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CHRISTOPHE

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    Avec de la ficelle et du papier

    Daniel Bevilacqua naît le 13 octobre 1945 à Juvisy-sur-Orge. Adolescent, il voue une passion à l’American way of life des sixties : sa musique (le blues, le rock), ses juke-box, ses idoles cramées (James Dean, Elvis Presley) et ses voitures de sport. Il aime aussi George Brassens... début d’un contraste permanent entre deux mondes. Christophe monte alors un groupe de rock Danny Baby et les Hooligans. 1964 : Il enregistre un premier 45 tours, « Reviens Sophie ». Erreur de prénom. Un an après, « Aline » se retourne lorsqu’on l’appelle pour qu’elle revienne. Cette chanson emblématique des yéyés devient un des slows de l’été 1965. Christophe vend alors plus d’un million de disques ! Il fait également la première partie de Claude François à l’Olympia avant d’entamer sa propre tournée. Il enchaîne rapidement les 45 tours : « Les Marionnettes » (1965), « J’ai entendu la mer » (1966) ou « Excusez-moi monsieur le professeur » (1966). A l’époque, Christophe arbore plutôt un style de minet séducteur. Sa carrière semble alors faite comme ses marionnettes de ficelle et de papier…

    Parler me semble ridicule

    Au début des années 70, Christophe tente à nouveau sa chance grâce au label Motors de l’éditeur Francis Deyfus. Exit Barclay. Il enregistre plusieurs chansons : « The girl from Salina » (BO du film La route de Salina de George Lautner), « Main dans la main » (1972) ou « Rock Monsieur » (1973). Il faut toutefois attendre la rencontre avec Jean-Michel Jarre pour que Christophe revienne vraiment dans la course. Jean-Michel Jarre est à l’époque un jeune auteur, vierge de toute collaboration et auteur de textes audacieux. Il illustre à merveille le changement de cap de Christophe qui reste maître à bord de l’aspect musical. Leur premier album commun en 1973 Les paradis perdus contraste avec la variété française de l’époque. Christophe a également changé de style vestimentaire : il apparaît désormais moustachu, dandy en cuir, l’air légèrement désabusé. L’album Les mots bleus (1975) achève sa métamorphose. « Les mots bleus » si inclassable reste un classique de la chanson française repris par Alain Bashung, la chanteuse de R&B K-Reen ou l’ex candidat de la Nouvelle Star Thierry Amiel ! Il faut dire que ce sont « des mots qui rendent les gens heureux »…

    J'suis le beau bizarre venu là par hasard…

    Après le succès de ses deux derniers albums, Christophe semble désormais un artiste à part. Seul dans sa bulle musicale. Néanmoins, il renoue le contact avec son public lors de deux soirées à l’Olympia (1974) où il enregistre un premier album live. Il y chante notamment « Señorita » ou « Le dernier des Bevilacqua ». Il persévère hors des sentiers battus avec deux albums moins connus : Samouraï (1976) et La dolce vita (1977). A la fin de ces années-là, Christophe se révèle dans ce qui l’anime et le caractérise : Le Beau bizarre. Il est cet OVNI dans ce « dancing sans danseur ». Cette période reste dans une veine d’exploration expérimentale et musicale via les synthétiseurs. Néanmoins, alors qu’il a acquis un public tout à fait différent des yéyés, Christophe accepte de sortir un remix de « Aline ». Drôle de stratégie ? Toujours est-il que le public nostalgique repart danser le temps d’un slow. Christophe vend encore un million d’exemplaires de sa ritournelle !

    Tu me reconnaîtras, j'ai mis des bottes rouges

    Qui est vraiment Christophe ? Le chanteur semble aimer brouiller les pistes. Les années 80, Christophe revêt à nouveau le costume de séducteur en veste de cuir rouge. Il semble loin le temps des mots ambigus. Il touche le cœur de cible de la ménagère de moins de cinquante ans avec les 45 tours « Succès fou » (1983) ou « Ne raccroche pas Stéphanie » (1985). Cette chanson flirte entre le super culte et le ringard absolu. Comme d’habitude. Mais Christophe n’a-t-il pas déjà atteint avant nous le 15ème degré ? Il enregistre un album doucement ironique Clichés d’amour, avec des reprises de chansons comme « Besame mucho ». Il termine ces années bizarres avec un 45 tours oublié « Chiqué, chiqué » (1988). L’amour, Monaco, la séduction… Christophe aurait-il à nouveau croisé les paradis perdus ? En tout cas, il fait un long break dans sa carrière. Presque durant dix ans. Il s’enferme quelque peu dans cette image de vieux crooner ermite et collectionneur de juke-box Wurlitzer …

    Le tourne coeur

    1996 : Christophe a changé de maison de disques. Il entame son sempiternel come-back avec un album éponyme : Bevilacqua. Christophe en a écrit la plupart des textes et fait preuve comme dans les années 70 d’un travail original en matières de sons. On parle alors de cyber-jazz et de techno. Un premier single « Le tourne cœur » dévoile ce mélange sonore orné de cette voix efféminée si particulière. « Aline » est quasi-morte. A cette époque, la critique musicale dite pointue s’emballe. Elle consacre Christophe comme un artiste définitivement à rebours de toutes les modes. Christophe enregistre également sur cet album un duo avec une de ses idoles Alan Vega du groupe Suicide.

    Christophe est désormais une de ces icônes invraisemblables de la chanson française. Son nouvel album Comme si la terre penchait (2001) laisse à nouveau pantois le microcosme musical parisien. Libération adore la poésie hermétique de Christophe. On encense ses audaces musicales. Christophe retrouve le public lors d’un spectacle à l’Olympia en 2002 après vingt-huit ans d’absence. Le secret de cette éternelle renaissance ? Pascal Obispo n’a pas été appelé, Christophe n’a pas fait de télé-réalité, et pourtant… Michel Delpech et d’autres vedettes qui ont tenté un come-back avorté aimeraient comprendre.

    Emmène-moi danser ce soir…

    2006 : Christophe nage sans gilet de sauvetage dans les dédales des plateaux de télévision. Objectif : vendre un énième Best of, prélude à un nouvel album. Il a également fait une apparition au dernier Festival de Cannes avec le film Quand j’étais chanteur de Xavier Giannoli (Et Delpech, on l’a pas invité ?) où l’on entend « Les paradis perdus ». L’ère de la moustache garnie n’est pas révolue… Et Michèle Torr, elle en pense quoi de tout ce barouf autour de son ex-compagnon et père de son fils ? Elle aussi avait tenté l’aventure du retour en grâce branché avec un album de Laurent Chalumeau… « Emmène-moi danser ce soir », c’était aussi précurseur, à sa manière… N'erre pas entre ringard et bizarre qui veut.

    Copyright 2010 Music Story Paula Haddad

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