GORAN BREGOVIC

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    Goran Bregovic est né le 22 mars 1950 à Sarajevo, d’une mère serbe et d’un père croate. Conçu dans un tel creuset familial, on ne peut que comprendre, sa prédisposition pour la mixité culturelle. Très jeune, c’est dans un groupe de rock qu’il parvient à canaliser son énergie créatrice et militante, en suivant en parallèle des études de sociologie et de philosophie. Son premier groupe Bjelo Dugme (Le Mouton Blanc), sort un premier album Kad Bi Bio Bijelo Dugme en 1974, qui connaît un succès immédiat en Yougoslavie. Très peu tenté par la carrière de professeur, le bouillonnant étudiant va alors se lancer plus sérieusement dans l’aventure musicale.

    « In The Death Car »


    De 1974 à 1989, son groupe est sans arrêt en tournée et sort pas mois de neuf disques d’un rock survitaminé qui rafle tous les succès dans les pays de la côte adriatique. Il partage une profonde amitié avec le cinéaste et musicien serbe Emir Kusturica, pour qui il compose la bande originale de son troisième film Le Temps des Gitans, qui sort en 1989.

    A l’éclatement de la guerre des Balkans, les deux artistes décident de quitter leurs pays et de s’installer en France où ils continuent leur collaboration. En 1993, un second film, Arizona Dream, couronne de succès leur créativité commune. Bregovic a l’idée révolutionniare de faire appel à Iggy Pop pour interpréter une poignée de chansons (« In The Death Car », « Get The Money ») dans un registre radicalement différent du punk rock dans lequel l’Iguane a acquis ses titres de noblesse. Avec cette voix de crooner désinvolte, Iggy fait un malheur…

    En 1994, sort le film La Reine Margot, pour lequel Patrice Chéreau lui demande de composer la bande son, ce qui lui permet d’aborder la musique classique et le chant religieux. Le film recevra le prix du jury à Cannes cette année là. La consécration continue puisque, l’année suivante, le film Underground de Kusturica, dont la musique est à nouveau signée Bregovic, remporte la Palme d’Or.

    Orchestre des Mariages et des Enterrements

    En 1997, débute une nouvelle aventure de groupe. Il crée l’Orchestre des Mariages et des Enterrements, formation qui peut regrouper jusqu’ à cinquante musiciens. Ils jouent de la musique des Balkans (celle traditionnellement jouée lors des grands rassemblements familiaux et sociaux) dans des tournées qui les font se produire un peu partout en Europe, tout au long des années 1990. Bregovic et sa fanfare reprennent aussi les chansons et les thèmes des films de Kusturica, qui ont bien sur contribué à la renommée désormais planétaire du compositeur.

    Chantre sacré des peuples tsiganes

    C’est également en 1997, qu’il compose pour la première fois la musique d’un spectacle vivant. Il s’agit du Silence des Balkans, du metteur en scène slovène Tomaz Pandur (il créera également la musique de La Divine comédie, autre pièce de Pandur, en 2001). Devenu le fer de lance de cette musique dans le monde, Bregovic œuvre au cours des années 2000 pour mettre toujours plus en valeur la culture tsigane.

    En particulier en Italie, car en 2000, il trouve sur sa route le groupe Consorzio Suonatori Indipendenti (dit C.S.I), dont le détonant et similaire mélange de rock, de classique et de musique traditionnelle, provoque à mainte reprises des concerts (comme le Hot Balkan Roots à Rome) dédiés aux musiques du mondes.

    Fort de son expérience sur La Reine Margot, Bregovic décide de revenir vers la musique sacrée. Cet assoiffé de liberté, ancien réfugié de guerre, qui se bat avant tout pour l’idée de tolérance entre les peuples, crée le spectacle Mon Coeur est devenu tolérant spécialement pour le festival d’Art Sacré de Saint Denis en juin 2002. Il réunit pour l’occasion des chanteuses appartenant à différentes religions, qu’il fait accompagner par le chœur orthodoxe de Moscou, un ensemble de cordes marocain sans oublier son fameux orchestre.

    Compositeur pacifiste

    En 2004, il rend hommage au célébrissime opéra de Bizet en proposant Karmen de Goran Bregovic, avec une fin heureuse. Une réadaptation très personnelle et osée mais peu surprenante car, après tout, quelle autre héroïne classique porte davantage en elle la notion de liberté et d’insoumission aux bonnes mœurs ?

    En 2005, il réussit le pari de reformer son premier groupe, Le Mouton Blanc, pour des rendez-vous fédérateurs dans les anciennes capitales des ex-républiques Yougoslaves (Zagreb, Sarajevo et Belgrade) et prouve que des peuples séparés par la guerre peuvent vivre ensemble de grands moments de fête et de musique : des dizaines de milliers de spectateurs se pressent à ces concerts.

    Depuis 2006, cet infatigable trublion poursuit sa croisade pacifique pour la rencontre des peuples et parcourt le globe, des Etats Unis à l’Australie en passant par l’Asie, soit pour accompagner de nouvelles représentations de sa Karmen, son opéra-rock-tsigane, soit au coté de son Orchestre des Mariages et des Enterrements.

    Copyright 2010 Music Story Anne Yven

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