JACQUES DEBRONCKART

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    À propos

    Benjamin de 3 enfants, Jacques naît le 13 janvier 1934, en Seine et Marne.
    Il passe son enfance à Lisieux. Enfance difficile, dominée par la pauvreté et l’insécurité, traverée par la guerre. Son père, représentant de commerce, écrit… et Jacques admire ses poèmes.
    La musique et le théâtre l’attirent très jeune.
    Il étudie le piano et l’harmonie dès l’âge de 7 ans.
    Le passage des huissiers qui vident l’appartement familial – il a alors ans – le blesse profondément.
    Elevé dans la religion protestante, Jacques est alors croyant et pratiquant. Ce n’est qu’adulte qu’il rompra avec la religion.
    En 1948, la famille s’installe à Paris. Jacques fréquente le lycée Condorcet. Après le bas, il mène parallèlement des études d’Histoire et des études de Musique, au Conservatoire, en auditeur libre.
    Rapidement, il abandonne l’histoire au profit de la musique.
    Jacques devient pianiste de bar. En 1953, Il rencontre une chanteuse de 15 ans : Jacqueline, qui deviendra sa femme en 1957. Jacqueline travaillera comme comédienne et chanteuse sous le nom de Janet Clair (elle interprètera notamment Hodel, une des filles d’Ivan Rebroff dans « Le violon sur le toit » en 1969). Deux enfants naîtront : une fille en 1957, un garçon en 1959.
    Jacques fait son service militaire en 1958. Il échappe de justesse au départ pour l’Algérie… parce que Jacqueline est enceinte d’Arnaud ! Mais il n’est pas question de cesser de travailler. Chaque soir, Jacques fait le mur et rejoint son piano de bar.
    En 1960, Jacques quitte les bars pour les cabarets. Il y accompagne des chanteurs tels que Maurice Fanon, Bobby Lapointe, Pia Colombo ou Christine Sèvres. Il se lie d’amitié avec Bernard Diney.
    Il se met à composer pour les autres mais ne pense qu’à chanter lui-même.
    Un jour, venu à une émission de télévision pour accompagner au piano un ami, il doit le remplacer au pied levé… En effet la condition pour passer au « Temps de la chance » est justement de n’être jamais passé à la télévision. Ce n’est plus le cas de Jacques Boyer qui demande à Jacques de prendre sa place…
    En 1965, Jacques enregistre son premier 45 tours chez Philips (trois autres suivront en 1965 et 1966).
    La chanson Adélaïde connaît le succès.
    Des français d’Australie lui écrivent, persuadés qu’il a, lui aussi, fait le voyage… On lui nevoie un boomerang en cadeau ! Radios et télés s’enchaînent. Jacques fait un premier passage à Bobino en 1965, un deuxième en 1966.
    En 1967, Jacques enregistre son premier 33 tours à la BAM.
    On trouve dans ce disque toutes les chansons qu’on lui refuse ailleurs : chansons politiques, chansons classées difficiles voire impassables par les médias. « Mutins de 1917 » surtout est l’objet de la censure. On sait à quel point le sujet est tabou. Plus de trente ans après sa création, la chanson est passée pour la première fois sur France Inter à l’occasion de la réhabilitation des mutins par Lionel Jospin et à la demande d’un auditeur.
    Les radios d’aujourd’hui parlent volontiers de la censure d’hier : ce sont elles qui nous ont appris l’existence de ce fichier de chansons interdites sur lequel ont figuré quelques-unes des chansons de Jacques.
    Ainsi Jacques Debronckart s’affirme–t-il en 1967 comme un auteur non-conformiste et fort peu enclin aux concessions. Voilà qui ne colle guère avec le monde du show-biz qui semblait lui ouvrir les bras deux ans plus tôt. Voilà surtout qui va rendre sa carrière singulièrement plus difficile que prévu.
    Mais en 1969, Jacques écrit « J’suis heureux », satire de la société de consommation. Le succès de ce disque – pour lequel il obtient le Grand Prix de l’Académie du Disque Français – remet Jacques sur orbite ! Il passe une troisième fois à Bobino, en 1970.
    « J’avais commencé par écrire J’suis heureux tout à fait dans l’autre sens. Le héros de la chanson disait : « J’ai ça, et ça, et ça… et pourtant je n’suis pas heureux… » et puis je me suis aperçu que la chanson n’était pas marrante, alors j’ai décidé de l’écrire au second degré : j’ai ça, j’ai ça, j’ai ça… et j’suis heureux ! C’est obligatoire ! »
    En 1973, sort son 3ème 33 tours : « Je vis ».
    Mais Jacques est avant tout homme de scène, d’autant plus spontané et improvisateur, qu’il est son propre accompagnateur, son propre metteur en scène ! Ce début des année 70 est marqué » pour lui par la découverte du café-théâtre, pour lequel il a le coup de foudre. On le voit à la Cour des Miracles, aux Blancs Manteaux, au Connétable, au Café de la Gare…
    Jacques sillonne la France, la Belgique, la Hollande, la Pologne. C’est en 1974 qu’il fait sa première tournée en Suisse. Il y reviendra ensuite chaque année. Son contact avec des lieux tels que le cabaret « Chaud 7 » (Fribourg) ou les « Faux Nez » (Lausanne) est extrêmement chaleureux.
    Mais dès les années 60, Jacques écrit de bout en bout plusieurs comédies musicales. Son travail est enfin récompensé en 1974 : on donne « Les aventures de Tom Jones » au Théâtre de Paris.
    1975 : Deux pièces sont jouées, dont Jacques a écrit la musique de scène : « Madragora » (Machiavel), « La veuve rusée » (Goldoni), représentée au Théâtre Montansier de Versailles. La pièce sera reprise en 1976 au Théâtre 347 puis diffusée à la télévision dans la série « Au théâtre ce soir » en 1980.
    1976 : Sortie d’un nouveau 33 tours : « Un homme est debout ».
    Jacques – qui passe à l’époque dans des cabarets parisiens tels que l’Ecluse, le Port du Salut, la Galerie 55, la Villa d’Este – va découvrir cette année-là le Lapin Agile, sur la Butte de Montmartre. 1978 : Représentation des « Caprices de Marianne » (Musset), à la Maison de la Culture de Reims (Jacques en a composé la musique de scène).
    C’est aussi cette année-là que Jacques tombe malade.
    1979 : « Fanfan la Tulipe » (2ème version !) est joué aux opéras de Nantes, Liège et Toulouse. Cette comédie musicale a une longue histoire : écrite une première fois en totalité en 1969, elle manque de peu à l’époque d’être jouée à Paris.
    1981 est une année très riche. Après deux années de traitement, Jacques semble guéri. Débordant de vie retrouvée, il écrit alors d’un coup une floppée de nouvelles chansons : L’an 2000, Klepto, Mélo, Pitié pour le chanteur. A quoi tu joues etc…
    Il participe au Grand Echiquier d’Yvonne Lefébure. Jacques Chancel lui consacre une Radioscopie. Il par ensuite pour une tournée d’un mois au Québec.
    Le 6 avril, il donne un récital à l’Olympia, au profit de la recherche sur les maladies malignes du sang. « Mes thèmes n’ont pas changé, j’essaie toujours de parler de l’Homme, de ses joies, de ses angoisses, de ses luttes, de sa relation aux autres, d’après mes propres expériences. Les autres sont la matière dans laquelle je puise. Nous avons besoin de fraternité. J’ai chanté pour des malades à cause de la fraternité qui existe entre eux. »
    En 1982, Jacques enregistre un dernier disque, chez Gérard Meys. La SACD lui décerne le prix André Barde. Jacques nous quitte le 25 mars 1983.

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