Blondie

Lorsque vous demandez à Debbie Harry and Chris Stein, un des couples les plus créatifs et non moins passionnants de l’histoire de la musique, de vous parler de l’effrayant embourgeoisement de la ville de New York, vous ne pouvez vous empêcher d’être saisis ! Saisis parce que le projet Blondie est né au cœur des années 70, une ère placée sous le signe de la décadence urbaine, une époque où être membre d’un groupe était loin d’être de tout repos. Chercher constamment des débouchés artistiques, ou bien n’avoir comme seul salut que la création d’une nouvelle scène musicale… Voilà comment les plus forts pouvaient encore s’en sortir, dans les rues d’une ville où régnaient crime et insécurité sociale.


Certes, la vision de ce New York des années 70 a été largement idéalisée et faussée par l’avalanche de regards tournés vers la scène Punk, New Wave, Disco ou encore Hip Hop, autant de mouvements qui ont puisé leurs véritables racines dans cette époque-là. Mais cela ne veut certainement pas dire que la vie d’alors était plus belle et facile que celle que nous menons aujourd’hui. Les défis qu’imposait la ville ainsi que son intensité étaient tout simplement différents. Ainsi, parmi les groupes les plus solides de ce temps-là, Blondie a su sortir du lot. Le groupe a bel et bien survécu à cette ère révolutionnaire qui l’a vu naître et s’est adapté au temps, à l’espace ainsi qu’à l’évolution de l’industrie musicale, tout autant qu’à celle de la ville de New York. De plus, tout comme New York l’incomparable, Blondie est toujours restée indiscutablement Blondie. Loin de se reposer sur ses lauriers, le groupe n’a jamais renoncé à agiter le drapeau du “rock trans-genres”. Non, le Punk arboré par Blondie n’est pas mort ! Rendez-vous ce soir dans n’importe quelle boîte de nuit, vous entendrez passer 'Call Me' ou bien 'Heart Of Glass'. Parlez à n’importe quel historien du Hip-Hop, il vous dira que Debbie était une pure “Beastie Boy” qui n’a pas hésité à faire découvrir le rap au grand public, alors que celui-ci n’était encore qu’un phénomène local pour fêtes de quartiers. Lisez n’importe quel livre sur l’histoire du Punk et vous découvrirez que ce groupe est de ceux qui ont créé un style unique qui inspire tant de monde, à commencer par le moindre petit groupe, du moment qu’il se trouve un nom et un lieu pour s’exprimer.


Le fait que Blondie fasse aujourd’hui partie de notre vie quotidienne, ses 40 millions d’albums vendus ou même ses nombreuses distinctions (parmi lesquelles une entrée au Rock And Roll Hall Of Fame en 2006 et un NME Godlike Genius Award en 2014) ne sont pas des choses dont les membres du groupe se targuent. Et c’est précisément de cela dont il est question dans 'Pollinator', leur 11ème album dont la création a duré près de deux ans. Dans la plus pure tradition du pop art, l’album est aussi post-moderne qu’un concept se doit d’être, et probablement le plus sûr moyen pour Blondie de continuer sa route, après avoir fêté ses 40 ans et la sortie dans la foulée de l’album 'Ghosts Of Download'. Il y a, au cœur même de 'Pollinator', cette notion de “boucle géante” faite d’allers et de retours : Au sein de cette immense chaîne, Blondie a créé et inspiré des générations, générations qui se sont mises, elles aussi, à créer et à en inspirer de nouvelles. Aujourd’hui, ces générations se rencontrent et font équipe avec Blondie.


Début 2017, et afin d’accompagner la sortie du disque, le groupe s’embarquera pour une tournée avec Cyndi Lauper. Chris and Debbie se sont également retrouvés en studio pour un titre avec leur vieux compadre Nile Rodgers, un autre découvreur à l’épreuve du temps. Ce titre unique, intitulé 'Magic', également crée Dev Hynes, n’a pas encore trouvé de maison ! Le continuum espace-temps se poursuit… Il y a d’ailleurs eu énormément de cela dans le processus de création de 'Pollinator', notamment pour Congleton, réalisateur punk âgé de 39 ans. “Je viens tout juste de faire un disque avec ceux qui ont inventé le punk rock. Si ce style musical n’avait pas existé, je ne serais pas assis là à enregistrer un album, encore moins un album avec eux. Je n’ai aucune idée d’où je serais aujourd’hui ni de ce que je ferais si ce n’était pas du punk rock.” Les membres de Blondie ne savent pas davantage quelle serait leur vie. À vrai dire, Ils ne se prennent pas au sérieux. “La célébrité tout comme l’autosuffisance sont des notions absurdes et fausses. Vous devez être monomaniaque ou même complètement fou pour être artiste, haha! Cela ressemble simplement à un rêve devenu réalité”, confie Debbie. “Ce qu’il faut, c’est un ego énorme, de l’énergie, de l’obstination, quelque chose qui vous pousse vers l’avant ainsi qu’une grande exigence. À un certain point, vous vous retrouvez devant un choix : Aller à gauche, aller à droite ou même aller tout droit ; et il est indispensable de faire ce choix. Très souvent, vous ne trouvez pas le temps de réfléchir à quelle décision prendre. Vous le faites de vous-même, par pur instinct. Je ne suis pas toujours totalement positive lorsque je me demande qui je suis ou bien ce que je fais, mais, si parle malheur qui que ce soit prétend le contraire, je lui botte le cul et me bats jusqu’au bout.” Bon retour sur le ring, Blondie.


EVE BARLOW


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mercredi 28 juin 2017 20h00

résumé

Blondie est un groupe de musique américain, fondé par Deborah Harry (ex-Wind in the Willows) et Chris Stein (ex-The Stilettos). Le projet Blondie est né à New York, au cœur des années 70, une ère placée sous le signe de la décadence urbaine, une époque où être membre d’un groupe était loin d’être de tout repos. Chercher constamment des débouchés artistiques, ou bien n’avoir comme seul salut que la création d’une nouvelle scène musicale… Ainsi, parmi les groupes les plus solides de ce temps-là, Blondie a su sortir du lot.

De plus, tout comme New York l’incomparable, Blondie est toujours resté indiscutablement Blondie. Le groupe n’a jamais renoncé à agiter le drapeau du “rock trans-genres” : du disco au punk, en passant par la new wave ou le rap, Blondie a embrassé de nombreux styles musicaux.

Blondie fait aujourd’hui partie de notre vie quotidienne avec ses 40 millions d’albums vendus ou même ses nombreuses distinctions parmi lesquelles une entrée au Rock And Roll Hall Of Fame en 2006 et un NME Godlike Genius Award en 2014. Dans n’importe quel club, vous entendrez passer « Call Me » ou bien « Heart Of Glass ».

« Pollinator », leur 11ème album dont la création a duré près de deux ans a été réalisé dans la plus pure tradition du pop art sortira en mai 2017.


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