GILLES VIGNEAULT

GILLES VIGNEAULT

Souhaitez-vous recevoir les alertes via Facebook Messenger ?

Ou

Via mail

    Abonnement confirmé.

    À propos

    Né à Natashquan, au Québec, village de la basse côte du Saint-Laurent aux portes du Grand Nord, le 27 octobre 1928, Gilles Vigneault est un géant de la chanson québécoise. Ce poète à la voix rocailleuse, éraillée et à l’accent inimitable, s'exprime dans un français qu'il décrit comme « compressé depuis trois siècles ». En effet, on pourrait croire son phrasé venu d'un autre temps. Mais c’est avec simplicité, dans des chansons qui ne tardent pas à séduire toute la francophonie, que Gilles Vigneault commence sa carrière à l'âge de 33 ans. Après un passage par la faculté de Laval à Québec, cet ancien séminariste, exerce plusieurs métiers avant de trouver sa voie. Professeur de lettres, d'anglais, d'algèbre, animateur à la radio, rédacteur de messages publicitaires, puis employé aux archives du folklore pour l'Université, il se passionne pour la poésie. C’est tout d’abord grâce aux lectures publiques de ses textes, puis en les publiant, qu’il se fait connaître.

    Portraitiste

    Poussé par des amis, il se retrouve dès le début des années soixante sur la scène de l’une des « boîtes à chansons » qu'il a contribué à créer à Québec. C’est aujourd’hui, le nom que l’on donne aux modestes salles de concert, mais ces lieux ont proliféré à Québec dans les années 1950 et 60. Ses débuts officiels ont lieu sur les scènes du Gésu et du Chat Noir de Montréal, en 1961. Il dresse des portraits de gens ordinaires mais bien vivants. Ils ont pour nom Jean du Sud, Jos Hébert, Ti Paul, La Pitoune. Ces tableaux pittoresques réalisés avec efficacité plaisent. Le chanteur, qui assure avoir commencé la musique à 4 ans sur un harmonium, privilégie un accompagnement lui aussi hors du temps, hors des modes. Dans l'orchestre que dirige son complice pianiste Gaston Rochon, les cordes dominent. Il reprend les rythmes de la gigue, du quadrille. L'enfiévrée « Danse à Dilon » est un des succès de son premier disque Gilles Vigneault, qui sort en 1962 et remporte le Grand Prix du disque canadien.

    Porte parole de la culture francophone

    Vigneault se révèle être un excellent conteur tant il cultive l'art de la digression. On lui associe une gestuelle spontanée, d'incessants mouvements des bras, qui étonnent mais rendent ses prestations scéniques vivantes et vibrantes. « Mon Pays » son plus grand succès, écrit en 1965 lors du tournage du film Il a neigé sur la Manicouagan d'Arthur Lamothe, donne son titre à l’album qui sort en 1966. Pourtant, son premier passage à Paris, à Bobino la même année, n'attire pas les foules. Les Français le découvrent lors du spectacle Vive le Québec organisé à l'Olympia en 1967. Les comparaisons avec Brassens vont alors bon train. Il devient le porte-parole de ceux qui, au Canada, se battent pour la reconnaissance de la culture francophone. Onze ans plus tard, il se produira une nouvelle fois à Bobino pendant deux mois et demi, à guichets fermés.

    Son œuvre multiple et prolifique reçoit alors quasiment chaque année un honneur ou une distinction outre-Atlantique. Mais cet auteur-compositeur-interprète a également reçu deux fois le prix de l’Académie Charles Cros en France. Le style très imagé de ce conteur-né en fait idéalement un auteur de livres pour enfants. C’est au cours des années 1970 qu’il devient aux yeux du public français un artiste ardemment engagé dans le mouvement pour la souveraineté du Québec. Il s’illustre, par exemple, en chantant avec Robert Charlebois, Claude Léveillée, Jean-Pierre Ferland et Yvon Deschamps, le 24 juin 1975, devant 300.000 personnes sur le Mont-Royal à Montréal à l’occasion de la fête de Saint-Jean-Baptiste.

    L’honneur de la France

    En 1985, il reçoit la légion d’honneur française. En 1987, il redevient comédien pour créer au Dejazet LeTemps de dire, spectacle bâti autour de l'univers qui l'a fait connaître : il interprète sur scène une trentaine de personnages aussi pittoresques les uns que les autres. En 1990, pour fêter ses trente ans de métier, paraît un coffret de six CD Chemin faisant, cent et une chansons. A cette occasion, il est fait officier des Arts et Lettres Françaises.

    En 2000, il reçoit la médaille d’or du Mouvement national des québécois et en 2007, son conte symphonique pour enfants Les quatre saisons de Piquot reçoit le prix Album jeunesse de l’Association Québecoise du Disque et du Spectacle.

    Copyright 2010 Music Story

    L'Olympia est à vous

    Test