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Jackson Brownie en concert à L'Olympia à Paris

JACKSON BROWNE

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    Los Angeles - New York City - Los Angeles

    Clyde Jackson Browne est né en Allemagne, à Heidelberg, le 9 octobre 1948 ; son père Clyde Jack Browne était un Californien travaillant pour le périodique Stars And Stripes dans l'Allemagne occupée, et musicien amateur. Deux ans après sa naissance, ses parents l'emmènent lui et ses deux premières s?urs s'installer à Los Angeles dans la maison en adobe construite en 1920 par son grand-père imprimeur (immortalisée sur la pochette de l'album For Everyman), puis dans Orange County. C'est au lycée que Jackson Browne apprend la guitare et forme un premier groupe avec d'autres élèves.

    Adolescent, il commence à écrire ses propres chansons, et co-fonde le Nitty Gritty Dirt Band en 1966 qu'il délaisse quelques mois plus tard ; l'orchestre enregistrera ensuite plusieurs de ses chansons, dont « Jamaica, Say You Will » en 1971, et avec d'autres artistes, « Shadow Dream Song », sa première chanson éditée (dans l'interprétation de Tom Rush pour The Circle Game en 1965, en compagnie des premiers essais également de Joni Mitchell et de James Taylor) que Jackson n'ajoutera jamais à son répertoire. A dix sept ans, il est signé par la branche éditoriale d'Elektra Records grâce à son manager, Billy James, beatnik notoire à Laurel Canyon dans les années 60. Il se lie d'amitié avec Tim Buckley mais le milieu folk de Los Angeles étant moins propice au genre que Greenwich Village à New York, il y tente sa chance en 1967, y retrouve Tim Buckley, et Nico dont il devient le guitariste (la chanteuse incluse trois de ses chansons dans son premier album en 1967, Chelsea Girl, dont « These Days »). En février 1967 il enregistre seul à la guitare une trentaine de maquettes destinées à le faire connaître ; ce double album est pressé en petite quantité mais ne sera jamais publié. Pour un concert sur le campus de l'université Stony Brook à Long Island, il est accompagné par le Soft White Underbelly (futur Blue Öyster Cult).

    Take It Easy

    De retour à Los Angeles en 1968, il s'insère dans le circuit folk rock et country rock naissant et multiplie ses relations, mais, désargenté, des trous dans ses uniques chaussures, pesant 45 kilos, possédant seulement une guitare sèche et un van Volkswagen, il apprend seul le piano, puis intègre une expérience de communauté de musiciens financée par Jac Holzman le boss d'Elektra, à Paxton Lodge sur la Feather River dans les montagnes du Nord de la Californie, dont il sort meurtri. Il retourne à Los Angeles, arrête la drogue et décide de réussir. Si son « Mae Jean Goes to Hollywood » enregistré par The Byrds pour leur album The Ballad of Easy Rider en 1969 n'y est pas inclus (au contraire de « Tulsa County » écrit par sa petite amie Pamela Polland), le groupe termine son Byrdmaniax de 1971 avec « Jamaica, Say You Will ». Devenu un habitué du club Troubadour où il se produit souvent avec Linda Ronstadt et ses Stone Poneys, il co-écrit avec l'un des musiciens, Glenn Frey, « Take It Easy », puis signe avec David Geffen le manager de Joni Mitchell, Crosby, Stills & Nash et Laura Nyro, sur le label qu'il vient de fonder, Asylum, distribué par Elektra.

    Terminé en été 1971, le premier album, sobrement intitulé Jackson Browne, est retardé jusqu'en janvier 1972 pour des raisons stratégiques. Coup de maître et coup de foudre immédiat de la part de ses pairs, des critiques, des dj's et du public. « Doctor My Eyes » est n°8 aux Etats-Unis en avril, puis, deux mois plus tard, « Take It Easy » est le premier hit des Eagles de Glenn Frey... Sa carrière est lancée.

    Running On Empty

    Parmi ses albums des années 70, où sa verve créatrice est à son apogée, on lui en doit de très beaux comme la trilogie For Everyman, Late For The Sky et The Pretender, jusqu'à l'excellent Running On Empty en 1978, plus rock que folk et détonateur de sa carrière internationale en 1978 après quatre millions de ses précédents disques vendus aux Etats-Unis. En 1973 il rencontre le guitariste de séances David Lindley avec lequel il va travailler par épisodes tout au long de sa carrière, leur association perdurant encore aujourd'hui. Late For The Sky en particulier, dédié à son fils Ethan, demeure l'album préféré de ses admirateurs ; il contient en effet des chansons magnifiques, en premier lieu « Before The Deluge », et « Late For The Sky », utilisé trois ans plus tard à l'envi par Martin Scorsese dans son film Taxi Driver.

    Jackson Browne prend son temps en studio, surtout après le suicide de sa femme en mars 1976, sept mois avant le neurasthénique The Pretender produit par le journaliste Jon Landau et nouveau manager de Bruce Springsteen. La même année il se lie avec Warren Zevon dont il produit les deux premiers albums, amitié indéfectible jusqu'à la disparition de celui-ci en 2003. L'année suivante il rencontre le mannequin Lynne Sweeney lors d'une tournée australienne, avec laquelle il se mariera en janvier 1981. En 1978 il s'investit totalement dans la fameuse campagne antinucléaire No Nukes en organisant avec le chanteur John Hall du groupe Orleans, Bonnie Raitt et Graham Nash l'association M.U.S.E. (Musicians United for Safe Energy) et l'une des toutes premières campagnes écologiques américaines à grande échelle. Cinq concerts ont lieu au Madison Square Garden à New York, avec un aréopage de musiciens visiblement concernés par le problème. Sur le triple album No Nukes (et double cd édition 1997) témoignage, il interprète trois titres, dont une exceptionnelle de sa reprise de « Stay » inaugurée dans Running On Empty, en duo avec Bruce Springsteen, accompagnés par le E Street Band de ce dernier.

    No Nukes encore

    En juin 1980, le très opportuniste et peu considéré Hold Out est pourtant trois mois plus tard son unique album n°1 aux Etats-Unis. Il est dédié à son épouse, et contient un titre à sauver (les deux hits qui aident à le propulser, « Boulevard » et « That Girl Could Sing » étant peu dignes de la qualité de sa production jusqu'ici) : le déchirant « Off Missing Persons » écrit la nuit suivant le concert donné à Los Angeles à la mémoire de son ami Lowell George de Little Feat récemment disparu.

    Il fait ensuite signer sur Asylum son compère David Lindley dont il produit le premier album, El Rayo-X. Le 6 juin 1982 marque le début d'une longue tournée mondiale au stade Rose Bowl à Pasadena (Californie) à l'occasion du festival antinucléaire Peace Sunday, où il interprète notamment une version de « This Little Girl Of Mine » des Everly Brothers en duo avec Gary U.S. Bonds dont c'est l'anniversaire ce dimanche-là, et « Give Peace A Chance » de John Lennon avec Stevie Wonder à l'harmonica. Le 22 juillet suivant les spectateurs présents aux arènes du Cap d'Agde doivent encore se souvenir de l'apparition d'un musicien au sommet de son talent.

    Activisme

    Les trois décennies suivantes sont jalonnées de déceptions malgré quelques chansons remarquables. Un mois avant un concert au Zénith à Paris le 12 octobre 1986 où il savoure sa meilleure affluence en France, il est dans la capitale avec sa compagne l'actrice Daryl Hannah (de 1978 à 1992) où tous deux sont traumatisés par la vague d'attentats qui y sévit. Ses albums aux textes de plus en plus radicaux ne trouvent plus d'écho que parmi le public intellectuel américain ; c'est le cas de Lives In The Balance paru cette année-là, où Jackson Browne règle ses comptes avec l'administration américaine des années Reagan.

    Il multiplie depuis ses participations à des actions humanitaires, des manifestations, des concerts pour des causes diverses, injustices et inégalités sociales, à tel point qu'il devient le principal musicien activiste de son pays, toujours disponible à s'enflammer et à agir en faveur d'une bonne cause. Il est de l'hommage à Nelson Mandela à Wembley le 1er juin 1988, il interrompt l'enregistrement d'un World In Motion très politisé pour repartir en campagne, se défend des attaques des conservateurs en chantant en concert les « I'm A Patriot » et « Voice Of America » de Little Steven, fustige les brutalités policières lors d'émeutes raciales dans « Enough Of The Night ».

    Parmi ses activités publiques, citons sa participation entre autres à la fondation pédiatrique pour la lutte contre le SIDA (duo avec Jennifer Warnes sur le « Golden Slumbers » des Beatles en 1991). En 1993, ses disques rencontrant moins de succès commercial malgré le soutien indéfectible des stations de radio depuis ses débuts, il se concentre sur la scène en tournant presque sans discontinuer en s'entourant d'un orchestre si excellent qu'il le retient également en studio : Scott Thurston (claviers), Mark Goldenberg (guitares), Mauricio Lewak (batterie), Kevin McCormick (basse), et l'inévitable choriste égérie de James Taylor, Valerie Carter. Le 5 octobre 1998 il fête son anniversaire lors d'un concert de Lyle Lovett à Santa Barbara. Le 12 avril 1999 au Ryman Auditorium à Nashville Jackson Browne participe à un concert contre la peine de mort avec Emmylou Harris et Steve Earle. A la suite de Bruce Springsteen il reçoit lui aussi le prestigieux prix « John Steinbeck » en 2002, récompensant son activité sociale.

    Rock and Roll Hall Of Fame

    En mars 2002, avec Jack Tempchin et John David Souther, autres contributeurs au succès des Eagles, ils poursuivent en justice l'éditeur des chansons du groupe en réclamant plus de dix millions de dollars pour sous-paiement de droits d'auteurs ; supposés recevoir une royalty de 7,5 cents par chanson pour leur contribution au Greatest Hits 1971-1974 (un titre chacun, 26 millions de copies vendues !) ils n'auraient touché que 2,5. Après six ans d'absence dans les bacs, il y revient la même année avec sa meilleure réalisation depuis les années 70, The Naked Ride Home, et part en tournée avec Tom Petty puis Steve Earle.

    En février 2004 il rend un vibrant hommage à son ami Warren Zevon récemment disparu, en compagnie de Emmylou Harris, Dwight Yoakam, Billy Bob Thornton, Timothy B. Schmit, lors de la cérémonie de remise des Grammy awards. Et c'est le 15 mars qu'il est admis au Rock and Roll Hall Of Fame, présenté par un Bruce Springsteen qui se fend d'un long discours élogieux ; Jackson Browne, toujours encadré de cheveux mi-longs bruns et raides, s'y présente le visage émacié, alors que son visage lisse faisait songer à Dorian Gray depuis son adolescence.

    No Nukes toujours

    Une nouvelle tournée mondiale cette fois en solo donne deux albums country folk intimistes plutôt anecdotiques sur son propre label Inside Recordings, en 2005 et 2008. En 2007 il donne avec l'ancien guitariste des Doors Robby Krieger un duo improbable sur le « Across The Universe » des Beatles. S'investit en faveur des réfugiés du Darfour, contre l'occupation de l'Irak, pour les véhicules électriques (ben ? Et le nucléaire ?), les guitares Gibson faites en bois écologique... La même année il remet le couvert avec Bonnie Raitt et Graham Nash pour No Nukes en interprétant judicieusement le « For What It's Worth » de Stephen Stills et donne deux concerts de charité en soutien de la cause.

    En juin 2007 et mai 2008 d'autres récompenses pleuvent, le 1er mai il participe avec Eddie Vedder de Pearl Jam, les Black Crowes et Sean Penn au tournage d'un documentaire sur l'activisme à paraître en 2009, puis milite pour la campagne en faveur de la libération du prix Nobel de la Paix, Aung San Suu Kyi, et contre la dictature en Birmanie (la pétition « Burma : I Can't Wait » sur le Net). Démocrate irréductible, Jackson Browne poursuit en justice en août 2008 le candidat à la présidence des Etats-Unis John McCain et son parti, pour usage sans permission de sa chanson « Running On Empty » dans un spot TV de propagande. Les Foo Fighters l'imitent deux mois plus tard pour la même raison suite à l'utilisation de leur titre « My Hero ».

    Et en septembre il propose son nouvel album studio en six ans avec un groupe presque inchangé, Time The Conqueror, qui divise ses admirateurs. Deux ans plus tard, ces derniers se réjouissent de la collaboration entre Jackson Browne et le guitariste David Lindley sur le double album Love Is Strange.

    Unanimement respecté par ses pairs pour ses engagements humanitaires et la qualité de son répertoire, Jackson Browne demeure un artiste singulier, fidèle à ses amitiés et ses luttes, représentatif du « film de notre vie » comme le souligne son hagiographe Russ Paris.

    Copyright 2010 Music Story Jean-Noël Ogouz

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