Bienvenue sur le nouveau site de L’Olympia version Bêta. Revenez régulièrement découvrir nos nouveautés.

Fermer
DANI

DANI

Souhaitez-vous recevoir les alertes via Facebook Messenger ?

Ou

Via mail

    Abonnement confirmé.

    À propos

    Daho, Daniel Darc, Jean-Jacques Burnel des Stranglers… Ils ont écrit pour elle, ils vénèrent sa voix de suie et sa silhouette androgyne, ils respectent son passé à survivre dans la marge et les paillettes… Danielle Graule est donc née à Perpignan le 24 novembre 1944, dans une famille de cordonniers. Après un passage aux Beaux Arts locaux, elle monte à Paris, où son physique effectivement androgyne fait fureur. Nous sommes en 1963, l’époque où les photographes de mode dictent la tendance : Jean-Loup Sieff, Helmut Newton, Richard Avedon font de Dani une figure incontournable des magazines qui cherchent à redéfinir les canons de la beauté, avec ces lianes au caractère bien trempé, Dani, Zouzou, des filles qui par ailleurs sont les reines de la nuit.

    Mannequin-chanteuse et comédienne

    Comme les autres (Zouzou, Valérie Lagrange), on lui propose vite de chanter. En 1966 paraît un premier 45 tours (« Garçon manqué ») suvi du titre culte « La Fille à la moto » en fin d'année et « Scopitone » l'année suivante, mais c’est avec « Papa vient d’épouser la bonne », en 1968, que Dani connaît son plus grand succès, avec plus d’un million d’exemplaires vendus de cette chanson rigolote. Vedette populaire, elle part alors en tournée avec Claude François et Alain Chamfort. En 1970, son premier album obtient le prestigieux Grand Prix de l’Académie Charles-Cros. Mais sa personnalité diffère des poupées post-yéyé, et c’est le monde de la nuit qui est son territoire réservé. En 1970, elle s’installe pour quatre saisons à l’Alcazar, où elle mène la revue. Chanteuse et comédienne versatile, elle incarne aussi bien Mistinguett dans le célèbre cabaret parisien que Madame sans-gêne, pour la comédie musicale à succès de l’époque La Révolution française (d’Alain Boublil et Jean-Max Rivière, musique de Claude-Michel Schönberg et Raymond Jeannot, où l’on croise aussi Alain Bashung ou Martin Circus).

    Sélectionnée en 1974 pour interpréter « La Vie à 25 ans » à l’Eurovision, elle doit renoncer. La France, en deuil après la disparition du président Georges Pompidou, se retire de la compétition. L’année suivante, Serge Gainsbourg lui écrit « Comme un boomerang » et cette fois-ci, c’est le jury français qui trouve la chanson déplacée, trop osée. En attendant, elle enregistre plusieurs dizaines de 45 tours, souvent jetables, et un deuxième album en 1977, Les Migrateurs, jamais réédité en CD.

    Entre rôles et roses

    Dans les années 1970, le magnétisme de Dani ne pouvait qu’attirer les plus grands cinéastes. Roger Vadim l’invite sur le plateau de La Ronde pour son premier rôle, et elle doit à François Truffaut une de ses plus belles apparitions à l’écran. Le cinéaste la rencontre dans la rue et, fasciné, lui offre le rôle de la fiancée de Jean-Pierre Léaud dans La Nuit américaine (1973), un classique du cinéma français. Mais le cinéma pas plus que la chanson ne deviendra jamais pour elle un « métier ». Sur les conseils d’Alain Delon, elle prend la direction d’une discothèque, L’Aventure, haut lieu de la jet-set de l’époque. L’égérie des nuits parisiennes y brûle sa vie par les deux bouts, entre paradis artificiels destructeurs et relations orageuses avec les hommes. Son image se ternit à la fin des années 70 et la « Marianne Faithfull française », comme certains l’ont surnommée, disparaît du paysage médiatique, même si d’importants réalisateurs (Chabrol, Claire Denis, Romain Goupil), lui offrent régulièrement des rôles secondaires.

    La traversée du désert dure. Une autre passion lui offre l’occasion de décrocher de la drogue, les roses. Elle ouvre le magasin Au nom de la rose, rue de Tournon, dans le très chic 6ème arrondissement. C’est Etienne Daho, un fan devenu vedette, qui lui offre un premier retour en 1987 avec « Cette histoire commence », un maxi qui reste confidentiel. Une deuxième tentative de retour sur le devant de la scène a lieu en 1993, avec N…Comme Never Again, un album produit par Jean-Jacques Burnel (bassiste de The Stranglers), avec des chansons signées Jérôme Soligny, Arno, Dominique Laboubée des Dogs, Marc Minelli, toute l’aristocratie rock 'n' roll, mais l’album passe inaperçu. Les dettes s’accumulent et Dani se retrouve ruinée. Elle s’inscrit au RMI, et choisit de quitter la capitale pour un retour aux sources dans sa région natale.

    Les disparitions rapprochées de son père, de sa sœur Jane Renoux, journaliste à L’Humanité et de Benjamin Auger, ancien photographe de Salut les copains et père de ses deux fils, Emmanuel et Julien, l’ont durement éprouvé. Mais désormais grand-mère de trois petits-enfants, elle refuse de jeter l’éponge. C’est Etienne Daho, encore une fois, qui lui fait taper du pied sur le fond pour remonter à la surface avec cette chanson demeurée inédite, « Comme un boomerang ». Le duo Dani-Daho s’impose dans les radios et le titre de Serge Gainsbourg est nommé dans la catégorie « Meilleure chanson de l’année » aux Victoires de la musique 2002, une jolie revanche sur le sort et la bêtise.

    Le nouveau départ de Dani

    Sa carrière redémarre avec une compilation de ses plus grands succès des sixties, Best of Boomerang, des chansons signées Jacques Lanzmann (« La Fille à la moto »), Alain Souchon (« Les Sales mecs »), Frédéric Botton (« La Machine », « Les Artichauds » !) ou encore Pierre Vassiliu (« La Petite qui revient de loin »). Dans cet album du retour, Dani remercie son ami Daho, en reprenant son tout premier tube « Mythomane ». Redevenue égérie du rock, Miossec, Daniel Darc, Alain Chamfort, ou encore Philippe Poirier (Kat Onoma) lui façonnent le cinquième album de sa carrière, qui sort en automne 2003. Tout Dépend du Contexte lui vaut un passage remarqué dans le cadre du festival des Inrockuptibles, le 7 novembre 2003, et une tournée début 2004 (avec deux dates à Paris, les 10 et 11 février, à La Cigale). Elle joue à nouveau dans quelques films, disparates, qui vont des Clés de bagnole de Laurent Baffie à Fauteuil d’orchestre de Danielle Thompson, pour lequel elle est nommée aux Césars.

    Diva underground, adulée par le microcosme rock, elle sort en 2005 un nouvel album, Laissez-moi Rire, avec deux chansons signées Cali, un autre fan, né à Perpignan comme elle, et une adaptation de Donovan. Mais cet album est encore une fois un régal pour ses seuls aficionados. Rien qui ne puisse décourager cette saltimbanque, mue par son seul instinct et la vénération de ses fans.

    Copyright 2010 Music Story Jean-Eric Perrin

    Ses passages à l’olympia

    #LiveOlympia

    • Filtrez par

    Blog Olympia

    L'Olympia

    Blog Olympia

    .@HollySiz est enfin de retour ! L’occasion de retrouver l’artiste pour un concert débordant d’énergie 💥💫 Billets → https://t.co/u0rstOs9RR ...

    L'Olympia

    Blog Olympia

    .@liamgallagher présentera son tout premier album solo "As You Were" à L'Olympia 🎸 Billets → https://t.co/KPQymALCNx https://t.co/3LZsLEVHS ...

    L'Olympia

    Blog Olympia

    @Weezer played an amazing greatests hits show tonight 19/10 in #Paris at @OLYMPIAHALL : MERCI MERCI MERCI #indie #pop #rock @theorwells http ...

    L'Olympia

    Blog Olympia

    Une bien belle soirée à l' @OLYMPIAHALL avec @boulay_isabelle ! 🎶👏🌹🌸👏 https://t.co/1YzdKeBYbk

    • Suivez-nous sur

    Vous aimerez aussi

    L'Olympia est à vous

    Test