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ERIC CHARDEN

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    À propos

    Né à Haïphong (Vietnam) en 1942, Eric Charden est le fruit de l’union d’un Français expatrié et d’une Tibétaine. Après quelques années passées en Asie, les aléas de l’Histoire obligent sa famille à fuir en métropole, pour s’installer à Marseille. La musique constitue l’un des premiers palliatifs au vague à l’âme du jeune homme qui s’essaye très vite à la guitare ou au piano. Déjà, il compose pour lui-même, mais n’envisage pas vraiment de faire carrière dans la chanson.

    Une fois le baccalauréat en poche, Eric Charden monte enfin à la capitale pour intégrer la plus prestigieuse des écoles de commerce : HEC. La vie parisienne, cependant, provoque chez le jeune Marseillais un véritable déclic : celui de prendre au sérieux la possibilité d’une carrière artistique. Tout en travaillant pour financer sa vie à Paris, Eric Charden compose et enregistre quelques démos avec lesquelles il compte attirer l’attention d’une maison de disques. C’est chose faite en 1963 avec la sortie de « J’ai la tête pleine de Provence », un premier single suivi d’un album du même nom. Petit succès pour cet album qui, s’il ne révolutionne pas la chanson française, démontre qu’Eric Charden est un compositeur original et, par certains aspects, plutôt primesautier.

    Le chanteur, qui a pour lui le mérite de ne pas céder à la mode des reprises des grands tubes anglo-saxons de l’époque (comme le font presque tous les yé-yés) rencontre réellement le succès en 1965 avec Amour Limite Zéro, album sur lesquels on retrouve « Adieu ma mie, adieu ma mère » ou « Rien n’a changé ».

    Le monde est Stone

    Eric Charden commence à se faire un nom en solitaire dès 1965, mais c’est l’année suivante que l’occasion lui est donnée de vraiment percer. Faisant la connaissance d’Annie Gautrat, jeune gagnante d’un concours de mode, il tombe sous le charme de la belle et choisit de la lancer dans le milieu de la chanson sous le pseudonyme de Stone (dû à sa coupe de cheveux de l’époque, qui évoquait celle du guitariste des Rolling Stones).

    Le premier 45-tours d’Annie Gautrat rencontre un petit succès et Eric Charden l’épouse dans la foulée. La presse spécialisée s’invite à la noce et le couple devient l’un des duos les plus glamours du monde people de l’époque. Devenu incontournable dans la scène yé-yé, Eric Charden est sollicité par les stars de son temps pour leur composer quelques titres : Johnny Hallyday, bien sûr, mais aussi Dalida, Sylvie Vartan ou Claude François se pressent à sa porte pour lui commander quelques morceaux.

    Compositeur prolifique, il n’en oublie pas pour autant sa carrière personnelle et entame une collaboration artistique fructueuse avec son épouse en formant, à la ville comme à l’écran, le duo Stone et Charden. Le Monde Est Gris, en 1968, réceptacle des tubes « Jolie Dolly » ou « Le monde est gris, le monde est bleu », constitue l’un de ses derniers albums en solo, avant qu’il ne se lance définitivement dans une carrière de duettiste.

    Le dynamique tandem

    « L’Avventura » est le tube par lequel le duo casse la baraque en 1971. Devenus aussi glamours que Grace Kelly et Rainier de Monaco, Stone et Charden multiplient les concerts, les apparitions télé et surtout, les tubes. « Laisse aller la musique » ou « Il y a du soleil sur la France » rythment les années 1970 et font danser l’Hexagone.

    Même un titre aussi bizarroïde que « Made in Normandie » évoquant pêle-mêle le débarquement de 1944, les vaches laitières, les pommiers et l'aspect girond des femmes normandes, est un grand succès en dépit de son côté bricolo. En 1973, cependant, Eric Charden s’attelle à la composition solo d’un nouvel album qui sort sous son nom propre l’année suivante : 14 Ans, les Gauloises. Petit triomphe pour le chanteur qui décide en 1975 de se lancer dans la composition de la comédie musicale Mayflower. Stone est évidemment sollicitée au générique de ce spectacle, où l’on retrouve également les amuseurs Patrick Topaloff ou Roland Magdane. Le succès est cependant mitigé, le show s’avérant un peu trop « flon-flon » au regard de la production de l’époque.

    D’autant que si Stone et Charden sont adulés en province, le public parisien ayant tendance à les bouder de plus en plus, estimant que ce sympathique tandem si « vieille France », loin des scandales du monde à paillettes, incarne davantage une certaine forme de kitsch que d’élégance. Cependant, malgré leur entente artistique et commerciale, Stone et Charden divorcent en 1975, tout en restant proches malgré tout.

    De « L’Avventura » à Albator

    C’est Boum la Vie sort en 1976 et commence à indiquer le début du déclin pour Eric Charden, qui ne se renouvelle guère et perd sérieusement du souffle artistique. Même son duo avec Stone, en dépit de tournées régulières et de galas permanents, récolte de moins en moins de succès. Pense à Moi et Promène, deux albums sortis en 1977 et 1978, ne marchent que très moyennement et l’aube des années 1980 ne s’annonce que très peu prolifique, tant pour le duo que pour le chanteur.

    En dépit le tube festival « L’été sera chaud » très Club Med' dans l’âme (toujours un hit estival par ailleurs), Eric Charden n’a plus vraiment la cote et malgré une orientation un peu plus rock qu'auparavant, le chanteur reste engoncé dans une image ringarde dont il peine à sortir. C’est la télévision qui permet à Eric Charden de retrouver un public. La petite lucarne est alors extrêmement demandeuse de dessins animés nippons et de fait des génériques qui les illustrent musicalement.

    Contacté par Bruno-René Huchez, Eric Charden est amené à composer les thèmes français d’Albator, le Corsaire de l’Espace (Albator 78) et du feuilleton de science-fiction San Ku Kaï . Cependant, hors de ces quelques tubes pour marmots (et, depuis la fin des années 90, pour trentenaires nostalgiques), le succès passé ne semble pas revenir.

    Des albums ont beau paraître régulièrement pendant les premières années de la décennie 1980 et gagner en qualité, Eric Charden n’est désormais plus que le chanteur des années 1970 qui chantait « L’Avventura » en duo avec Stone.

    Pause artistique

    D’Amour marque en 1984 une pause dans la vie artistique d’Eric Charden dont les deux comédies musicales écrites en 1982, L’Opéra Vert et Cinquième Dimension, n’ont pas marché. L’album se vend très mal et entérine le manque d'intérêt que lui portent les maisons de disques, lui faisant prendre conscience de la vacuité de poursuivre dans la variété.

    Désormais, s’il se produit, c’est uniquement en reprenant ses anciens tubes, seul ou en compagnie de son ex-femme, dans divers galas et émissions animées par l’esprit de la nostalgie des années 1970. C’est alors le début d’un long silence artistique pour Eric Charden, qui fait une pause dans sa carrière.

    Vintage

    Mais l’appel du showbiz est le plus fort et, en 1992, Eric Charden revient dans les bacs avec un Je Rock Ma Vie plutôt surprenant venant de l’ancien interprète de « Made in Normandie ». Plus rock que sa production antérieure, l’album n’en est pas moins un flop, car le public est dubitatif devant cette production qui peut parfois rappeler Christophe, voire Téléphone.

    En 1995, Indochine 42, au fort parfum de nostalgie, ne fonctionne guère mieux, même si la critique salue le renouvellement de genre de l’artiste. Laissant alors sa carrière de côté pendant quelques années, Eric Charden se fait de plus en plus rare dans les médias, profitant de sa semi-retraite pour écrire et n’en sortant guère que pour quelques galas en compagnie de Stone ou la participation à quelques émissions « revivalistes ».

    Age tendre et têtes de bois

    En 2002, sortent coup sur coup un livre (Le monde est bleu) et un nouveau disque (Le Merveilleux Mensonge). Plus intime, mais aussi joueur, Eric Charden y livre quelques exercices de style intéressants, oscillant entre la franche parodie des grandes années et le blues nostalgique d’une époque perdue.

    J’Suis Snob, en 2003, est une compilation retravaillée de ses succès passés, qui lui permet d’entamer une grande tournée à travers toute la France, pour se produire devant un public qui ne l’a pas oublié. En 2007, alors que sort Amalavague, son dix-septième album composé sous les auspices de Dorian Gray (dont le reflet est omniprésent dans le disque), il participe à la tournée Âge tendre et têtes de Bois qui voit plusieurs gloires des années 1960 et 70 se produire à nouveau sur scène au rythme des « Biche, ô ma biche » et autres « Si j’avais un marteau ».

    Copyright 2010 Music Story Benjamin D'Alguerre

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