MARCUS MILLER

Marcus MILLER déclara un jour à un journaliste : « Je n'aime pas tenir le compte de ce que j'ai fait. Je n'ai pas envie de passer pour le super touche-à-tout de la musique. » Mais, qui dans ce monde de la musique, s'aviserait d'affubler Miller d'un tel qualificatif ? Qu'il se lance dans la composition, la production, qu'il préfère exercer en studio ou sur scène ses incroyables talents de musicien, la réussite n'est-elle pas toujours au rendez-vous ?

Né à Brooklyn en 1959, c'est dans le quartier de Jamaica dans le Queens, où sa famille s'est établie quand il avait 10 ans, qu'il passera le plus clair de sa jeunesse. Il baigne dès petit dans une atmosphère musicale. Son père, enseignant et employé aux services de transit, est organiste à l’église et joue également du piano jazz à ses heures perdues. Son cousin, Wynton Kelly, était un brillant pianiste qui accompagna Miles Davis dans les années 50.


Enfant, Marcus adore chanter, et il interprète avec enthousiasme les hits de rhythm’n’blues en vogue à cette époque. À 10 ans, il apprend la clarinette. À 13 ans, il s'essaye à l'orgue et au saxophone, avant d'opter pour la guitare basse. Mais, jusqu'à ce qu'il puisse s'offrir une vraie basse, c'est sur les quatre premières cordes d'une guitare acoustique bon marché qu'il va travailler. Il apprend en suivant les riffs de basse sur les chansons de Kool and the Gang, Isaac Hayes et autres stars des ondes. À 14 ans, parfait autodidacte, Miller joue aussi bien du piano, de la clarinette que de la guitare basse.


À 15 ans, il décroche son premier engagement professionnel comme bassiste et choriste dans l'orchestre du New York City Club, le Harlem River Drive. À cette époque, son univers musical commence à s'élargir. Grâce à un ami proche, Kenny Washington, il découvre en effet le be-bop en écoutant, pour la première fois, les disques où son cousin Wynton Kelly accompagne Miles Davis. Il va ensuite parfaire sa culture jazz en jouant avec les nombreux musiciens de rue qui se rassemblent chaque week-end dans les parcs pour faire des bœufs.


Mais Miller est trop doué pour demeurer une simple légende locale. Au bout d'un an et demi avec le Harlem River Drive, une audition lui vaut d'être engagé comme bassiste et chanteur par la fameuse flûtiste de jazz, Bobbi Humphreys. Nous sommes en 1977 et déjà Miller se découvre d'autres talents : il propose au grand jazzman Lonnie Liston Smith quelques compositions originales, qui terminent l'album de Smith Love Land, où Marcus figure également comme bassiste.


Avec Marcus, compositeur, on retrouve cet instinct infaillible qu'il déploie lorsqu'il chante ou joue. Il va accompagner Bobbi Humphreys pendant un an, puis il part en tournée avec Lenny White, lequel ajoutera à son répertoire nombre de compositions de Miller. Après une année passée sur les routes aux côtés de White, il découvre fiévreusement la vie des studios new-yorkais, où il participe à des séances avec les plus grands noms du jazz, du rock, du Rythm’n’Blues. Outre des enregistrements avec Miles Davis, Aretha Franklin, Roberta Flack et Elton John, ses talents - de bassiste essentiellement - vont alors enrichir la musique de Luther Vandross, Grover Washington Jr, Tom Browne, Dave Grusin, Bob James et bien d'autres.


C'est sur scène, en 1979, alors qu'il joue à l'occasion de l'émission "Saturday Night Live", que Marcus rencontre l'extraordinaire saxophoniste David Sanborn. Prêt à enregistrer un nouveau disque pour la Warner Brothers Records, Sanborn associe aussitôt Miller à la création de l'album. "Voyeur", unanimement salué par la critique et les professionnels (Grammy), comptera ainsi nombre de compositions de Miller, ainsi que des contributions instrumentales à la basse. Grâce à cette percée et cette reconnaissance, il enregistrera peu après son premier album solo, "Suddenly".


En 1981, Miles Davis l’invite à rejoindre son nouveau groupe comme bassiste et pendant 18 mois Miller accompagnera ce trompettiste de légende.

Il passe régulièrement de la casquette de producteur à celle de musicien durant les années 80, mais reprend avec plaisir la plume et les instruments pour composer entièrement un album à la légende vivante du Jazz : Miles Davis. Tutu, dernier grand succès du trompettiste qui sortira en 1986, sera également produit par Miller. Après avoir passé beaucoup d’années comme producteur et musicien de studio, Marcus Miller se concentre sur sa carrière solo en réalisant en 1993 The Sun Don’t Lie. En 1995, Tales montre un « nouveau » Marcus qui a re-imaginé le paysage de la Black Music et son évolution tout au long de ces trente dernières années.


En 1997, il montre l’énergie qu’il déploie sur scène avec son album Live and More. Figure incontournable dans le milieu musical, Marcus sait s’entourer des plus grands pour réaliser ses albums. M2, album sorti en 2001, est réalisé avec des musiciens tels que Kenny Garett, Herbie Hancock, Fred Wesley, Wayne Shorter, Maceo Parker… Cet album sera plébiscité à travers le monde, et sera même élu Meilleur Album de Jazz Contemporain aux Grammy Awards 2002.


Marcus profitera de cet accueil chaleureux pour parcourir le monde et faire découvrir ses compositions et son talent à tous les publics. Il passe des petites scènes aux grands festivals et conquiert une audience de plus en plus large. Le témoignage de cette tournée mondiale triomphale se trouve sur l’album The Ozell Tapes-The Official Bootleg, sorti le 21 octobre 2002.


En 2005, Marcus Miller publie son nouvel album studio «Silver Rain» qui prouve une nouvelle fois la richesse musicale dont Marcus Miller peut faire preuve. Pour le citer, « de nos jours, les gens écoutent juste une sorte de musique, comme le hip hop, le R&B ou le rock, mais dans ma jeunesse, on était plus ouvert à tous les styles musicaux. » C'est la raison pour laquelle on retrouve sur cet opus des reprises de Stevie Wonder, Jimi Hendrix, Duke Ellington et même une adaptation de la "Sonate au Clair de Lune" de Ludwig Van Beethoven. Un large spectre musical interprété avec toujours ce groove imparable. Eric Clapton fait une apparition sur le titre "Silver Rain", coécrit avec Marcus Miller, sur lequel il chante et joue de la guitare.


Deux plus tard, Marcus Miller publie un nouvel album plein de groove, de funk, de soul : "Free". Comme à son habitude il invite ses amis musiciens : il interprète le titre «Free» avec la chanteuse Corinne Bailey Rae, et convie le guitariste chanteur Keb'Mo' sur le titre «Milky Way»

Toujours en mouvement, Marcus Miller pose les fondations d'une association musicale unique et pleine de succès : la réunion des trois plus grands bassistes de jazz actuel. Les trois amis que sont Stanley Clarke, Marcus Miller et Victor Wooten publient l'album «Thunder» en 2008. Ce trio devenu légendaire se rassemble sous le nom : S.M.V. Ils tourneront à guichets fermés des USA en Europe.


La même année, en 2008, le Monte-Carlo Jazz Festival donne carte blanche à Marcus Miller pour une soirée exceptionnelle qui se tiendra le 28 novembre dans le prestigieux opéra de Monaco.


Marcus rassemble alors pour l'occasion l'Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo (près d'une trentaine de musiciens monégasques), le trompettiste Roy Hargrove, le chanteur-guitariste Raul Midon. Ils revisitent ensemble le répertoire de Marcus Miller, agrémenté de quelques thèmes qui lui sont chers, dont ceux de Miles Davis…


En 2010, est publié le témoignage de ce live, de ce moment magique, de cette rencontre unique : «A Night in Monte-Carlo». Durant l'année 2009, la Cité de la Musique de Paris consacre une gigantesque rétrospective sur Miles Davis, "We Want Miles". Dans ce cadre, les organisateurs proposent pour la première fois à Marcus de rejouer l'ensemble de l'album mythique «Tutu» qu'il avait composé et produit pour Miles Davis en 1986. Tout comme Miles, Marcus sait découvrir les nouveaux jeunes talents et n'hésite pas à leur faire confiance, en leur demandant de les rejoindre sur scène pour revisiter ces standards. Ce qui devait être au départ un concert unique à la Salle Pleyel (Paris), se transforma en une tournée mondiale triomphale, dont 60 concerts en Europe.


L’album «Tutu Revisited» (2CD + 1DVD), sorti en 2011, est la captation live du concert donné à Lyon en décembre 2010.


2011 marquait les 20 ans de la disparition de Miles Davis. Jean-René Palacio, Directeur Artistique du Festival d'Antibes proposa à Marcus Miller d'être le directeur musical d'un "Tribute to Miles". Marcus accepta ce challenge et y convia Herbie Hancock (piano) Wayne Shorter (saxophone), Sean Jones (trompette) et Sean Rickman (batterie) à le rejoindre. Ce "Tribute to Miles" fut l'évènement musical majeur des 9 plus gros festivals européens où il fut programmé : Istanbul, Perugia, North Sea Jazz Festival, Jazz à Vienne, Montreux, Antibes, Vitoria-Gasteix, l'Olympia de Paris, et le Festival des 5 Continents à Marseille. Marcus produisait live tel un chef d'orchestre chacun de ces concerts, rendant unique chacune de ces prestations.


Le printemps 2012 verra la sortie du nouvel album studio de Marcus Miller : "Renaissance".


quand

MARCUS MILLER

MARCUS MILLER

samedi 27 octobre 2012 20h30

résumé

Marcus MILLER déclara un jour à un journaliste : « Je n'aime pas tenir le compte de ce que j'ai fait. Je n'ai pas envie de passer pour le super touche-à-tout de la musique. » Mais, qui dans ce monde de la musique, s'aviserait d'affubler Miller d'un tel qualificatif ? Qu'il se lance dans la composition, la production, qu'il préfère exercer en studio ou sur scène ses incroyables talents de musicien, la réussite n'est-elle pas toujours au rendez-vous ?

Né à Brooklyn en 1959, c'est dans le quartier de Jamaica dans le Queens, où sa famille s'est établie quand il avait 10 ans, qu'il passera le plus clair de sa jeunesse. Il baigne dès petit dans une atmosphère musicale. Son père, enseignant et employé aux services de transit, est organiste à l’église et joue également du piano jazz à ses heures perdues. Son cousin, Wynton Kelly, était un brillant pianiste qui accompagna Miles Davis dans les années 50.


Enfant, Marcus adore chanter, et il interprète avec enthousiasme les hits de rhythm’n’blues en vogue à cette époque. À 10 ans, il apprend la clarinette. À 13 ans, il s'essaye à l'orgue et au saxophone, avant d'opter pour la guitare basse. Mais, jusqu'à ce qu'il puisse s'offrir une vraie basse, c'est sur les quatre premières cordes d'une guitare acoustique bon marché qu'il va travailler. Il apprend en suivant les riffs de basse sur les chansons de Kool and the Gang, Isaac Hayes et autres stars des ondes. À 14 ans, parfait autodidacte, Miller joue aussi bien du piano, de la clarinette que de la guitare basse.


À 15 ans, il décroche son premier engagement professionnel comme bassiste et choriste dans l'orchestre du New York City Club, le Harlem River Drive. À cette époque, son univers musical commence à s'élargir. Grâce à un ami proche, Kenny Washington, il découvre en effet le be-bop en écoutant, pour la première fois, les disques où son cousin Wynton Kelly accompagne Miles Davis. Il va ensuite parfaire sa culture jazz en jouant avec les nombreux musiciens de rue qui se rassemblent chaque week-end dans les parcs pour faire des bœufs.


Mais Miller est trop doué pour demeurer une simple légende locale. Au bout d'un an et demi avec le Harlem River Drive, une audition lui vaut d'être engagé comme bassiste et chanteur par la fameuse flûtiste de jazz, Bobbi Humphreys. Nous sommes en 1977 et déjà Miller se découvre d'autres talents : il propose au grand jazzman Lonnie Liston Smith quelques compositions originales, qui terminent l'album de Smith Love Land, où Marcus figure également comme bassiste.


Avec Marcus, compositeur, on retrouve cet instinct infaillible qu'il déploie lorsqu'il chante ou joue. Il va accompagner Bobbi Humphreys pendant un an, puis il part en tournée avec Lenny White, lequel ajoutera à son répertoire nombre de compositions de Miller. Après une année passée sur les routes aux côtés de White, il découvre fiévreusement la vie des studios new-yorkais, où il participe à des séances avec les plus grands noms du jazz, du rock, du Rythm’n’Blues. Outre des enregistrements avec Miles Davis, Aretha Franklin, Roberta Flack et Elton John, ses talents - de bassiste essentiellement - vont alors enrichir la musique de Luther Vandross, Grover Washington Jr, Tom Browne, Dave Grusin, Bob James et bien d'autres.


C'est sur scène, en 1979, alors qu'il joue à l'occasion de l'émission "Saturday Night Live", que Marcus rencontre l'extraordinaire saxophoniste David Sanborn. Prêt à enregistrer un nouveau disque pour la Warner Brothers Records, Sanborn associe aussitôt Miller à la création de l'album. "Voyeur", unanimement salué par la critique et les professionnels (Grammy), comptera ainsi nombre de compositions de Miller, ainsi que des contributions instrumentales à la basse. Grâce à cette percée et cette reconnaissance, il enregistrera peu après son premier album solo, "Suddenly".


En 1981, Miles Davis l’invite à rejoindre son nouveau groupe comme bassiste et pendant 18 mois Miller accompagnera ce trompettiste de légende.

Il passe régulièrement de la casquette de producteur à celle de musicien durant les années 80, mais reprend avec plaisir la plume et les instruments pour composer entièrement un album à la légende vivante du Jazz : Miles Davis. Tutu, dernier grand succès du trompettiste qui sortira en 1986, sera également produit par Miller. Après avoir passé beaucoup d’années comme producteur et musicien de studio, Marcus Miller se concentre sur sa carrière solo en réalisant en 1993 The Sun Don’t Lie. En 1995, Tales montre un « nouveau » Marcus qui a re-imaginé le paysage de la Black Music et son évolution tout au long de ces trente dernières années.


En 1997, il montre l’énergie qu’il déploie sur scène avec son album Live and More. Figure incontournable dans le milieu musical, Marcus sait s’entourer des plus grands pour réaliser ses albums. M2, album sorti en 2001, est réalisé avec des musiciens tels que Kenny Garett, Herbie Hancock, Fred Wesley, Wayne Shorter, Maceo Parker… Cet album sera plébiscité à travers le monde, et sera même élu Meilleur Album de Jazz Contemporain aux Grammy Awards 2002.


Marcus profitera de cet accueil chaleureux pour parcourir le monde et faire découvrir ses compositions et son talent à tous les publics. Il passe des petites scènes aux grands festivals et conquiert une audience de plus en plus large. Le témoignage de cette tournée mondiale triomphale se trouve sur l’album The Ozell Tapes-The Official Bootleg, sorti le 21 octobre 2002.


En 2005, Marcus Miller publie son nouvel album studio «Silver Rain» qui prouve une nouvelle fois la richesse musicale dont Marcus Miller peut faire preuve. Pour le citer, « de nos jours, les gens écoutent juste une sorte de musique, comme le hip hop, le R&B ou le rock, mais dans ma jeunesse, on était plus ouvert à tous les styles musicaux. » C'est la raison pour laquelle on retrouve sur cet opus des reprises de Stevie Wonder, Jimi Hendrix, Duke Ellington et même une adaptation de la "Sonate au Clair de Lune" de Ludwig Van Beethoven. Un large spectre musical interprété avec toujours ce groove imparable. Eric Clapton fait une apparition sur le titre "Silver Rain", coécrit avec Marcus Miller, sur lequel il chante et joue de la guitare.


Deux plus tard, Marcus Miller publie un nouvel album plein de groove, de funk, de soul : "Free". Comme à son habitude il invite ses amis musiciens : il interprète le titre «Free» avec la chanteuse Corinne Bailey Rae, et convie le guitariste chanteur Keb'Mo' sur le titre «Milky Way»

Toujours en mouvement, Marcus Miller pose les fondations d'une association musicale unique et pleine de succès : la réunion des trois plus grands bassistes de jazz actuel. Les trois amis que sont Stanley Clarke, Marcus Miller et Victor Wooten publient l'album «Thunder» en 2008. Ce trio devenu légendaire se rassemble sous le nom : S.M.V. Ils tourneront à guichets fermés des USA en Europe.


La même année, en 2008, le Monte-Carlo Jazz Festival donne carte blanche à Marcus Miller pour une soirée exceptionnelle qui se tiendra le 28 novembre dans le prestigieux opéra de Monaco.


Marcus rassemble alors pour l'occasion l'Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo (près d'une trentaine de musiciens monégasques), le trompettiste Roy Hargrove, le chanteur-guitariste Raul Midon. Ils revisitent ensemble le répertoire de Marcus Miller, agrémenté de quelques thèmes qui lui sont chers, dont ceux de Miles Davis…


En 2010, est publié le témoignage de ce live, de ce moment magique, de cette rencontre unique : «A Night in Monte-Carlo». Durant l'année 2009, la Cité de la Musique de Paris consacre une gigantesque rétrospective sur Miles Davis, "We Want Miles". Dans ce cadre, les organisateurs proposent pour la première fois à Marcus de rejouer l'ensemble de l'album mythique «Tutu» qu'il avait composé et produit pour Miles Davis en 1986. Tout comme Miles, Marcus sait découvrir les nouveaux jeunes talents et n'hésite pas à leur faire confiance, en leur demandant de les rejoindre sur scène pour revisiter ces standards. Ce qui devait être au départ un concert unique à la Salle Pleyel (Paris), se transforma en une tournée mondiale triomphale, dont 60 concerts en Europe.


L’album «Tutu Revisited» (2CD + 1DVD), sorti en 2011, est la captation live du concert donné à Lyon en décembre 2010.


2011 marquait les 20 ans de la disparition de Miles Davis. Jean-René Palacio, Directeur Artistique du Festival d'Antibes proposa à Marcus Miller d'être le directeur musical d'un "Tribute to Miles". Marcus accepta ce challenge et y convia Herbie Hancock (piano) Wayne Shorter (saxophone), Sean Jones (trompette) et Sean Rickman (batterie) à le rejoindre. Ce "Tribute to Miles" fut l'évènement musical majeur des 9 plus gros festivals européens où il fut programmé : Istanbul, Perugia, North Sea Jazz Festival, Jazz à Vienne, Montreux, Antibes, Vitoria-Gasteix, l'Olympia de Paris, et le Festival des 5 Continents à Marseille. Marcus produisait live tel un chef d'orchestre chacun de ces concerts, rendant unique chacune de ces prestations.


Le printemps 2012 verra la sortie du nouvel album studio de Marcus Miller : "Renaissance".


-  MARCUS MILLER  -

- MARCUS MILLER -

jeudi 27 juin 2013 20h30

résumé

Marcus MILLER déclara un jour à un journaliste : « Je n'aime pas tenir le compte de ce que j'ai fait. Je n'ai pas envie de passer pour le super touche-à-tout de la musique. » Mais, qui dans ce monde de la musique, s'aviserait d'affubler Miller d'un tel qualificatif ? Qu'il se lance dans la composition, la production, qu'il préfère exercer en studio ou sur scène ses incroyables talents de musicien, la réussite n'est-elle pas toujours au rendez-vous ?

Né à Brooklyn en 1959, c'est dans le quartier de Jamaica dans le Queens, où sa famille s'est établie quand il avait 10 ans, qu'il passera le plus clair de sa jeunesse. Il baigne dès petit dans une atmosphère musicale. Son père, enseignant et employé aux services de transit, est organiste à l’église et joue également du piano jazz à ses heures perdues. Son cousin, Wynton Kelly, était un brillant pianiste qui accompagna Miles Davis dans les années 50.


Enfant, Marcus adore chanter, et il interprète avec enthousiasme les hits de rhythm’n’blues en vogue à cette époque. À 10 ans, il apprend la clarinette. À 13 ans, il s'essaye à l'orgue et au saxophone, avant d'opter pour la guitare basse. Mais, jusqu'à ce qu'il puisse s'offrir une vraie basse, c'est sur les quatre premières cordes d'une guitare acoustique bon marché qu'il va travailler. Il apprend en suivant les riffs de basse sur les chansons de Kool and the Gang, Isaac Hayes et autres stars des ondes. À 14 ans, parfait autodidacte, Miller joue aussi bien du piano, de la clarinette que de la guitare basse.


À 15 ans, il décroche son premier engagement professionnel comme bassiste et choriste dans l'orchestre du New York City Club, le Harlem River Drive. À cette époque, son univers musical commence à s'élargir. Grâce à un ami proche, Kenny Washington, il découvre en effet le be-bop en écoutant, pour la première fois, les disques où son cousin Wynton Kelly accompagne Miles Davis. Il va ensuite parfaire sa culture jazz en jouant avec les nombreux musiciens de rue qui se rassemblent chaque week-end dans les parcs pour faire des bœufs.


Mais Miller est trop doué pour demeurer une simple légende locale. Au bout d'un an et demi avec le Harlem River Drive, une audition lui vaut d'être engagé comme bassiste et chanteur par la fameuse flûtiste de jazz, Bobbi Humphreys. Nous sommes en 1977 et déjà Miller se découvre d'autres talents : il propose au grand jazzman Lonnie Liston Smith quelques compositions originales, qui terminent l'album de Smith Love Land, où Marcus figure également comme bassiste.


Avec Marcus, compositeur, on retrouve cet instinct infaillible qu'il déploie lorsqu'il chante ou joue. Il va accompagner Bobbi Humphreys pendant un an, puis il part en tournée avec Lenny White, lequel ajoutera à son répertoire nombre de compositions de Miller. Après une année passée sur les routes aux côtés de White, il découvre fiévreusement la vie des studios new-yorkais, où il participe à des séances avec les plus grands noms du jazz, du rock, du Rythm’n’Blues. Outre des enregistrements avec Miles Davis, Aretha Franklin, Roberta Flack et Elton John, ses talents - de bassiste essentiellement - vont alors enrichir la musique de Luther Vandross, Grover Washington Jr, Tom Browne, Dave Grusin, Bob James et bien d'autres.


C'est sur scène, en 1979, alors qu'il joue à l'occasion de l'émission "Saturday Night Live", que Marcus rencontre l'extraordinaire saxophoniste David Sanborn. Prêt à enregistrer un nouveau disque pour la Warner Brothers Records, Sanborn associe aussitôt Miller à la création de l'album. "Voyeur", unanimement salué par la critique et les professionnels (Grammy), comptera ainsi nombre de compositions de Miller, ainsi que des contributions instrumentales à la basse. Grâce à cette percée et cette reconnaissance, il enregistrera peu après son premier album solo, "Suddenly".


En 1981, Miles Davis l’invite à rejoindre son nouveau groupe comme bassiste et pendant 18 mois Miller accompagnera ce trompettiste de légende.

Il passe régulièrement de la casquette de producteur à celle de musicien durant les années 80, mais reprend avec plaisir la plume et les instruments pour composer entièrement un album à la légende vivante du Jazz : Miles Davis. Tutu, dernier grand succès du trompettiste qui sortira en 1986, sera également produit par Miller. Après avoir passé beaucoup d’années comme producteur et musicien de studio, Marcus Miller se concentre sur sa carrière solo en réalisant en 1993 The Sun Don’t Lie. En 1995, Tales montre un « nouveau » Marcus qui a re-imaginé le paysage de la Black Music et son évolution tout au long de ces trente dernières années.


En 1997, il montre l’énergie qu’il déploie sur scène avec son album Live and More. Figure incontournable dans le milieu musical, Marcus sait s’entourer des plus grands pour réaliser ses albums. M2, album sorti en 2001, est réalisé avec des musiciens tels que Kenny Garett, Herbie Hancock, Fred Wesley, Wayne Shorter, Maceo Parker… Cet album sera plébiscité à travers le monde, et sera même élu Meilleur Album de Jazz Contemporain aux Grammy Awards 2002.


Marcus profitera de cet accueil chaleureux pour parcourir le monde et faire découvrir ses compositions et son talent à tous les publics. Il passe des petites scènes aux grands festivals et conquiert une audience de plus en plus large. Le témoignage de cette tournée mondiale triomphale se trouve sur l’album The Ozell Tapes-The Official Bootleg, sorti le 21 octobre 2002.


En 2005, Marcus Miller publie son nouvel album studio «Silver Rain» qui prouve une nouvelle fois la richesse musicale dont Marcus Miller peut faire preuve. Pour le citer, « de nos jours, les gens écoutent juste une sorte de musique, comme le hip hop, le R&B ou le rock, mais dans ma jeunesse, on était plus ouvert à tous les styles musicaux. » C'est la raison pour laquelle on retrouve sur cet opus des reprises de Stevie Wonder, Jimi Hendrix, Duke Ellington et même une adaptation de la "Sonate au Clair de Lune" de Ludwig Van Beethoven. Un large spectre musical interprété avec toujours ce groove imparable. Eric Clapton fait une apparition sur le titre "Silver Rain", coécrit avec Marcus Miller, sur lequel il chante et joue de la guitare.


Deux plus tard, Marcus Miller publie un nouvel album plein de groove, de funk, de soul : "Free". Comme à son habitude il invite ses amis musiciens : il interprète le titre «Free» avec la chanteuse Corinne Bailey Rae, et convie le guitariste chanteur Keb'Mo' sur le titre «Milky Way»

Toujours en mouvement, Marcus Miller pose les fondations d'une association musicale unique et pleine de succès : la réunion des trois plus grands bassistes de jazz actuel. Les trois amis que sont Stanley Clarke, Marcus Miller et Victor Wooten publient l'album «Thunder» en 2008. Ce trio devenu légendaire se rassemble sous le nom : S.M.V. Ils tourneront à guichets fermés des USA en Europe.


La même année, en 2008, le Monte-Carlo Jazz Festival donne carte blanche à Marcus Miller pour une soirée exceptionnelle qui se tiendra le 28 novembre dans le prestigieux opéra de Monaco.


Marcus rassemble alors pour l'occasion l'Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo (près d'une trentaine de musiciens monégasques), le trompettiste Roy Hargrove, le chanteur-guitariste Raul Midon. Ils revisitent ensemble le répertoire de Marcus Miller, agrémenté de quelques thèmes qui lui sont chers, dont ceux de Miles Davis…


En 2010, est publié le témoignage de ce live, de ce moment magique, de cette rencontre unique : «A Night in Monte-Carlo». Durant l'année 2009, la Cité de la Musique de Paris consacre une gigantesque rétrospective sur Miles Davis, "We Want Miles". Dans ce cadre, les organisateurs proposent pour la première fois à Marcus de rejouer l'ensemble de l'album mythique «Tutu» qu'il avait composé et produit pour Miles Davis en 1986. Tout comme Miles, Marcus sait découvrir les nouveaux jeunes talents et n'hésite pas à leur faire confiance, en leur demandant de les rejoindre sur scène pour revisiter ces standards. Ce qui devait être au départ un concert unique à la Salle Pleyel (Paris), se transforma en une tournée mondiale triomphale, dont 60 concerts en Europe.


L’album «Tutu Revisited» (2CD + 1DVD), sorti en 2011, est la captation live du concert donné à Lyon en décembre 2010.


2011 marquait les 20 ans de la disparition de Miles Davis. Jean-René Palacio, Directeur Artistique du Festival d'Antibes proposa à Marcus Miller d'être le directeur musical d'un "Tribute to Miles". Marcus accepta ce challenge et y convia Herbie Hancock (piano) Wayne Shorter (saxophone), Sean Jones (trompette) et Sean Rickman (batterie) à le rejoindre. Ce "Tribute to Miles" fut l'évènement musical majeur des 9 plus gros festivals européens où il fut programmé : Istanbul, Perugia, North Sea Jazz Festival, Jazz à Vienne, Montreux, Antibes, Vitoria-Gasteix, l'Olympia de Paris, et le Festival des 5 Continents à Marseille. Marcus produisait live tel un chef d'orchestre chacun de ces concerts, rendant unique chacune de ces prestations.


Le printemps 2012 verra la sortie du nouvel album studio de Marcus Miller : "Renaissance".


13 AVRIL COMPLET - NOUVELLE DATE LE 5 AVRIL 2016

13 AVRIL COMPLET - NOUVELLE DATE LE 5 AVRIL 2016

lundi 13 avril 2015 20h30

résumé

Marcus Miller, nommé Artiste de l’UNESCO pour la Paix en 2013 et porte parole du projet, La Route de l’Esclave, est non seulement un bassiste unique, un musicien multi instrumentiste hors du commun, mais aussi un compositeur et un producteur doué d’un talent exceptionnel.

Marcus Miller, c’est aussi des collaborations mythiques avec d’autres géants de la musique : Eric Clapton, Georges Benson, Luther Vandross, Aretha Franklin, Brian Ferry , Quincy Jones …... entre autres


« Afrodeezia » son nouvel album qui vient de sortir sous le mythique label « Blue Note » d’ Universal Music, est un road movie sur la route de l’esclavage enregistré entre l’Afrique, le Brésil , les Etats Unis et les Caraïbes en passant aussi par Paris la métisse.

De Rolling Stone à Jazz Magazine en passant par Le Monde , Bassiste ou encore Télérama, il est salué par une presse unanime comme un « crû » exceptionnel.


Ce sont ces nouvelles compositions que vous écouterez sur scène dès ce mois d’avril 2015.


Blue Note Xperia Lounge Festival - offre de Sur-classement la catégorie 1 au prix de la 2ème et la catégorie 2 au prix de la 3ème

Blue Note Xperia Lounge Festival - offre de Sur-classement la catégorie 1 au prix de la 2ème et la catégorie 2 au prix de la 3ème

dimanche 23 novembre 2014 20h00

résumé

Offre de Sur-classement la catégorie 1 au prix de la 2ème et la catégorie 2 au prix de la 3ème.

Offre valable pour tout achat du 3 au 10 novembre, dans la limite des places disponibles.


Marcus Miller

Une science du groove qui tourne et retourne, un sens du son qui sonne et résonne, cette basse tonne depuis trente ans. Il était temps que le producteur rejoigne l’écurie Blue Note. Il viendra présenter en exclusivité quelques titres de son nouvel album à paraître début 2015.


BLUE NOTE XPERIA LOUNGE FESTIVAL

Paris – 18 au 23 novembre 2014


A l’occasion de son 75ème anniversaire, le légendaire label Blue Note - The Finest In Jazz Since 1939 – fait son festival à Paris, en association avec Sony MOBILE.

Du 18 au 23 novembre, cet événement proposera de nombreux concerts dont les deux signatures françaises de renommée internationale : le chanteur Gregory Porter et le bassiste Marcus Miller, respectivement le 18 et le 23 à l’Olympia. La Gaîté Lyrique accueillera également d’autres rendez-vous, notamment un Blue Note All-Star et une soirée electro dédiée au label.

Accompagné par de nombreuses publications et rééditions de disques, ce festival sera en outre l’occasion d’un off fourni : exposition, masterclass, ciné live, tables rondes, tremplin…

De quoi remettre en perspective tout ce qui a fait la légende d’une marque, de quoi réaffirmer toute l’actualité d’un label historique.


A propos de Blue Note

Blue Note est un label américain de jazz fondé en 1939 par le producteur Alfred Lion et le photographe Francis Wolff. Son slogan va vite s’imposer comme une marque de fabrique : The Finest In Jazz Since 1939. Depuis 75 ans, son catalogue se confond ainsi avec l’histoire du jazz au sens large : blues ou bop, avant-garde ou mainstream, soul ou folk… avec des artistes aussi talentueux que Duke Ellington, Miles Davis, Herbie Hancock, Thelonious Monk, Sonny Rollins, Wayne Shorter, Cassandra Wilson, Norah Jones et désormais Gregory Porter ou Marcus Miller… Label de qualité, Blue Note s’est imposé comme la référence pour toutes les générations d’amateurs, grâce à une signature sonore, une identité visuelle, un univers graphique. Somme toute, un état d’esprit, synonyme d’aventures et d’ouverture.


A propos d’Universal Music

Universal Music France est le premier producteur de musique, leader sur le marché de l’édition, la production et la distribution phonographiques en France. Il regroupe les labels Barclay, Polydor, Mercury, Motown, Def Jam, Island, Decca, ECM, Deutsche Grammophon, Verve, Blue Note…


A propos de Vivendi

Vivendi regroupe plusieurs entreprises leaders dans les contenus, les médias et les télécommunications. Groupe Canal+ est le numéro un français de la télévision payante, présent également en Afrique francophone, en Pologne et au Vietnam ; sa filiale Studiocanal est un acteur européen de premier plan en matière de production, d’acquisition, de distribution et de ventes internationales de films. Universal Music Group est le numéro un mondial de la musique. GVT est un groupe de télécoms et de distribution de contenus/médias au Brésil. Par ailleurs, Vivendi contrôle SFR, le premier opérateur alternatif en France.


A propos de Xperia Lounge

L’application Xperia Lounge vous donne accès à des concours et des contenus uniques ainsi qu’à des offres exclusives de Sony. L’appli est constamment mise à jour avec de la musique, des films; des sports et des jeux… bref, de quoi vous divertir en permanence.


A propos de Sony MOBILE

Sony Mobile Communications est une filiale de Sony Corporation, multinationale basée à Tokyo, l’un des leaders de l’électronique et du divertissement innovant dans différents domaines tels que la musique, le cinéma, le jeu video, l’informatique, les technologies de l’information et la téléphonie. Grâce à sa gamme de smartphone et tablettes Xperia™, ainsi que ses produits SmartWear, Sony Mobile Communications offre le meilleur de la technologie Sony, des contenus et services premium, et un accès facile à l’univers connecté Sony.


1ère partie: Aziz Sahmaoui & University of Gnawa

1ère partie: Aziz Sahmaoui & University of Gnawa

du mardi 05 avril au mercredi 06 avril 2016

résumé

Marcus Miller, nommé Artiste de l’UNESCO pour la Paix en 2013 et porte parole du projet, La Route de l’Esclave, est non seulement un bassiste unique, un musicien multi instrumentiste hors du commun, mais aussi un compositeur et un producteur doué d’un talent exceptionnel.

Marcus Miller, c’est aussi des collaborations mythiques avec d’autres géants de la musique : Eric Clapton, Georges Benson, Luther Vandross, Aretha Franklin, Brian Ferry , Quincy Jones …... entre autres


« Afrodeezia » son nouvel album qui vient de sortir sous le mythique label « Blue Note » d’ Universal Music, est un road movie sur la route de l’esclavage enregistré entre l’Afrique, le Brésil , les Etats Unis et les Caraïbes en passant aussi par Paris la métisse.

De Rolling Stone à Jazz Magazine en passant par Le Monde , Bassiste ou encore Télérama, il est salué par une presse unanime comme un « crû » exceptionnel.


Ce sont ces nouvelles compositions que vous écouterez sur scène dès ce mois d’avril 2015.


MARCUS MILLER MARCUS MILLER MARCUS MILLER