LES FRERES NACASH

Il faisait beau ce jour là…On s’est pris dans les bras, on était tous là …

C’était un beau Dimanche, un Beau Dimanche d’été … Un beau Dimanche de retrouvailles… Les cousins, les cousines, les amis avaient tant à se raconter … et surtout quelle joie d’être tous réunis pour célébrer l’anniversaire d ‘Alexandre, le « Cheikh », le patriarche de la famille.

En cette journée d’anniversaire, les robes tourbillonnent sous la caresse d’un vent léger, on lève son verre au ciel, on rit …On pense aussi à celui ou celle qui n’est pas là… On pose un regard attendri sur le visage de ceux qui ont grandi…qui ont vieilli…qui viennent de naître…que l’on n’a pas vu depuis longtemps…que l’on a aimé, que l’on aime…

Mais pour Alexandre, la joie a toujours le goût de la nostalgie

Il a quitté son Algérie natale, avec son épouse et ses enfants, en plein cœur de l’été 62. Au fond de lui, il savait qu’il n’y reviendrait pas … Il savait qu’il allait emporter avec lui ses souvenirs…Il savait qu’une nouvelle vie l’attendait… à Paris.

En composant « Elle imagine », où ils relatent l’histoire de leur sœur née en France, les frères Nacash ont fait rejaillir dans les yeux d’Alexandre « la chaleur immobile des villes blanches, les chagrins et les fêtes sous le soleil, les rires d’enfants dans les ruelles »… Toute l’histoire, les décors et les parfums de sa vie… et surtout ce moment où « les mains ont dit adieu » à ce pays où il n’a pas vieilli …

Les nouvelles générations imaginent … Les anciennes racontent …

Il a su garder un lien sacré avec son Algérie natale et ses amis de là bas… II a su faire pleurer les hommes et danser les femmes jusqu’à l’évanouissement (le « Djoun »)…

Aussi en le voyant souffler les bougies, en ce beau Dimanche d’été, on savait déjà qu’il allait poser son violon entre ses genoux … que Claude allait être impatient de faire danser au bout de ses doigts, les notes de sa guitare… On savait que Gérard, Alain Norbert et Marc allaient nous insuffler ce souffle lancinant que procurent les rythmes lents prêts à s’endiabler au son du « Thar », de la « Derbouka » du « Oud », de la Mandoline … On savait surtout que la fête pouvait durer jusqu’au matin …


Sur la scène de l’Olympia, les frères Nacash, vont nous faire partager tous ces instants de vie …

Avec tendresse et émotion, les musiques vont se mêler aux mots pour nous donner plus que des chansons … des moments.


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LES FRERES NACASH