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    Au début des années soixante, le jazz est très populaire à Newcastle, mais de jeunes musiciens s’intéressent à une musique plus rythmée. Le Kansas City Five est un orchestre ambitieux, parfois augmenté d’une section de cuivres pour faire big band, mené par le chanteur, pianiste et organiste Alan Price, secondé en particulier par le batteur John Steel et un jeune chanteur amateur de trombone, Eric Burdon.

    En 1962, Price rejoint le groupe rival des Kontours du bassiste Bryan James « Chas » Chandler et Burdon part tenter sa chance à Londres. Les Kontours se re-baptisent Alan Price Combo, recrutent Burdon de retour l’année suivante, le guitariste Hilton Stuart Patterson Valentine et, devant leur jeu de scène assez sauvage, changent à nouveau de patronyme pour le plus vendeur Animals. Le 30 décembre 1963 ils se produisent au Club A Go-Go et accompagnent après leur set le pionnier du blues Sonny Boy Williamson, alors de passage en Europe pour une tournée organisée par le promoteur-manager Giorgio Gomelsky. Celui-ci les engage dans son club Crawdaddy à Richmond près de Londres, puis ils jouent au Flamingo où les remarque le producteur indépendant Mickie Most.

    La maison du soleil levant

    Celui-ci leur obtient un contrat avec EMI sur leur label Columbia (rien à voir avec la Columbia américaine). Quatre morceaux sont enregistrés le 22 janvier 1964, des classiques du rock'n'roll et du blues (Bo Diddley, Chuck Berry, John Lee Hooker) favoris d’Eric Burdon. Jugés pas assez commerciaux, ils sont rangés dans un tiroir, au profit de deux traditionnels du domaine public curieusement tous deux inclus dans le premier album de Bob Dylan (favori de Chandler et Price) sorti deux ans plus tôt : « Baby, Let Me Follow You Down » (re-baptisé par les Animals « Baby Let Me Take You Home ») et « The House Of The Rising Sun ».

    Le premier, dominé par la guitare et le chant possédé d’Eric Burdon, fait une incursion dans le hit parade anglais à une honorable 21ème place. Deux mois plus tard en juillet 1964, le deuxième devient non seulement n°1, le « tube de l’été » dans le monde entier – notamment aux Etats-Unis où il se classe n°1 le 5 septembre pendant trois semaines consécutives, en France où il est n°2 le même mois (pendant que sa version française édulcorée, « Le Pénitencier », est elle n°1 par Johnny Hallyday…) – mais aussi l’un des « slows » les plus célèbres de l’histoire de la musique enregistrée ; pour une histoire qui se déroule dans une maison close, le parallèle est plutôt savoureux… La voix caverneuse – voire hantée – de Burdon y est pour beaucoup, avec une production « pop » léchée qui saute immédiatement aux oreilles et entre dans la mémoire collective.

    Le bref âge d’or

    Forts de ce succès planétaire, les Animals enchaînent les hits pendant deux ans. Mais leur répertoire reste principalement cantonné dans les reprises où Eric Burdon exprime sa dévotion pour ses aînés américains. Il signe ou co-signe avec Alan Price les rares originaux, dont « I’m Crying » (n°6 en Angleterre fin 1964), ou « Club-A-Gogo » en 1965, qui à l’instar de « The Story of Bo Diddley » l’année précédente, est un hommage lyrique aux pionniers du rock'n'roll ou du blues.

    Ce qu’on appellerait aujourd’hui un cover band est à l’époque fort bien accepté, personne encore ne connaissant bien les originaux ! La production (qui n’a pas vieilli) met l’accent sur la voix du chanteur, contrairement aux groupes britanniques concurrents, ce qui explique en partie les succès obtenus en France (où le mixage privilégiait le chant au détriment de l’instrumentation) : « Don’t Let Me Be Misunderstood » (popularisé aussi par Nina Simone) en mars 1965 (deux mois après sa sortie en Grande Bretagne !), « We’ve Gotta Get Out Of This Place » en été, « It’s My Life » en décembre, « See See Rider » en septembre 1966. Lors d’une tournée américaine en ouverture de Chuck Berry pour y asseoir leur succès en 1964, Eric Burdon se lie avec quelques musiciens américains, connaissances qu’il mettra à profit à l’avenir. Ce pic de gloire pour les Animals (survenu rapidement) culmine avec leurs versions superbes de « Bring It On Home to Me », où la mélodie de Sam Cooke est mieux mise en valeur, et de « I Believe to My Soul » de Ray Charles.

    Quant à « We’ve Gotta Get Out of This Place » (dont la photo du EP français a été prise au milieu du Boulevard de la Madeleine à Paris devant l’Olympia) écrit pour le groupe par le tandem américain Barry Mann/Cynthia Weil, il devient vite l’hymne des marines engagés au Vietnam. Mais pendant son succès et après la sortie du deuxième album épatant (Animal Tracks), Alan Price se brouille avec tout le monde pour une histoire de gros sous, son arrangement pour « The House of the Rising Sun » ne lui ayant rien rapporté d’après la légende. Désireux aussi de se retourner vers le jazz plutôt que remettre au goût du jour de sempiternelles reprises, il quitte son groupe bientôt suivi par le batteur, pour en fait se fondre dans… la variété pop.

    Brièvement remplacé par Mickey Gallagher, c’est Dave Rowberry du Mike Cotton Sound qui occupe son tabouret, tandis que l’excellent Barry Jenkins prend ensuite celui de John Steel. Le contrat avec EMI et Mickie Most se terminant fin 1965, le groupe privilégie Decca (Barclay en France) et plus de liberté artistique. « Inside-Looking Out » et « Outcast » en février 1966 marquent un virage plus dur et aventureux et toujours aussi sauvage, le groupe désormais procuit par Tom Wilson. Une nouvelle orientation confirmée en mai suivant avec le dernier 45-tours des Animals, « Don’t Bring Me Down ».

    Désormais Eric Burdon est seul maître à bord et est autorisé à conserver le patronyme Animals et il le change pour Eric Burdon and the Animals. Une incohérence discographique s’ensuit, des décalages de publications qui empêchent le groupe d’obtenir une reconnaissance internationale. Si « Help Me Girl » est choisi comme premier single en octobre en Angleterre et grimpe à la 14ème place, c’est une version famélique du standard « See See Rider » qui est choisi dans d’autres pays comme la France où il se classe 21ème. Burdon traverse ensuite une mauvaise passe ; il engage de nouveaux musiciens (de séances), s’exile à San Francisco, où il se plonge dans le LSD.

    En janvier 1967, Barclay privilégie la version de « Hey Gip » comme nouveau simple, son auteur Donovan étant en pleine vogue à ce moment ; l’une des meilleures chansons signées par Burdon, « When I Was Young », est occultée en face B et ne sort qu’en avril en Angleterre et aux Etats-Unis où elle est un hit. Le chanteur accouche d’un premier album quasi-solo en mars 1967, Eric Is Here, qui est un échec commercial et artistique. Par contre, il recrute ensuite le batteur Barry Jenkins qui reprend sa place et d’autres excellents musiciens : Vic Briggs et John Weider aux guitares et Danny McCulloch à la basse, tandis que Chas Chandler devient le producteur d'Eric Burdon and the Animals tout en « manageant » le nouvel ami d’Eric Burdon, Jimi Hendrix.

    Le 16 juin 1967 le groupe participe à la première journée du festival Monterey Pop, où il inaugure le délicat « San Franciscan Nights » en pleine explosion « flower power » : « Pour moi, c’était totalement un festival religieux. Il y régnait une ferveur religieuse. Et je suis certain que beaucoup d’autres l’ont aussi ressenti », dira plus tard Eric Burdon. En août la chanson est un hit aux Etats-Unis tandis que la compagnie anglaise préfère sortir « Good Times », qui est un échec, erreur réparée en octobre lorsque cette chanson psychédélique devient n°7 en Grande Bretagne, assurant la promotion d’un nouvel album.

    Les vents du changement

    « San Franciscan Nights » illumine en effet Winds of Change en octobre 67, ode d’Eric Burdon à la culture hippie, considéré à sa sortie comme un chef d’œuvre baroque et psychédélique, aujourd’hui un peu vieilli. Le groupe essaie de coller à son époque, et enfonce le clou avec l’ode au festival déjà cité, « Monterey », hit aux Etats-Unis début 1968. Cette année-là voit la fin de la deuxième période des Animals. Les albums The Twain Shall Meet en mai et Every One of Us en août sont des échecs (malgré des commentaires sociaux contemporains et une belle version dramatique du standard « St. James Infirmary »), entraînant Eric Burdon à refondre son groupe : exit John Weider, qui rejoint Family ; exit aussi Vic Briggs et McCulloch, remplacés par deux membres du groupe psychédélique anglais Dantalian’s Chariot, Zoot Money aux claviers et le jeune guitariste Andy Somers.

    Burdon fonde enfin de grands espoirs sur leur reprise frénétique en novembre du « River Deep, Mountain High » d’Ike & Tina Turner (chef d’œuvre de Phil Spector qui avait fait un bide deux ans auparavant). Inclus dans l’album Love Is, sorti le mois suivant, les deux sont des échecs qui décident Eric Burdon à arrêter les frais en février 1969. John Weider rejoint Family ; Andy Somers se re-baptise Summers et va travailler avec deux Kevin (Ayers et Coyne), avant de s’engager dans la Police huit ans plus tard.

    Eric Burdon, définitivement installé aux Etats-Unis, co-fonde le groupe mixte War en 1970 avant de se lancer en solo.

    Les reformations

    En panne dans leurs carrières respectives, Eric Burdon, Alan Price, Chas Chandler, Hilton Valentine et John Steel reforment le groupe original en 1977 pour un Before We Were So Rudely Interrupted, qui est un échec commercial malgré ses qualités, mais composé de trop peu d’originaux intéressants et de reprises inutiles quoique réussies (« As The Crow Flies » de Tony Joe White et « Please Send Me Someone to Love » de Percy Mayfield en particulier, « Many Rivers To Cross » de Jimmy Cliff, et le Bob Dylan de service, cette fois « It’s All Over Now, Baby Blue »).

    Chacun retourne vite à sa galère, puis remet le couvert cinq ans plus tard, aidé financièrement par le label I.R.S. (géré par le frère du batteur de Police), pour un Ark dans lequel Burdon se déchaîne comme à ses débuts (« Prisoner of the Light »). L’album est plutôt reçu favorablement et à juste titre, mais le groupe n’intéresse plus personne, sauf en concert (Rip It to Shreds) où les vieux fans se retrouvent… En parallèle de leurs activités, les musiciens se sont encore réunis à diverses occasions scéniques, sans Chas Chandler, décédé le 17 juillet 1996 d’une crise cardiaque.

    Miné pendant sa grande période par des dissensions internes, des choix artistiques disparates et un manque de cohésion de distribution de leurs œuvres, les Animals demeurent dans la mémoire collective comme le véhicule d’un chanteur d’exception et les créateurs d’un classique de la pop music qui a malheureusement occulté le reste de leurs œuvres.

    Copyright 2010 Music Story Jean-Noël Ogouz

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