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GUY BEART

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    L’homme qui allait devenir l’auteur de « Vive la rose », des « Couleurs du temps » et de « Chandernagor » est né le 16 juillet 1930, au Caire, sous le patronyme de Guy Béhar. Son père, conseiller en créations d’entreprise, est un homme extrêmement sollicité et le jeune Guy, emmené dans les bagages familiaux, voyage à travers l’Europe, le Moyen-Orient et l’Amérique, à la suite de son père, toujours entre deux avions. Du fait de ces incessants voyages, la Seconde guerre mondiale ne le marquera que très peu et, lorsqu’il revient en France en 1947, c’est pour y découvrir un Paris certes encore rationné, mais furieusement vivant et en quête de distractions et de plaisirs.

    Un ingénieur au cabaret

    La scolarité de Guy Béhar s’effectue dans le double cursus de la musique et de l’ingénierie civile aux Ponts et Chaussées. S’il devient incollable sur la fissuration du béton et travaille en tant qu’ingénieur au sein d’un cabinet d’études (allant jusqu’à superviser quelques constructions de ponts), cette vie ne lui plaît pas vraiment. Préférant l’univers artistique à la construction civile, il abandonne, le soir venu, équerres et maquettes, pour leur substituer une guitare et chanter dans les cabarets de la rive gauche. Pendant plusieurs années, son cœur balance entre ses deux carrières et ce n’est qu’en 1954 qu’il se décidera finalement à opter pour la vie d’artiste.

    La Colombe, Bobino, les Trois Baudets sont les première scène sur lesquels Béhar, devenu Béart, se produira. C’est aussi dans le milieu interlope des cabarets parisiens qu’il croise celles et ceux pour qui il écrira morceaux et textes, comme Patachou ou Zizi Jeanmaire. C’est d’ailleurs par leur intermédiaire que ses titres commencent à être connus du public, et surtout, qu’il fait la connaissance de l’impresario Jacques Canetti en 1957. Un premier disque, regroupant les morceaux « Chandernagor », « Le Bal chez Temporel » et « Qu’on est bien » sort en 1958 et se voit couronné par l’Académie du Disque Français pour la qualité de ses textes. Désormais promu au rang de chanteur à textes, Guy Béart, toujours soutenu par Jacques Canetti, monte sur la scène de l’Olympia en 1959 et fait salle comble chaque soir. « L’eau vive » en 1960, confirme le succès de ce chanteur aux textes naïfs et sensibles qui cachent leurs réelles qualités littéraires et musicales sous des dehors simplistes. Cette apparente légèreté est d’ailleurs la raison du rapide déclin de la carrière de Béart quelques années plus tard.

    Par-delà la mode

    Les années 1960 voient l’arrivée du rock’n’roll sur la scène française, ringardisant la variété plus traditionnelle ainsi que le jazz et la musique folk. Si certains artistes, déjà solidement ancrés dans le paysage musical français s’en sortent sans trop de bobos, ce n’est pas le cas de Guy Béart dont la carrière n’a que quelques années et démarre à peine. Face aux nouveaux courants musicaux, ses gentilles mélodies ne font pas le poids et l’artiste se voit ringardisé à vitesse grand V. Si certains comparent la qualité de ses chansons à celles de Brassens ou de Brel, Béart n’a pas pour autant leur visibilité médiatique et sa propre maison de disques ne voit bientôt plus l’intérêt de le signer « à perte ». Béart aurait pu disparaître artistiquement et retourner à ses constructions de passerelles si Jacques Canetti ne lui avait pas suggéré de monter sa propre structure d’édition pour sortir ses disques, ce qu’il fait en 1963 en fondant l’Auto-Production des Artistes du Micro (APAM), qui lui permet de continuer son aventure artistique sans connaître la ruine. La brouille avec son ancienne maison de disques va même plus loin lorsque cette dernière refuse de lui céder les droits de ses propres chansons quand Béart envisage de les rééditer via sa propre structure. Il ne faudra pas moins de quinze années de procédure avant qu’il n’obtienne gain de cause. Mais cette bisbille juridique a au moins le mérite de l’obliger à composer de nouvelles chansons – puisqu’il ne dispose alors plus des droits d’exploitation sur celles qu’il composa antérieurement à 1963 – et c’est ainsi que Vive la Rose, en 1966 permet au public de constater que Guy Béart est toujours vivant et actif.

    « Cette année, coup de chance, j’passe à la télé »

    Rasséréné par le succès de l’album ainsi que par la naissance de sa fille quelques années plus tôt, l’artiste se voit proposer l’animation d’une émission de télévision musicale, Bienvenue. Gros succès d’audience, celle-ci devient le rendez vous incontournable des artistes « qui comptent » et Béart, qui dispose d’une assez grande liberté concernant le choix de ses invités se fait plaisir en recevant les grands jazzmen américains qu’il admire. Une petite polémique naîtra de cette situation lorsque quelques années plus tard, Thierry Le Luron reprochera à Béart d’avoir bénéficié de certains pistons pompidoliens pour obtenir cette place dans la lucarne. En 1967, alors que son public l’attendait dans un registre romantique ou folklorique (Vive la Rose étant une compilation de chansons médiévales réorchestrées), Béart surprend son monde en rendant hommage à... la science-fiction avec un très intriguant quatre-titres, Guy Béart Chante l’Espace, dont la couverture est réalisée par le dessinateur Guy Peellaert, qui réalisera plus tard des pochettes pour David Bowie (Diamond Dogs) et les Rolling Stones (It’s Only Rock’n’Roll) ou des affiches de film (Taxi Driver, Paris, Texas, Les Ailes du Désir…). Cependant, en dépit d’un spectacle salué par la presse à la Comédie des Champs-Elysées, aux yeux du grand public, Béart reste avant tout un animateur de télévision et ses albums, s’ils sortent avec régularité et constance, ne touchent qu’un public restreint de fans fidèles.

    Tête de Turc de Le Luron

    L’arrêt de Bienvenue, en 1970 sonne le glas de la visibilité médiatique de Guy Béart, qui tombe quelque peu dans l’oubli. Un oubli d’autant plus injuste que l’artiste ne cesse de travailler, d’écrire et de composer. La Vérité, La Fenêtre, L’Espérance Folle, Futur-Fiction-Fantastique ou Les Nouvelles Chansons sortent entre 1968 et 1978 dans l’indifférence la plus totale et seul le noyau dur des amateurs de l’artiste continue à entretenir sa production musicale. Seul l’album (et surtout la chanson) Les Couleurs du Temps obtient un succès provoquant un regain d’intérêt pour l’artiste en 1973, mais cet état de grâce ne dure pas ; pas plus que celui qui suit la sortie en 1976 d’un disque recueillant une trentaine de ses textes interprétés par Jean-Louis Barrault et Madeleine Renaud. Guy Béart n’a plus la cote, et, en dépit de la sortie de trois nouveaux albums au début de la décennie 1980, peine à trouver des dates de concerts. Mais s’il inspire Barrault, Béart inspire également beaucoup un autre homme de scène, à savoir Thierry Le Luron, mais peut-être pas comme il l’aurait souhaité. Devenu l’une des têtes de Turc de l’imitateur, Guy Béart est régulièrement brocardé sur scène et à la télévision par le fantaisiste qui le dépeint comme la quintessence du chansonnier ringard et rabat-joie, incapable de s’arrêter de chanter le même titre encore et encore, en dépit des efforts des partenaires de sketch de Le Luron pour le faire taire. L’image est loin d’être flatteuse pour Guy Béart et contribue énormément à en faire une figure populaire dont il est de bon ton de se moquer.

    « Dieu, c’est surtout Dieu, et c’est avant tout Dieu »

    Frappé par la maladie en 1982, Guy Béart se retire complètement du monde de la chanson pour une douloureuse convalescence qui dure quatre ans. Ayant « rencontré » Dieu pendant celle-ci, c’est avec un livre-témoignage, Espérance Folle, qu’il revient dans les médias en 1986, alors précisément que sa fille, Emmanuelle, commence à devenir une frimousse récurrente du cinéma français, grâce notamment au film Manon des sources, de Claude Berri. La sortie de son livre correspond à celle d’un nouvel album, au titre plus qu’éloquent, Demain, Je Recommence. Il connaît, cette même année, un regain de médiatisation du fait d’une altercation avec Serge Gainsbourg sur le plateau de l’émission de télévision Apostrophes, présentée par Bernard Pivot. Qualifié de « connard » et de « blaireau » en direct, Béart s’en tire avec une relative élégance face à un Gainsbourg ayant largement dépassé le taux autorisé d’alcoolémie, et retrouve du coup, un capital sympathie dont il ne disposait plus guère auprès du public. Un Olympia l’année suivante, un prix Balzac pour son livre et un grand prix de la chanson française en 1987 peuvent laisser croire à Béart un retour en grâce artistique, mais il était dit qu’il devrait boire le calice jusqu’à la lie.

    La faute à pas-de-chance

    Alors que Guy Béart était en droit de croire en de nouvelles évolutions dans sa carrière, il est victime d’une importante escroquerie concernant la vente de ses droits d’auteur. Écoeuré, l’artiste décide de raccrocher les gants et d’en finir avec le milieu de la chanson. Un vœu pieux aux effets peu durables, car l’attrait pour la scène s’avère le plus fort. Invité régulièrement lors de grands festivals consacrés à la chanson française, Guy Béart reçoit le grand prix de l’Académie Française en 1994, et sort, l’année suivante, un nouvel album, Il Est Temps, suivi d’une tournée à travers tout l’Hexagone. Il était effectivement temps, car nombreux étaient ceux qui s’avéraient sincèrement persuadés que Béart était décédé depuis longtemps.

    Arrivé trop tard dans le milieu de la chanson à texte, ayant souhaité se montrer original trop tôt avec des expériences comme Béart chante l’Espace, Guy Béart est l’incarnation même de l’auteur doué mais profondément malchanceux, dont la carrière est placée sous les auspices de la faute-à-pas-de-chance. Et pourtant, cet infatigable travailleur de la prose et de la rime n’en a pas moins légué plus de trois cent chansons à la postérité, héritage malheureusement trop méconnu.

    Copyright 2010 Music Story Benjamin D'Alguerre

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