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HollySiz en concert à L'Olympia à Paris

HollySiz

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    Sans danger, sans effort, la vie serait une mauvaise blague, une énigme qu’il ne servirait à rien de résoudre. Il faut savoir bousculer les évidences, privilégier, aux formules faciles et aux unions intéressées, les rencontres improbables, les efforts presque d’illuminés, les petits instants qui, parce qu’ils acceptent d’aller au coeur des choses pour rien, deviennent incontournables. La beauté du geste... Il y a un disque ces jours-ci qui peut revendiquer une telle attitude, à la fois passionné et brave, un disque qui possède le pouvoir de noircir les pistes de danse comme d’honorer la mélancolie, la vraie, celle qu’il faut apprendre non pas à éradiquer mais à apprivoiser. Un disque qui sait sautiller, rire et sourire et (ou) mordre à l’heure de convoquer les sentiments d’importance. Un disque qui, parce qu’il n’a peur de rien, ne risque rien. À part peut-être d’être aimé. «My Name Is», le premier album de HollySiz, a été enregistré en France, mixé à Londres et travaillé au corps et à l’âme toute une vie.

    Derrière ce nom très anglo-saxon, aux lettres fières et dressées, et ce titre qui évoquera sans attendre Eminem, ne se cache pas un groupe mais une jeune femme. (Presque) toute seule. Une jeune femme et quelques amis en fait. Cécile Cassel. « Encore une actrice chanteuse!!! » redouteront les plus frileux. Pour être tout à fait honnête, pas vraiment. Il ne faut pas écouter beaucoup de titres pour comprendre une chose: On assiste à une sorte d’épiphanie. Une révélation. Ici, on n’est pas dans le passetemps, dans la récréation. Cécile a donné beaucoup parce que la musique, pour elle, ne peut se contenter de raccourcis, de facilités. Son disque, le premier donc, autant dire qu’il s’agit ici pour elle de magie, de choses presque indicibles, d’émotions qui enfin s’incarnent, de travail intensif (elle ne nie pas quand on lui demande: elle est une stakhanoviste et une control freak, son album une démocratie ferme (rires)), possède tout ce qu’il faut pour désamorcer toute crise de mauvaise foi, tout jugement idiot et précipité (l’une des maladies de notre siècle).

    Celle qui avoue avoir grandi avec la pop de Michael Jackson et les sonorités des années 80 (il ne faudra pas le répéter mais elle a 30 ans. « Je suis heureuse de l’avoir fait aujourd’hui ce disque. À 20 ans, j’aurais fait un disque en français de mauvais R&B » dit-elle avec une rieuse spontanéité) livre ici douze chansons qui vont avoir du mal à passer inaperçues. Quelques exemples? Le single « Come Back To Me » et son minimalisme glouton et ses synthés feux follets qui convieraient à la danse même le dernier des réfractaires, imparable.

    « OK » et son introduction glam barbelée, son énergie guerrière, qui imposent aux têtes de gesticuler furieusement. Et que dire de « The Fall », un cri dans une nuit aux étoiles saturées de solitude, une montée en puissance formidable, visant les tripes. Voilà la première chose qui frappe à l’écoute: L’intensité mise dans ces chansons, ce refus de tricher et ce paradoxe très attirant: C’est un disque mutant, où l’organique et le synthétique brouillent les pistes, échangent leurs esprits pour mieux écrire une pop d’aujourd’hui (et donc d’hier), party et introspection, robots et tripes pas à vif, pas loin, à découvert. Ouvertes. Ici, il y a un pari, peut-être d’abord inconscient, qui s’est joué. Un pari dont allait dépendre la force de ce disque aux ombres qui acceptent de finalement s’offrir aux vents. Mêler des programmations et de l’humain par volonté de bousculer les codes, de valser avec la mort, par goûts et choix musicaux personnels bien entendu(ils sont nombreux, éclectiques et souvent composés en mineur, comme la totalité des chansons sur « My Name Is »... HollySiz écoute, selon ses humeurs, ses nostalgies, ses peurs et ses joies, au choix, Blondie, The Kills, Radiohead, Depeche Mode, The Streets, Ting Tings, LCD Soundsystem, Vampire Weekend, etc, etc...). Enfant danseuse, c’est d’abord les comédies musicales américaines, les chorégraphies de Bambi (Michael), le hip hop qui lui parlent, la poussent.

    Et puis le temps, comme chez tous les amoureux de la musique, lui a constitué une discothèque privée, solide, autobiographique. Tout azimut à conditions que ça la touche. La voix surtout. Il fallait que la voix soit là, avec toutes ses forces et ses tarres et ses accidents. Ce disque vient de là, de très loin. D’une existence. HollySiz, il y a environ deux ans, dans un salon d’une amie, aux côté de Maxime Nucci et Xavier Caux (Yodelice), un salon rebaptisé le Abbey Roots Studio pour l’occasion, met dans une petite boîte ses premiers enregistrements pendant six semaines, après des heures et des heures passées seule chez elle derrière son piano ou avec le logiciel GarageBand. Elle avait déjà joué de nombreux concerts, assuré plusieurs premières parties pour Brigitte, M, Julien Doré... Elle avait connu les salles blindées et en demande et les clubs presque déserts avec toujours ce même mec ivre et seul qui remplace un public le temps d’une soirée difficile pour un artiste. Elle s’est coincé les cheveux dans les cordes de son guitariste, elle a chuté, maintes fois. Elle a (eu) peur. Elle en rêvait. Elle avoue: « Monter sur scène, je ne voulais que ça, plus même qu’un disque ».

    Février 2013: Une semaine de studio avec Tahiti Boy à Paris. Tahiti Boy qui lui présente Alexandre Maillard, guitariste multi instrumentiste, qui devait venir pour une seule guitare et qui en a finalement torturé plusieurs et qui a fini également à la production. Tout ça pour terminer la course quelques jours au studio Gang, avec Florient Lagata en ingénieur du son. Et avant encore tout ça (concerts, chutes, maquettes et album), il y a donc eu des vinyles importants, des moments secrets, des mecs, des copines, des ténèbres, des trips, des lumières, des deuils, des milliers, millions de questions et d’analyses muettes, dans sa tête. C’est à ça que carbure ce disque. Tout ça, parfois sur un beat qui convoque à la danse ou sur des guitares hantées, sur des instruments qui s’allient, s’entraînent pour décoller ou plonger.

    On retrouve l’Angleterre, chère à son coeur, dans les sonorités, les ambiances, les crochets qui attrapent le cerveau direct. « Let’s dance to Joy Division » chantaient The Wombats. Il y a de ça chez HollySiz. La mélancolie refuse de se brader. Elle accepte sa part d’impudeur et de poésie incandescente. Et alors que les paroles regardent droit dans les yeux, souvent, qu’elles racontent la perte d’un proche, l’amie décevante, les corps à secouer pour qu’ils se battent encore ou le tout dernier secret, les fantômes et Terrence Malick, on a tout le temps envie d’y aller, de danser, remuer, bousculer même parfois. Cette pop est vivante et plutôt sauvage dans son approche autant instinctive que chirurgicale.

    Ce disque doit aussi beaucoup au mix. Derrière les boutons ? Dave Bascombe, celui de Depeche Mode, Tears For Fears, Echo & The Bunnymen, The Verve... En mars, après dix jours de mix en solo chez lui, à Londres, HollySiz le rejoint pour quatre derniers jours cruciaux. Bascombe, comme tout ce qui a construit cet album, n’est pas tombé du ciel. Elle raconte: « Dave, c’était comme une obsession. On m’avait donné plein de noms de mixeurs mais c’était toujours le sien qui restait, je ne me souvenais jamais des autres... J’avais un titre, je voulais qu’il sonne comme un Depeche Mode et le « Shout » de Tears For Fears. Deux chansons mixées à l’époque par lui. Et puis, pendant l’enregistrement, j’ai entendu quelques trucs que j’aimais bien à la radio. Je les notais pour ensuite aller voir qui les avait mixés. Et là, trois fois de suite, Dave Bascombe! Ce mec a un don pour rendre organique les machines... » Tiens, tiens... Chez HollySiz, le hasard existe mais il a intérêt à être convaincant. Parce qu’ici, on travaille dur, on ne transpire jamais dans le vide, on vise le mieux, toujours. Et pas question de parler de hobby!

    Ce disque a supplanté le cinéma, le temps au moins de le couver, de l’accoucher, de l’aimer, de partir avec sur les routes. Cécile est une actrice, indéniablement. Mais aussi et peut-être encore plus une songwriter (quand elle raconte qu’elle a fait les arrangements sur plusieurs titres, toute seule, on sent une fierté énorme et c’est assez émouvant). Peu importe les risques.

    Cet album à la new wave de combat, à la dance verticale, aux mélodies qui savent caresser les plaies n’est pas un caprice, une opportunité. Mais bel et bien un saut de l’ange, une aventure sans filet et probablement salvatrice. « J’ai été très égoïste, j’ai fait la musique qui me plaisait » dit-elle sans détour. Comme elle a eu raison. Il faut d’abord, toujours, n’être que soi, avec soi, entre soi pour ensuite s’offrir au monde.

    Cette grande fan de Blondie, des rayures rouges et blanches, des choses qui montent plus qu’elles ne s’étalent (la verticalité semble l’obséder et c’est fascinant!) a dans le regard quelque chose de rare: Une détermination sans faille. Son disque lui ressemble. Il ne se brade pas. Dans « What A Man Hides », elle chante: « What a man, who’s dying still hides ? When he has feet on both sides. His faults , his guilt , his talent, his grace. Nobody knows the last secret of human race ». Une jeune femme capable d’écrire de telles choses (elle est l’auteur des douze textes de cet album) ne s’est pas trompée de chemin. Certitude.

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