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BOBY LAPOINTE

BOBY LAPOINTE

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    Robert Jean-François, Joseph, Pascal, dit « Boby», naît le dimanche 16 avril 1922 à 10h30 à Pézenas, dans l'Hérault. Il connaît une enfance heureuse auprès de ses parents, Elodie-Henriette et François-Ernest Lapointe. Enfant, il découvre la musique en jouant des multiples instruments que collectionnait son père (violon, trombone, tambour, hélicon) puis prend des cours de violon et de solfège. Au collège, un de ses professeurs de français avait déjà cerné le personnage : « Vous écrivez bien, quoique vos idées soient complètement loufoques ».

    A l'adolescence, accompagné par quelques camarades, il en fait voir de toutes les couleurs aux habitants de Pézenas ; de ses nombreuses farces on se rappelle du coq du clocher de l'église devenu phosphorescent un jour de Pâques, du sphynx de pierre dans le parc d'un notable recouvert de rayures vertes et rebaptisé « zèbre », du pékinois de la femme du percepteur tondu façon singe et des interversions de bonnes et mauvaises bouteilles dans les caves de la région... Le jeune Boby excellait déjà dans l’art de dérouter.

    Fort en sciences, notamment en mathématiques, il rêve de voler et ambitionne de devenir pilote d'essais. Pour cela, il conçoit et teste par lui même nombre d'engins (relativement) volants. Après son bac, il prépare l'Ecole Centrale à Montpellier (1940) puis Sup-Aéro à Toulouse (1941). C'est à cette époque qu'il invente l'embrayage automatique, ce qui alors n'intéresse personne. Il se replongera dans les mathématiques en 1968 et mettra au point le « Système Bibi-binaire » (pour binaire puissance deux puissance deux), écriture alphanumérique en base 16. Ce système sera publié en 1970 dans « Les cerveaux non-humains, introduction à l'informatique » et salué par la communauté scientifique en 1971.

    En 1943 il est déporté à Linz, en Autriche, en tant que STO. A la deuxième tentative, il réussit à s'évader et rejoint en mai 1944 sa région natale, après plusieurs mois d'errances sous divers noms d'emprunts (il aurait utilisé celui de « Robert Foulcan »). Il devient scaphandrier au port de la Ciotat. De là, il écrit chaque semaine à ses parents (« Les mémoires d'un petit soul'eau »). Il est très sportif (il traverse la baie de St Tropez à la nage et joue au tennis avec un style qui lui est propre : ambidextre, il passe sa raquette d'une main à l'autre pour ne faire que des coups droits...).

    En août 1946 il rencontre Colette Maclaud (qui fera carrière au cinéma sous le nom de Colette Brumaire) avec laquelle il se marie le 10 décembre à Marseille. Deux enfants naîtront, Ticha en 1946 et Jacky en 1950. Jusqu'en 1950, la famille est à Pézenas et Boby travaille dans l'entreprise agricole de son père. En 1952 il s'installe à Paris. Avec Colette, ils prennent des cours de chant et de théâtre et tiennent un magasin de layette baptisé Poil de Carotte par Boby. Mais l'affaire ne marche pas et ils sont contraints de fermer. Dans la même période, le couple connaît également des problèmes et ils décident de se séparer. Ticha et Jacky iront vivre à Pézenas chez leurs grands parents. C’est aussi à cette période que Boby écrit sa première et unique pièce de théâtre : Le barbu du square ou 20 ans d'aléas  (Drame social en vingt scènes et trois époques), inédit.

    A partir de 1953, il exerce divers métiers : électricien, fort des Halles, barman, vendeur de machines à écrire, livreur, figurant dans quelques films (Une vie de garçon, Tourments), représentant pour le café Mexicana (ce qui lui inspire « Tchita la créole »). En 1954 il est installateur d'antennes de télévision pour plusieurs sociétés : « Dans la vie j'ai eu des hauts et des bas, dans les hauts, j'installais des antennes et, dans les bas, j'étais scaphandrier ».

    Grâce à Etienne Lorin, l'accordéoniste de Bourvil qui devient son ami, Gilles Grangier choisit une de ses chansons, « Aragon et Castille » pour un passage musical où Bourvil chante, dans le film Poisson d'Avril (1954). Ni le film ni la chanson n'obtiennent de succès. En 1959 il fait ses débuts en tant que chanteur dans un cabaret parisien de la rive gauche, Le Cheval d'Or, où il était venu chercher des interprètes pour ses chansons. Il y croise Anne Sylvestre, Raymond Devos, Ricet Barrier ou encore Georges Brassens. Il fait sa première rencontre déterminante en la personne de Philippe Weil (directeur artistique des disques Fontana, successeur de Vian) qui lui présente l'arrangeur Alain Goraguer. En 1960 ils enregistrent cinq titres : « Aragon et Castille »« Framboise », « Marcelle », « Insomnie » et « Le poisson Fa ».

    En 1960 il attire l'attention de François Truffaut, qui lui fait chanter « Marcelle » et « Aragon et Castille » dans son deuxième long métrage Tirez sur le pianiste (avec Charles Aznavour dans le rôle du pianiste). Le producteur Pierre Braunberger ne trouve pas la diction de Boby assez nette et demande à Truffaut de couper la scène ou de la sous-titrer. Truffaut le prend au mot et fait ajouter des sous-titres, ce qui vaudra à Boby Lapointe son surnom officiel : « Le chanteur sous-titré ». Entre 1969 et 1971 il participera à neuf films, en tant qu’acteur ou comme compositeur (Les choses de la vie, Max et les ferrailleurs de Claude Sautet, Les assassins de l’ordre de Marcel Carné...)

    En 1962 Boby ouvre son propre cabaret, rue de la Huchette, Le Cadran Bleu, où il fait un spectacle de son cru : Show et froid de volaille. A l'entrée il installe une pointeuse : « Chez Lapointe, on s'pointe et on pointe ! ». Mais la faillite survient rapidement. Brassens, avec qui il sera ami jusqu‘à la fin de sa vie, l'aide à éponger ses dettes.

    De 1960 à 1972, Boby Lapointe enchaîne les spectacles dans les cabarets (Le port du Salut, L’échelle de Jacob, le Cheval d’Or, et même le Crazy Horse où il fait avec Marino un numéro de strip-tease assez particulier Les strip-teaser croque morts ), les galas (1967 : série de galas à Bruxelles), les théâtres (en 1963, il est programmé par Gilbert Sommier aux Mardis de la chanson  au Théâtre des Capucines), les tournées (Tournée Festival du disque avec Georges Brassens en 1966, tournée avec Georges Moustaki et Maurice Fanon). Il collabore en tant que « vedette anglaise » ou « vedette américaine » avec de nombreux artistes (1960 : vedette anglaise de Charles Aznavour à l’Alhambra, 1961 : premier Olympia en vedette anglaise de Johnny Halliday, 1970 : vedette américaine de Joe Dassin...). Il participe à des émissions de télévision (comme Rhésus B en 1966 où Jean-Roger Caussimon le présente comme « le non-sens à caractère chantant »), chante à la Fête de l‘Huma en 1970, écrit et enregistre une publicité pour le fromage blanc Jockey...

    Durant toute cette vie bien remplie, Boby Lapointe a eu trois passions (sans parler des femmes...) : l’humour, l’amitié et la mer. Fin décembre 1971 et début janvier 1972, bien que déjà très affaibli par un cancer, il chante à Bobino en première partie de son ami et admirateur Pierre Perret. Boby Lapointe meurt le 29 juin 1972. Il est enterré au cimetière de Pézenas le 2 juillet. Et l'on a fait graver dessus sa tombe « Il voulait jouer de l'hélicon »...

    Adepte de Raymond Queneau, Boby Lapointe n’a écrit qu’une soixantaine de chansons dont les textes, difficiles à interpréter et même parfois à comprendre, sont remplis de jeux de mots incessants et emprunts d’une grande poésie. Admirateur et serviteur de la langue française, il ne réservait pas ses jeux de mots à ses chansons mais en faisait un art de vivre (quelques-uns pour la route : « Minerve : déesse qui tient le cou », « La pieuvre par 9 », « Général bol », « C’est mon hamster ego »...). Qualifié de « chanteur pour intellectuels » par certains, considéré comme trop fantaisiste par d‘autres, Boby Lapointe ne connut pas réellement le succès de son vivant, et ne fut reconnu qu’après sa mort, lors de la sortie en 1976 du coffret de l’intégrale de ses chansons.

    Copyright 2010 Music Story Caroline Ledru

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