24h/24. Et, comme le tyrannosaure l'a appris à ses dépens, toute opposition est inutile.

    Le nouveau single ‘Switchblade Smiles’ est actuellement disponible en téléchargement immédiat sur www.kasabian.co.uk et le LP ‘Velociraptor!’ sortira le 19 septembre.

    #LiveOlympia

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