PATRICK FIORI
Patrick Fiori, né le 23 septembre 1969 sous le nom de Jean-François Chouchayan, voit le jour à Marseille, fils d'un père arménien et d'une mère corse. C'est d'ailleurs dans l'Île de Beauté qu'il passe l'essentiel de son enfance, avec ses frères et s?urs. Doté d'une belle voix, il se fait rapidement remarquer par son timbre et chante, encore enfant, aux anniversaires et fêtes de village. A l'âge de douze ans, il participe grâce à Franck Fernandel à la comédie musicale La Légende des Santonniers ; cette expérience le convainc de poursuivre la chanson à un niveau professionnel et il tient ensuite un rôle dans un spectacle de l'opéra de Marseille, Au Jardin de l'enfance.
Marseillais romantique
Il enregistre plusieurs singles sur les conseils de sa famille et connaît, encore adolescent, une petite notoriété locale, s'affirmant dans un registre de chanteur romantique que son nom de scène (« Patrick Fleurs ») semble résumer. En 1986, il s'installe à Paris pour participer à une émission de télévision présentée par Jacques Martin, Les Habits du dimanche, consacrée à la promotion de jeunes artistes. Patrick Fiori reste sept semaines en lice, s'assurant un début de gloire parisienne ; il fait ensuite les premières parties du spectacle de Gilbert Montagné.
Mais il lui faut ensuite attendre plusieurs années pour faire reparler de lui à l'échelon national : remportant en 1992 le concours de la chanson de Perpignan, il est sélectionné pour représenter l'année suivante la France au concours Eurovision de la Chanson. Interprétant le titre « Mama Corsica », composé par François Valéry, Patrick Fiori se classe quatrième. Malgré son résultat plus qu'honorable, le métier ne s'intéresse pas encore à lui et il est en est réduit à auto-produire son premier album, Puisque C'Est l'Heure. Le disque se diffuse lentement mais sûrement et il parvient à participer à de nouvelles émissions de télévision, comme La Chance aux chansons.
Il est venu le temps des cathédrales
En 1997, un casting lui permet d'être choisi par Luc Plamondon et Richard Cocciante, qui composent alors la distribution de leur comédie musicale Notre-Dame de Paris. Le physique de beau gosse de Patrick Fiori lui permet de décrocher le rôle de Phoebus : dans ce spectacle qui (re)lance dans l'Hexagone plusieurs vedettes françaises et québécoises (Garou, Hélène Ségara, Julie Zenatti, Daniel Lavoie...), Patrick Fiori tire joliment son épingle du jeu, dans un rôle qui lui pose cependant quelques problèmes tant il trouve le personnage antipathique.
En 1998-99, la troupe du spectacle est littéralement incontournable dans les médias et la chanson « Belle », chantée par Patrick Fiori avec Garou et Daniel Lavoie, remporte un énorme succès. Le chanteur signe dans la foulée chez Tristar, enregistrant un single (« Elle est »), suivi d'un album (Prends-Moi) : le spectacle a contribué à relancer en France la mode de la chanson romantique et des interprètes à voix, ce dont Patrick profite à plein. Ladite mode se voit en outre gratifiée d'un couple-symbole, avec celui qu'il forme avec Lara Fabian à partir de 1998, tous deux s'étant rencontrés par l'entremise de leur producteur commun.
Etiquetté « séducteur corse », Patrick Fiori devient la nouvelle idole du public féminin : il touche en outre les jeunes spectateurs en prêtant sa voix à des dessins animés (Mulan, Le Prince d'Egypte). Se payant le luxe de quitter en 2000 la troupe de Notre-Dame de Paris, il se consacre à sa carrière solo : le succès de la chanson « Que tu reviennes » (écrite par Calogero) contribue à celui de l'album Chrysalide, qui finit double Disque d'or. A la fin de l'année 2000, Patrick Fiori fait salle comble à l'Olympia ; il s'affirme dans le même temps comme compositeur, en signant le premier single de Julie Zenatti, « Si je m'en sors », puis plusieurs titres de Dans les Yeux d'un Autre, second album de la chanteuse, qui devient sa nouvelle compagne.
En 2002 sort un album homonyme (Patrick Fiori.), avec lequel le brun ténébreux à la voix de velours entamer une collaboration avec Jean-Jacques Goldman, qui compose plusieurs titres pour lui.
Le Prince de Corse
Après avoir usé pendant plusieurs années de son répertoire de chanteur de charme, Patrick Fiori se renouvelle un peu en 2005 avec Si On Chantait Plus Fort, un album aux tonalités plus rock, auquel collaborent notamment Jean-Jacques Goldman, Julie Zenatti et Jean Kapler. Ne négligeant pas la nouvelle génération, Patrick Fiori compose également une chanson pour Grégory Lemarchal, « Le Lien », sur laquelle il interprète les ch?urs avec Julie Zenatti et qui figure sur l'album posthume du jeune chanteur.
Poursuivant sur la lancée de sa fructueuse collaboration avec Jean-Jacques Goldman, le chanteur interprète avec lui et Christine Ricol le single « 4 mots sur un piano », qui remporte un grand succès à l'été 2007. Signe d'une carrière à flot, il sort fin 2007 son premier best-of, à moins de quarante ans.
Né avec une vague de chanson néo-sentimentale dans le paysage musical français, Patrick Fiori a su se renouveler pour durer, jouant de son image de séducteur sympathique et sans affectation : bien entouré d'une solide équipe de musiciens et compositeurs, l'Arménien de Corse a su profiter d'une maturité professionnelle longuement acquise pour ne pas se révéler un chanteur jetable et conserver sa place dans le c?ur du public.
De retour à l'automne 2010, Patrick Fiori signe la moitié des musiques de l'album L'Instinct Masculin. Outre ses collaborateurs réguliers (Ariane Quatrefages, Patrick Hampartzoumian, Lionel Florence), il crée deux titres de Jean-Jacques Goldman, « Peut-être que peut-être » (premier single) et « Je viendrai te chercher », duo avec Johnny Hallyday.
Copyright 2010 Music Story Nikita Malliarakis
PATRICK FIORI
mardi 14 février 2012 20h00
Après le très frais 1er single « Peut-être que peut-être », Patrick Fiori revient avec un nouvel album « L’Instinct masculin ». Un album très personnel qui permet à Patrick de s’ouvrir un peu plus aux travers des textes et/ou musiques de ses amis (Goldman, Quatrefages, Bériat, Florence, Hampartzoumian), de ses propres compositions et la réalisation de son alter ego Patrick Hampartzoumian. L’album d’un homme moderne qui navigue dans la vie avec bonheur et sérénité en compagnie de ses amis comme le prouve le duo inédit, « Je viendrai te chercher » avec Johnny Hallyday.
Parler de l’homme pour honorer la femme
Il est des albums qui, à la première écoute, nous emportent immédiatement dans un univers. « L’instinct masculin » fait certainement partie de cette catégorie. Patrick reste Patrick, mais il prend ici une nouvelle dimension grâce, notamment, à ses ballades musicales à travers ses souvenirs, ses envies, son futur. Un album très personnel donc qui met l’accent sur une vie d’homme, SA vie d’homme : « Tout le monde parle de l’instinct féminin comme d’une évidence, mais qu’en est-il du masculin ?, s’interroge Patrick. Il se résume peut-être à une certaine pudeur, le besoin de prendre soin des autres, de ses amis, de ses amours, d’assumer son rôle avec ses faiblesses, ses peurs. C’est sûrement une espèce d’élégance également, de délicatesse que tout homme porte forcément en lui. Comme je suis père depuis peu, l’instinct masculin c’est peut-être ça aussi, donner la vie et s’occuper des siens. » Le ton de l’album est donné ! « L’album s’appelle “L’instinct masculin” certes, mais c’est comme un hommage à la femme à travers des titres comme “Je crois me souvenir de toi” (la mère) ou “Dieu qu’elle était belle” (la femme que l’on aura jamais). Tout y est, la légèreté, l’amour, la famille, l’amitié, la nostalgie, tout ce qui me constitue. Comme je ne peux chanter que ce qui me touche, là, je suis aux anges ! »
Des textes sur mesure pour l’ami Patrick
En effet, comment Patrick pourrait renier ce qu’il est et notamment ses origines méditerranéennes ? Impossible tant ses racines lui collent à la peau comme en témoigne son sens aigu de la famille et de l’amitié. Et ce sont des amis qui se sont mobilisés pour nous faire découvrir plus avant l’univers de l’artiste. Ariane Quatrefages, la désormais fidèle collaboratrice, Lionel Florence, dont ce sont les retrouvailles avec Patrick, Jean-Michel Bériat qui connaît parfaitement l’artiste, Patrick Hampartzoumian son réalisateur depuis plusieurs albums et Jean-Jacques Goldman. Goldman qui fête ici ses 10 ans de collaboration avec Patrick : « J’ai l’impression que c’est sur cet album-là que tout le monde s’aperçoit que je travaille avec Jean-Jacques, mais ça fait des années que nous collaborons ! Il faut dire que Jean-Jacques m’a écrit beaucoup de chansons cette fois-ci, cinq au total », précise Patrick. Intarissable sur son amitié avec Goldman, le chanteur se souvient enthousiaste : De cette amitié ne pouvaient naître que de belles chansons, intimistes et personnelles : « Il écrit sur mesure pour moi, commente Patrick. Il a le don d’écouter les autres, ce qui est rare dans ce milieu ! Du fait, il arrive à attraper toutes les fibres de ma personnalité et les moindres gouttes d’émotion qui transpirent chez moi. D’ailleurs, le titre “Peut-être que peut-être” est un texte drôle, qui me correspond bien car je suis beaucoup plus fou qu’on ne le pense ! La chanson “À la vie” c’est pareil, je suis quelqu’un d’excessif, de méditerranéen, c’est mon éducation, donc je prends la vie à bras le corps et je suis toujours inquiet pour ceux que j’aime. Jean-Jacques a su capter ça chez moi. » Cinq chansons signée Goldman donc pour cinq moments de vie dont un moment important, la rencontre Fiori/Hallyday.
La musique à la fête avec Johnny
Impossible de ne pas s’attarder sur « Je viendrai te chercher », le duo entre Patrick et Johnny. Une chanson sur mesure écrite par Goldman et composée par Patrick. Un titre fort, qui restera un moment essentiel dans la carrière de Patrick : « Ce fut ma plus belle Fête de la Musique, sans aucun doute ! La plume de Jean-Jacques, la voix de Johnny sur une chanson de ma composition !!! Il nous a fallu 4 années pour faire aboutir cette envie commune, mais on y arrivé ! Au final, tout s’est passé très simplement : je lui ai envoyé la maquette de ma chanson, il a beaucoup aimé, et a tout de suite accepté. Johnny est arrivé au studio le jour de la fête de la musique et il a chanté avec tout son cœur…La grande classe ! La chanson est une bombe atomique. ! (rires) »
Une bombe atomique qui ne peut néanmoins pas éclipser les autres titres forts de l’album dont deux très personnels. Le premier « Je crois me souvenir de toi » est une chanson hommage aux mères et, par association, à l’enfance comme cet autre chanson « Un pays que je ne connais pas » écrite et composée par Jean-Jacques Goldman : « Il est incroyable et, encore une fois, il m’a épaté. Dans la chanson, il a réussi à placer tout ce qui m’est cher : La Corse, l’Arménie, mon fils Sevan… Je connais un peu l’Arménie. Mon père m’a présenté ce qui reste de famille là-bas, ce fut un moment très émouvant. J’aime mes racines, je n’ai aucun problème avec, je les cultive, je les arrose même ! »






