AHMAD JAMAL & YUSEF LATEEF

« Mon inspiration vient d’Ahmad Jamal », Miles Davis.

Ahmad Jamal, est né le 2 juillet 1930 à Pittsburgh (Pennsylvanie).

Enfant prodige

Á l’âge de trois ans, son oncle le met au défi de reproduire une partie de piano. Le tout jeune enfant s’assoit alors devant le clavier, et le reste peut plaire aux amateurs de conte de fées. A l’âge de sept ans, le petit garçon distribue les journaux dans les familles de la nomenklatura jazz de la ville, et il se souvient dans ce contexte d’avoir frappé au domicile de Billy Strayhorn, éminent collaborateur de Duke Ellington. C’est au même âge qu’il s’initie au piano, auprès de son professeur – qui restera comme une profonde influence du jeune musicien - Mary Cardwell Dawson, par ailleurs fondatrice de la National Negro Opera Company.

Débuts professionnels

L’immédiate après-guerre le voit intégrer le grand orchestre du trompettiste George Hudson (qu’on connaît essentiellement comme membre initial de la formation de Sun Ra, et en tant qu’accompagnateur de Dinah Washington). Puis, Jamal, installé à Chicago, accompagne des chanteurs et danseurs, et collabore en 1949 à l’éphémère (les contrats sont rares à l’époque) Four Strings, de celui qui est resté toute sa vie un ami intime, Joe Kennedy Jr. (violoniste dont la carrière vacillera tout du long entre jazz, et musique classique).

Premier groupe


En 1950, le jeune pianiste fonde The Three Strings, trio intégrant le guitariste Ray Crawford, et le contrebassiste Eddie Calhoun (puis Israel Crosby). Comme la plupart des formations de l’époque, les premières sessions des trois musiciens se partagent entre compositions originales (« Ahmad’s Blues », enregistré en 1951, mais composé dès 1948, et repris par Natalie Cole, ou pour le compte de la πèce de théâtre Qui a peur de Virginia Woolf ?) et versions rafraîchies de standards. Toujours en 1951, Jamal compose l’une de ses πèces les plus célèbres, « New Rhumba ». C’est à la même époque qu’il se convertit à l’Islam, et effectue un périple en Afrique du Nord.

L'art du trio

Dès 1956, le jazzman adopte (en particulier en compagnie du batteur Vernell Fournier) la configuration d’un trio classique (piano, contrebasse, batterie). Mais l’innovation de Jamal reste qu’il considère que le tout étant supérieur à la somme des parties, l’écriture pour trio nécessite donc à son sens une sonorité globale, et une vision d’ensemble, tant du point de vue harmonique, que mélodique.

Le succès de la formation (en concert comme dans ses premiers enregistrements) est tel que le pianiste peut rapidement devenir propriétaire d’un club, et gérant de label discographique.

Admiré de tous

Sa renommée connaît une courbe exponentielle lorsque le trompettiste Miles Davis, admiratif de l’utilisation que le pianiste fait de l’espace sonore, et de ses architectures musicales, reprend plusieurs thèmes de Jamal (dont « New Rhumba »). En 1956, Jamal connaît un nouveau succès, avec l’adaptation d’une chanson populaire, « Billy Boy ».

En 1958, l'enregistrement public At The Pershing : But Not For Me au Pershing Hotel de Chicago (et réunissant Fournier et Crosby) est un succès planétaire, et restera plus d’un trimestre classé dans les dix meilleures ventes américaines de sa catégorie.

Divorce et déménagement

Mais en 1962, le jazzman dissout son trio (ses musiciens l’ont en fait quitté pour le pianiste et chef d’orchestre George Shearing), divorce, et s’installe à New York. Malgré de prolifiques rencontres (il joue régulièrement jusqu’en 1972 avec le contrebassiste et joueur de tuba Jamil Nasser, et le batteur Frank Gant), et quelques audaces novatrices (Jamal se frotte au piano électrique, et en particulier au Fender Rhodes, et plonge avec délice dans les ambiances funky), Jamal peine à retrouver le lustre d’antan.

Il faut attendre le début des années 1990, qu’enfin reconnu par ses pairs, et de nouveau par le grand public, Ahmad Jamal recouvre le dynamisme de ses débuts.

De nouveau en pleine lumière

En 1995, le réalisateur Clint Eastwood utilise la musique d’Ahmad Jamal pour le compte de son film The Bridges of Madison County (Sur la route de Madison).

Aujourd’hui, et depuis 1995, Jamal tourne régulièrement en compagnie du batteur Idris Muhammad (ancien compagnon de Lou Donaldson), et du contrebassiste James Cammack. On peut également l’entendre en compagnie du vibraphoniste Gary Burton (In Concert en 1981), ou avec le saxophoniste George Coleman, spécialiste du hard bop (en particulier sur l’album The Essence, en 1994), ainsi qu’en formation plus importante, ou accompagné par un ensemble classique.

Honneurs et fidélité

Au mois de juin 2007, le pianiste a été fait officier dans l’Ordre des Arts et Lettres par le ministre de la culture français.

Au mois de juin 2008, il s’est produit au festival de jazz de Toronto en compagnie du percussionniste porto-ricain (et ancien Weather Report) Manolo Badrena.

Tout au long de sa carrière, Ahmad Jamal est resté fidèle aux pianos Steinway, instruments qui nécessitent – en conséquence de son style percussif – de nouveaux accordages entre chacune de ses prestations.

Copyright 2010 Music Story Christian Larrède

quand

- HAPPY BIRTHDAY NIGHT

- HAPPY BIRTHDAY NIGHT

samedi 02 juillet 2011 20h00

résumé

Profitez du Jazz Pass: concert d'Ahmad Jamal + concert d'Esperanza Spalding pour 140€ en catégorie 1 au lieu de 165€ et pour 96€ en catégorie 2 au lieu de 120€. Réservations exclusivement par téléphone au 0892.68.33.68 (0.34€ / minute).


Le Duc des Lombards vous convie à un concert d’exception à l'Olympia, à l’occasion de l’anniversaire d’un des plus grands pianiste de notre époque…

Ahmad Jamal, le dernier géant du jazz, source d’inspiration des plus grands de Miles Davis à Keith Jarrett, vous invite à fêter avec lui son 81ème anniversaire dans la prestigieuse salle parisienne pour un concert exceptionnel en Quartet.

Ahmad Jamal « Happy Birthday Night », c’est le 2 juillet 2011 à 20h, à l’Olympia !

Avec : Ahmad Jamal : piano, James Camack : contrebasse, Herlin Riley : batterie, Manolo Badrena : percussions


Chers clients, pour vous remercier, nous vous avons gardé quelques places à -50%!

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mercredi 27 juin 2012 20h30

résumé

Blue Moon n’est pas qu’un simple album, c’est le nouveau chef d’œuvre D’Ahmad Jamal, un florilège de compositions majestueuses, brillantes et représentatives de ses origines Américaines relevé par une touche de swing et de blues à chacun de ses 9 morceaux. Ca groove, ca move, ca blues et ca improvise même !

Pianiste et pas « Jazz Man »

Le vieux lion de Pittsburg se dit être le digne représentant de la musique classique Américaine et se refuse d’employer le mot « Jazz » : « Si vous ouvrez le dictionnaire, le mot Jazz est attribué à toutes sortes de musiques, de choses : Il y a même un logiciel qui s’appelle ainsi, un parfum… Ce n’est pas de la paranoïa de ma part, juste la réalité. Je ne suis pas surs qu’Elington ait un jour dit je suis un musicien de jazz, ou Billy Strayham je suis un compositeur de jazz. Non il était un compositeur. »

Lorsqu’on demande à Ahmad Jamal ce que représente cette musique pour lui, il répond très simplement : « La musique est un univers de langage […] elle réunit toutes les ethnies, tous les pays, tous les gens » En bref, une appétissante soirée toute en élégance autour du piano, qui rappelle cette nuit gersoise, cette rencontre mythique, entre les deux icônes Américaines hors d’âge : Ahmad Jamal et Yusef Latif (multi instrumentiste) lors de la 34ème édition de jazz In Marciac (JIM pour les initiés).

Enfin, cela fait un bout de temps que le pianiste a trouvé sa place parmi les grands maîtres.

Une légende ? Le mot le fait sourire.


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